Le parquet de Paris a demandé la dissolution de la branche française de l'Eglise de Scientologie pour "escroquerie en bande organisée". Mais une modification de la loi devrait permettre à la scientologie d' échapper à une dissolution judiciaire. Ce qui suscite la polémique. © TF1/LCIJugée depuis le 25 mai pour "escroquerie" en bande organisée, l'Eglise de Scientologie en France sera fixée mardi sur son sort judiciaire. Le procureur de la République Maud Morel-Coujard avait créé la surprise en juin dernier en requérant la dissolution des deux principales structures françaises de l'Eglise de Scientologie, une amende totale de 4 millions d'euros et des peines de prison avec sursis contre les principaux prévenus.
Mais un coup de théâtre marque l'affaire en septembre, lorsque la mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) annonce qu'une modification de la loi, intervenue quelques jours avant le début de ce procès, ne permettait plus à un magistrat de dissoudre une secte pour escroquerie. Toutefois, l'organisation risque de voir ses pratiques de prosélytisme condamnées mardi par la justice française pour "escroquerie".
L'affaire remonte à la fin des années 1990. Quatre anciens adeptes avaient porté plainte, estimant avoir été floués, voire ruinés, par l'Eglise de Scientologie. Certains avaient dépensé jusqu'à 325.000 francs pour des cours de dianétique, un électromètre et une cure de purification. Depuis, deux d'entre eux se sont désistés de leur action. La justice française reproche aux deux principales structures de la Scientologie, le Celebrity Centre et sa librairie la SEL, et à six responsables Français d'avoir soutiré des dizaines de milliers d'euros à d'anciens adeptes.
Considéré comme une religion aux Etats-Unis, le mouvement fondé en 1954 par l'écrivain américain de science-fiction Ron Hubbard a été classé parmi les sectes en France dans un rapport parlementaire de 1995.
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