Un bracelet électronique. © TF1/LCILe Parlement a définitivement adopté, mardi soir, le projet de loi pénitentiaire, en consacrant le principe de l'encellulement individuel, un détenu par cellule le gouvernement ayant finalement renoncé à le remettre en cause. Comme au Sénat un peu plus tôt dans l'après-midi, l'UMP et les centristes du Nouveau Centre ont voté pour, le PCF contre et le PS s'est abstenu.
Le projet de loi contient des dispositions visant à placer la France en conformité avec les règles pénitentiaires européennes et à développer les alternatives à l'incarcération: le port du bracelet électronique et les aménagements de peines ont été étendus aux condamnés à des peines allant jusqu'à deux ans de prison (contre un an jusqu'à présent). La majorité a cependant exclu les récidivistes de ce dispositif.
"Pleins pouvoirs à l'administration pénitentiaire"
Le ministre des relations avec le Parlement, Henri de Raincourt a jugé qu'il s'agissait d'une "consécration de nouveaux droits pour les détenus inspirés des règles européennes". Pour Patrick Braouzec (PCF) "une fois de plus le grand rendez-vous de la France avec ses prisons n'a pas eu lieu". "Ce texte, inspiré par les partisans de la sécurité abusive, donne les pleins pouvoirs à l'administration pénitentiaire sur les détenus", a-t-il regretté.
Pour le PS, Patrick Roy a dénoncé "le discours de bonimenteurs" du gouvernement car cette "petite loi n'apportera rien". Il a noté l'absence des deux ministres concernés, Michèle Allio-Marie et Jean-Marie Bockel qui "ont bien conscience qu'ils ne s'agit pas d'un grand rendez-vous avec l'Histoire mais, au mieux, d'une petite histoire des anecdotes parlementaires". Michel Hunault (NC) a insisté sur la nécessité de vigilance et de fermeté vis-à-vis des récidives en matière criminelle.
(D'après agence)
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