La perpétuité à nouveau requise contre Ramda

le 12 octobre 2009 à 13h36 , mis à jour le 12 octobre 2009 à 13h43

L'islamiste algérien est jugé en appel par la Cour d'assises spéciale de Paris pour complicité dans trois attentats commis à Paris en 1995. Verdict mardi.

Rachid RamdaRachid Ramda © TF1/LCI

"Il m'appartient, au nom de la République française, de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour que jamais vous ne puissiez recommencer", a lancé à  l'adresse de Rachid Ramda l'avocate générale Anne Vosgien. L'accusation a requis lundi la réclusion à perpétuité avec une période de sûreté de 22 ans contre l'islamiste algérien, jugé pour son rôle présumé dans les attentats de 1995 revendiqués par le Groupe islamique armé (GIA) algérien. Le verdict sera rendu mardi par la cour d'assises spéciale de Paris, uniquement composée de magistrats professionnels.

Rachid Ramda, 39 ans, est soupçonné d'avoir financé depuis Londres les attentats qui avaient fait dix morts et des dizaines de blessés. Extradé du Royaume-Uni vers la France en 2005 après dix ans de procédure, l'accusé, qui nie les faits, avait été condamné en première instance en 2007 à la même peine de perpétuité avec 22 ans de sûreté, la plus élevée prévue par la loi. Rachid Ramda est poursuivi pour "complicité d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste" concernant les attaques des stations du RER Saint-Michel (huit morts et 150 blessés), du métro Maison Blanche (18 blessés le 6 octobre 1995) et du RER Musée d'Orsay (26 blessés le 17 octobre 1995).

Il s'est déjà vu infliger par ailleurs une peine de dix ans de prison pour association de malfaiteurs. Les sept attentats ou tentatives, commis entre juillet et octobre 1995 avec des bouteilles de gaz remplies de clous, visaient à punir le soutien de Paris au pouvoir algérien. Rachid Ramda, présenté comme l'envoyé de "l'émir" du GIA à l'époque, Djamel Zitouni, animait à Londres le bulletin Al Ansar, organe officieux du GIA. L'accusation s'appuie sur des documents saisis chez lui, dont des ordres écrits du GIA et le texte d'un ultimatum envoyé le 27 août 1995 au président Jacques Chirac par le GIA. Ses empreintes digitales figurent sur un bordereau de virement Western Union envoyé à Boualem Bensaïd, condamné à perpétuité pour ces mêmes attentats.

le 12 octobre 2009 à 13:36
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

8 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • John Duff, le 13/10/2009 à 02h31

    "des Magistrats professionnelles".S'il y a des pro.,ca implique qu'il y a aussi des amateurs dans ce domaine.Enfin,c'est pas un scoop.

  • Cosmos, le 12/10/2009 à 20h47

    >>> Cathy90. Non non je ne pense pas, il est pas ressorti celui la et c'est une très bonne chose.

  • Cathy90, le 12/10/2009 à 16h27

    Et dans combien d'années va t il resortir pour bonne conduite et recommencer ?

  • Le croisé, le 12/10/2009 à 15h22

    Merçi aux socialos d'avoir supprimé la peine de mort

  • Sirop, le 12/10/2009 à 15h10

    Cessons de critiquer ! voyons plus tard les resultats pouquoi pas?

  • Dégouté, le 12/10/2009 à 15h09

    A peine 3 ans par victime?????c'est peu en comparaison a la détresse des familles!!! la mort de 8 personnes ne coute pas chere en france!!!!! ce type mérite la perpétuité ,mais la vraie,en tole jusqu'a sa mort!!!

  • Marc, le 12/10/2009 à 15h07

    C'est un minimum.

  • Pierre, le 12/10/2009 à 13h51

    Enfin une justice, une pensée pour les victimes.

Lire tous les commentaires

      logAudience