Des peines jusqu'à un an ferme requises

le 27 octobre 2009 à 18h28 , mis à jour le 27 octobre 2009 à 18h40

Ces trois anciens médecins sont jugés par le tribunal correctionnel de Paris pour des négligences sanitaires ayant provoqué une série d'infections nosocomiales chez des patients.

[Expiré] [Expiré] Clinique du Sport maladies nosocomiales © AFP PHOTO THOMAS COEX

Des peines de prison de 8 mois avec sursis à 1 an ferme ont été requises mardi à l'encontre des trois anciens médecins de la Clinique du Sport jugés par le tribunal correctionnel de Paris pour des négligences sanitaires ayant provoqué une série d'infections nosocomiales chez des patients.
 
Le ministère public a clairement distingué la responsabilité de l'ancien directeur de la clinique, le chirurgien Pierre Sagnet, contre lequel ont été requis 3 ans de prison, dont 2 avec sursis, et 30.000 euros d'amende. Contre les deux médecins, Didier Bornert et Patrick Béraud, des peines respectives de 2 ans de prison avec sursis et 20.OOO euros d'amende pour l'un, et 8 mois avec sursis pour l'autre ont été demandées.

"Cette catastrophe"
 
Jugés depuis le 6 octobre devant la 31e chambre correctionnelle, les trois médecins sont accusés d'avoir contribué à la propagation de cette mycobactérie par négligence des règles sanitaires. Ils sont poursuivis pour "blessures involontaires", "tromperie" ainsi qu'"omission de porter secours" pour Pierre Sagnet.
 
"La rentabilité a prévalu sur la sécurité des malades", a dénoncé la procureure Marie-Odile Dejust-Balayer, tandis que sa collègue Dominique Pérard a stigmatisé "des négligences graves qui se sont cumulées et ont conduit à cette catastrophe".
 
Au total, 58 personnes opérées des lombaires ou des cervicales dans cet établissement parisien réputé, entre janvier 1988 et mai 1993, ont contracté une redoutable mycobactérie qui provoque une maladie s'apparentant à une tuberculose osseuse. Une épidémie qu'on ne peut taxer "d'aléa thérapeutique", a estimé Dominique Pérard. "Ils ont commis des fautes graves pour des raisons de confort, de facilité, voire pire, financières", a-t-elle estimé. Le procès s'achève mercredi avec les plaidoiries de la défense.
 

(D'après agence)

le 27 octobre 2009 à 18:28
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2 Commentaires

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  • Moune, le 29/10/2009 à 17h18

    Pourquoi

  • Khaly, le 27/10/2009 à 19h53

    Un an ferme .. pour combien de vies gachées ? La vie des patients est bien peu de chose

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