Fabienne Justel © LCI"Je suis attristée", a-t-elle commenté, tout en assurant qu'elle ne se faisait cependant "pas d'illusions", "vu la loi française". Le tribunal de Rennes a rejeté jeudi la demande de Fabienne Justel, une femme qui souhaitait récupérer le sperme congelé de son mari décédé en vue d'une insémination post-mortem à l'étranger. Les juges ont fait une application stricte de la loi, qui prévoit que ces procédures sont réservées aux couples dont les deux conjoints sont vivants.
La justice lui interdit d'avoir un enfant de son mari défunt
<b>INFO LCI - </b>Fabienne Justel voulait récupérer le sperme congelé de son mari décédé d'un cancer pour pouvoir se faire inséminer à l'étranger. Mais comme en première instance, sa demande vient d'être rejetée en appel.
Publié le 22/06/2010
Elle veut un enfant de son mari défunt : acte 2
Fabienne Justel veut récupérer le sperme congelé de son mari décédé d'un cancer pour pouvoir se faire inséminer à l'étranger. En première instance, les juges ont rejeté la demande. Et en appel ?
Publié le 17/05/2010
Fabienne Justel a lancé un débat de société sur ce sujet, en raison des progrès de la science et du fait que ce qu'elle demande est possible dans certains pays étrangers. En 2006, atteint d'un cancer et craignant les conséquences des traitements sur sa fertilité, Dominique Justel, qui vivait alors en concubinage avec sa future épouse, avait confié son sperme au Centre d'étude et de conservation des oeufs et du sperme de l'Ouest (Cecos) pour une future insémination. "Je souhaite qu'on me restitue les gamètes de mon mari, je n'ai pas de temps à perdre", a-t-elle dit, répétant qu'elle comptait bien faire appel de la décision rendue, signée du président du TGI.
Son avocat plaidait l"obligation de restitution"
Le 20 septembre 2008, trois mois après s'être marié avecFabienne Justel, cet ingénieur en télécommunications de Lannion (Côtes-d'Armor) est mort des suites de sa maladie. Son épouse a alors demandé au Cecos la restitution des paillettes de sperme congelées dans le but d'une procréation assistée à l'étranger mais l'organisme a refusé, estimant cette restitution contraire à la loi.
Devant le tribunal des référés, Me Gilbert Collard, avocat de la requérante, avait estimé que le Cecos avait, de par le contrat signé avec le donneur et ses liens matrimoniaux avec Fabienne Justel, une "obligation de restitution", indépendante de toute autre considération. S'appuyant sur les textes de la loi de 2004 qui interdit l'insémination post-mortem et les termes du contrat, le parquet avait estimé qu'il fallait rejeter la demande de Fabienne Justel. Tout en refusant de restituer les paillettes de sperme de Dominique Justel, le Cecos s'est engagé a poursuivre leur conservation au cas où la loi française changerait. La révison de la loi bioéthique de 2004 doit être discutée en 2010 au Parlement.
D'après agence
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