Image d'archives © TF1Hormis l'homonymie et la proximité des dates, le procès qui s'ouvre aujourd'hui devant les assises de Lyon n'a rien à voir avec l'affaire Marie Humbert, prévient la Défense de Josiane Humbert. Cette femme de 52 ans, est accusée d'avoir commis l'irréparable : étouffer sous une couverture sa mère, atteinte d'une sclérose en plaques, pour abréger ses souffrances. Elle comparaît jusqu'à vendredi pour "assassinat" et encourt la perpétuité. Son mari, présent au moment des faits, est poursuivi pour "complicité".
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Dans un courrier transmis par son avocat, Michèle Somer, décédée vendredi d'un cancer à l'âge de 57 ans, demande notamment au président de trouver une place dans un établissement spécialisé pour son fils de 33 ans.
Publié le 05/07/2011
Sans profession, Josiane Humbert, mère de deux jeunes filles, s'était rapprochée en 1988 du domicile de sa mère à Villié-Morgon (Rhône), dans le Beaujolais, pour s'en occuper. En raison de l'évolution grave de la maladie de sa mère, en fauteuil roulant et qui dépendait totalement d'elle pour sa vie quotidienne, elle avait instauré au cours des années une relation fusionnelle avec la vieille dame, selon les enquêteurs. C'est le 29 mai 2005, alors que sa mère est endormie, qu'elle décide de l'étouffer à l'aide d'une couverture pliée en quatre. Quelques mois plus tard, Josiane Humbert se confie à une aide-soignante pour soulager sa conscience. L'affaire éclate. Car tant pour les infirmières que pour les sœurs ou les petits enfants de la vieille dame, celle-ci n'avait jamais exprimé le souhait de mourir. L'accusée, elle, affirme le contraire.
Pour son avocate, la justice ne doit pas faire de ce drame "une affaire exemplaire", car elle n'a rien à voir avec l'histoire Marie Humbert, qui a défendu le droit à l'euthanasie après avoir aidé son fils gravement handicapé à mourir. Sa cliente «a vécu pendant vingt ans au chevet de sa mère. Un quotidien rempli de souffrance morale, d'usure psychologique, d'absence de liberté et d'angoisse permanente », explique Me Yanina Castelli, sur le site 20minutes.fr. « Plutôt que d'accepter une aide, Josiane Humbert s'est épuisée et n'a trouvé comme issue que la mort. Il y a eu dérive », relève pour sa part l'avocat des deux soeurs de la défunte. Le verdict est attendu vendredi après-midi.
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