Robert Boulin (archives) © TF1/LCI"J'ai l'impression qu'on pourrait amener sans cesse des faits nouveaux", a déclaré Fabienne Boulin-Burgeat vendredi à Libourne, la ville dirigée par son père jusqu'à sa mort en 1979. "J'attends que M. Sarkozy ait le courage d'ouvrir cette boîte de Pandore et de permettre aux amis, à la famille, aux Français de connaître toutes les circonstances de la mort de mon père." Pour la fille de Robert Boulin, son père, ex-ministre du Travail de Giscard d'Estaing, pressenti au poste de Premier ministre, a été tué au terme d'une conspiration fomentée au sein du RPR impliquant son service d'ordre, le Service d'action civique (SAC). "C'est une affaire qui est symptomatique des mœurs politiques de la Ve République", a-t-elle dit à la presse.
Trente ans après les faits, de nouveaux témoignages, diffusés par France Inter en début de semaine (lire l'article), tendraient à accréditer la thèse de l'assassinat politique, selon les proches de Robert Boulin, qui demandent la réouverture du dossier. Une précédente requête dans ce sens avait été rejetée en octobre 2007, le parquet estimant qu'aucune disposition ne venait contredire les éléments étayant la thèse du suicide.
Ministre du Travail du président Valéry Giscard d'Estaing, Robert Boulin a été retrouvé noyé dans une faible profondeur d'eau d'un étang de Rambouillet, à Saint-Léger-en-Yvelines. L'autopsie a conclu à un suicide par noyade après absorption d'une très forte quantité de barbituriques. L'enquête initiale avait été menée sans plainte de la famille. Après le dépôt d'une plainte, une information judiciaire avait abouti à un non-lieu confirmé en appel. La justice a conclu que le ministre avait cédé à un accès de désespoir en raison de sa possible mise en cause dans un scandale immobilier à Ramatuelle (Var).
(D'après agence)
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