L'autre affaire "Humbert"

Par A.G., le 14 octobre 2009 à 11h36 , mis à jour le 14 octobre 2009 à 12h08

Une femme, accusée d'avoir étouffé avec une couverture sa mère gravement malade, comparaît jusqu'à vendredi aux assises de Lyon. Elle encourt la perpétuité.

Palais de Justice Procès DroitImage d'archives © TF1

Hormis l'homonymie et la proximité des dates, le procès qui s'ouvre aujourd'hui devant les assises de Lyon n'a rien à voir avec l'affaire Marie Humbert, prévient la Défense de Josiane Humbert. Cette femme de 52 ans, est accusée d'avoir commis l'irréparable : étouffer sous une couverture sa mère, atteinte d'une sclérose en plaques, pour abréger ses souffrances. Elle comparaît jusqu'à vendredi pour "assassinat" et encourt la perpétuité. Son mari, présent au moment des faits, est poursuivi pour "complicité".

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Sans profession, Josiane Humbert, mère de deux jeunes filles, s'était rapprochée en 1988 du domicile de sa mère à Villié-Morgon (Rhône), dans le Beaujolais, pour s'en occuper. En raison de l'évolution grave de la maladie de sa mère, en fauteuil roulant et qui dépendait totalement d'elle pour sa vie quotidienne, elle avait instauré au cours des années une relation fusionnelle avec la vieille dame, selon les enquêteurs. C'est le 29 mai 2005, alors que sa mère est endormie, qu'elle décide de l'étouffer à l'aide d'une couverture pliée en quatre. Quelques mois plus tard, Josiane Humbert se confie à une aide-soignante pour soulager sa conscience. L'affaire éclate. Car tant pour les infirmières que pour les sœurs ou les petits enfants de la vieille dame, celle-ci n'avait jamais exprimé le souhait de mourir. L'accusée, elle, affirme le contraire.

Pour son avocate, la justice ne doit pas faire de ce drame "une affaire exemplaire", car elle n'a rien à voir avec l'histoire Marie Humbert, qui a défendu le droit à l'euthanasie après avoir aidé son fils gravement handicapé à mourir. Sa cliente «a vécu pendant vingt ans au chevet de sa mère. Un quotidien rempli de souffrance morale, d'usure psychologique, d'absence de liberté et d'angoisse permanente », explique Me Yanina Castelli, sur le site 20minutes.fr. « Plutôt que d'accepter une aide, Josiane Humbert s'est épuisée et n'a trouvé comme issue que la mort. Il y a eu dérive », relève pour sa part l'avocat des deux soeurs de la défunte. Le verdict est attendu vendredi après-midi.

Par A.G. le 14 octobre 2009 à 11:36
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14 Commentaires

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  • Khaly, le 16/10/2009 à 04h22

    Cette femme a vécu une épreuve trés douloureuse et mérite qu'on la laisse en paix . Se retrouver aux assises comme un criminel est terrible Elle encourt la perpétuité , quand je pense à tous les pédophiles et assasins récidivistes qui se proménent en liberté !!!!!

  • Laure, le 14/10/2009 à 23h14

    Pauvre femme;La perpétuité,elle l'a déja vécue;Il faut avoir travaillé dans des services de soins palliatifs ,et/ou aupres de personnes en fin de vie, pour savoir a quel point c'est dur physiquement et moralement de s'occuper de ces malades;Ne condamnez pas cette femme,elle a vécu un calvaire;Les dirigeants de notre pays n'ont pas fait d'études et de stages dans les hopitaux,ils devraient,ça leur permettrait de ne pas être a des années lumière d'une dure réalité,pour laquelle il y a longtemps qu'ils auraient du faire une loi;C'est plus rapide et plus rentable, de nous pondre des taxes pour nous ruiner;Madame,vous auriez du garder le silence,et celle qui vous a dénoncé n'a pas d'âme;

  • Jacqueline, le 14/10/2009 à 22h05

    A Mariloude. A quel moment peut on déterminer que quelqu'un n'a plus à vivre ? Si vous vous posez cette question c'est parceque vous n'avez pas été confrontée à cette dure épreuve de voir un proche sur un lit d'hopital souffrant, réduit à l'état sequellettique rongé par le cancer, ne pouvant plus rien avaler et pourtant lucide en sachant que la mort allait bientot le rattraper et souffrance supplémentaire, la dignité perdue. J'ai été soulagée à la mort de mon petit frère et je n'en suis pas fière.

  • Patrick, le 14/10/2009 à 21h35

    Cette femme a "perdu"vingt ans de sa vie pour etre au service de sa mere,meme si elle n etait pas hyper dependante au debut de ces deux decenies,mais ,avouons le a nous meme,sa peine de reclusion n a t elle pas commencee a cette epoque là?alors comprenons la et laissons ses soeurs la pardonner,car ,justement,ces soeurs en question,en auraient elle fait autant ?vingt ans d un certain devouement,ça n est pas rien,il me semble.............

  • Titine, le 14/10/2009 à 19h06

    Marilou de génissiex quand on aime quelqu'un on le sent c'est comme ça ne vous en déplaise Titine

  • Cécile59, le 14/10/2009 à 13h50

    à quand une loi applicable susceptible d'accepter cela? comme dans d'autres pays En espérant qu'elle ne subisse aucune poursuite.

  • Michèle, le 14/10/2009 à 13h50

    La seule erreur que cette femme est faite, c'est de se confier .....

  • Mariloude, le 14/10/2009 à 13h36

    L'enfer est pavé de bonnes intentions. Personne n'a le droit de vie ou de mort sur une autre personne. Certes les raisons sont bonnes, mais a quel moment peut on déterminer que quelqu'un n'a plus à vivre ? La concertation avec sa famille, avec le corps médical ou tout autre structure pouvant lui apporter de l'aide aurait été la première démarche à faire. Nous vivons tous avec une grande souffrance physique ou psychologique, est ce une raison pour laisser quelqu'un nous tuer ?

  • Chantal, le 14/10/2009 à 13h30

    On abrége bien les souffrances de nos animaux lorsqu'ils souffrent alors pourquoi pas pour nous ?

  • JP47, le 14/10/2009 à 13h07

    L'euthanasie se pratique tous les jours , pourquoi laisser souffrir des gens lorsque l'on sait pertinemment qu'il sont condamnés a mourir ? Il faut abréger les souffrances de ceux qui vont mourir et de ceux qui supportent contre leur gré le calvaire de ces gens Nous sommes tous des mortels

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