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Les parties civiles ont repris leurs plaidoiries lundi matin devant le tribunal correctionnel de Paris qui juge l'affaire Cleastream. "M. de Villepin, bienvenue au club des flingueurs flingués" a lancé à l'ancien Premier ministre, prévenu au procès, l'avocat de Charles Pasqua, pour qui Dominique de Villepin a bel et bien participé à cette affaire de dénonciation calomnieuse. Selon Me Edgar Vincensini, "il n'y a pas d'élément qui permette de lui imputer la paternité" de cette machination, dans laquelle a été cité le nom de Nicolas Sarkozy, à qui l'on a imputé de détenir un compte occulte à l'étranger.
Mais Dominique de Villepin a "pris ce train fou en marche" et "force est de constater qu'à aucun moment il n'en est descendu", espérant que cette affaire allait desservir son rival Nicolas Sarkozy, selon l'avocat. Le nom de Charles Pasqua a été évoqué durant l'affaire Clearstream, mais ne figure pas sur les listings. En revanche, celui de son fils Pierre y a été ajouté. Père et fils se sont constitués partie civile au procès.
Cette affaire, ce n'est pas seulement "parole contre parole"
Un peu plus tôt, Me Patrick Maisonneuve, qui défend trois anciens hauts-responsables de la police parties civiles au procès Clearstream, avait estimé que la responsabilité de Dominique de Villepin dans cette affaire lui apparaissait "totalement engagée". "M. (Imad) Lahoud et M. (Jean-Louis) Gergorin, vous avez compris que c'est un peu le bal des menteurs, ils se renvoient la balle", mais "leur responsabilité pourra être incontestablement retenue devant le tribunal", a déclaré Me Maisonneuve dans une plaidoirie aux accents de réquisitoire.
"Reste M. Dominique de Villepin", a-t-il dit, qui selon lui, "ne dit pas la vérité". "Ce que je sais moi, c'est que lorsque l'on vient dire à des magistrats instructeurs, 'Lahoud, je ne connais pas', et si l'on ment à ce moment-là, c'est qu'il y a une volonté de dissimulation du rôle que l'on a eu durant ces quelques mois" de 2004. Ce n'est pas seulement "parole contre parole", a-t-il argumenté, rappelant que dans ce procès, "il y a des écrits, il y a des notes, et notamment les notes du général Rondot bien évidemment". Et "je ne vois pourquoi M. Rondot viendrait raconter des choses inexactes".
Cet après-midi, ce sera au tout de Me Thierry Herzog, l'avocat de Nicolas Sarkozy, de prendre la parole. Un moment très attendu, avant le réquisitoire, prévu mardi.
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