Stellio Capo Chichi, alias Kémi Séba, et six de ses sympathisants ont été interpellés mercredi matin en région parisienne et placés en garde à vue dans le cadre d'une enquête pour reconstitution d'une ligue dissoute, selon des sources proches du dossier. Les policiers de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) agissaient dans le cadre d'une information judiciaire ouverte début août contre X pour reconstitution de ligue dissoute et confiée à la juge Stéphanie Forax, selon une source judiciaire.
Le 13 juillet dernier, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, avait présenté en Conseil des ministres un décret portant dissolution du groupe noir ultra-radical et antisémite "Jeunesse Kémi Séba", avatar de "Tribu K" dissous le 26 juillet 2006. Kémi Séba a été plusieurs fois condamné, en particulier pour injure, incitation à la haine raciale et contestation de crime contre l'humanité. Son premier groupe, "Tribu K", avait été dissous en juillet 2006 par le ministre de l'Intérieur d'alors, Nicolas Sarkozy. Le Conseil d'Etat avait rejeté, le 17 novembre suivant, le recours en annulation du décret de dissolution qu'avait déposé l'intéressé.
L'avocate de Kémi Séba s'est insurgée dans un communiqué contre ces interpellations alors qu'"aucune convocation n'a été préalablement adressée" aux intéressés comme le prévoit le code de procédure pénale. "La procédure de coercition" à leur encontre "est donc nulle", soutient-elle.





