MAM et la question de la castration physique

le 22 octobre 2009 à 18h55 , mis à jour le 03 novembre 2009 à 15h44

Dossier : Délinquants sexuels: quel suivi ?

Dans Le Figaro Magazine, la ministre de la Justice estime que la question de la castration physique "peut se poser et être débattue".

pédophile pédophilie délinquants sexuels © TF1

Pour l'instant, la castration physique des délinquants sexuels est interdite en France. Elle existe cependant ailleurs et, en France, la question peut "se poser", selon la ministre de la Justice. "Je pense que cela mérite une analyse" et qu'aujourd'hui "la question peut être débattue, y compris au Parlement", estime ainsi Michèle Alliot-Marie dans une interview à paraître dans Le Figaro Magazine. A quelques jours de son procès fin octobre pour la séquestration et le viol d'un garçonnet, le pédophile récidiviste, Francis Evrard, a écrit au président Nicolas Sarkozy pour lui demander le droit de subir "une ablation des testicules par chirurgie". Il a déjà purgé 18 ans de prison pour le viol de deux petits garçons.

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"Quand quelqu'un dit: 'Je sais que je suis dangereux, je ne veux pas l'être et je demande à pouvoir être libéré de mes pulsions', c'est quelque chose qui nous interpelle", estime Michèle Alliot-Marie. Elle refuse cependant de dire si une telle disposition pourrait être introduite dans le projet de loi sur la lutte contre la récidive criminelle qu'elle prépare et qui sera soumis à l'Assemblée nationale en novembre. "Un sujet aussi délicat mérite une réflexion approfondie, une consultation des experts", fait-elle valoir. "C'est une question qui touche à l'éthique: un ministre ne saurait y répondre seul."
 
Un traitement chimique efficace que sur un quart des personnes
 
Michèle Alliot-Marie confirme en revanche que ce projet de loi prévoira le recours à un traitement chimique agissant sur les hormones pour réduire les pulsions des délinquants sexuels à leur sortie de prison - un traitement réversible et subordonné à l'accord de l'intéressé. "Il faut que les auteurs d'atteintes sexuelles puissent être soumis, après la fin de l'exécution de leur peine, à une obligation de suivi médical et, notamment, à un traitement médical de leur libido", explique-t-elle. Aujourd'hui, un tel traitement n'est possible qu'en prison pendant l'exécution de la peine. La future loi permettra de l'imposer après la sortie de prison.
 
Un délinquant sexuel aura toujours la possibilité de refuser ce traitement mais ne pourra pas sortir de prison avant d'avoir exécuté l'intégralité de sa peine. "Après sa sortie, s'il ne se soumet pas aux mesures médicales qui sont imposées, il retournera en prison pour ne pas avoir respecté cette obligation", explique la ministre. Un médecin coordonnateur sera chargé d'informer la justice de toute interruption du traitement. Le projet de loi interdira par ailleurs aux délinquants sexuels de résider près du lieu d'habitation de leurs victimes. Michèle Alliot-Marie admet que le traitement chimique n'est efficace que pour 25% environ des personnes concernées.
 
Le débat sur la castration chimique, à laquelle le chef de l'Etat a apporté son soutien dans une interview publiée vendredi dernier par Le Figaro, a été relancé au début du mois par le viol et le meurtre d'une femme en forêt de Fontainebleau.
 

(D'après agence)

le 22 octobre 2009 à 18:55
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12 Commentaires

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  • Stéphanie, le 23/10/2009 à 06h43

    Lolo de Lons le saunier à raison. Si les violeurs subissent une castration physique, lorsqu'ils sortiront, s'il recommence (ce qui est certain, je pense), ils seront tellement frustré de ne pas pouvoir violer qu'ils turont. Donc la castration diminuera, certe, le nombre de viols, mais à mon avis augmentera le nombre de meurtres.

  • Jandres, le 23/10/2009 à 04h42

    Au-delà d'une efficacité douteuse, comme beaucoup l'on soulevé, il se pose deux questions auxquelles la France à pourtant dis non il y a bien des années, à travers le refus de la peine de mort. Premièrement, il existe un risque réel d'une action irréversible menée envers un innocent. Donner la vie est la raison de vivre de milliards d'entre nous, personne n'a le droit de souscrire de telles méthodes, quand bien même certains estiment qu'elles sont méritées. Deuxièmement, en se soumettant à de telles résolutions, nous nous rabaisserions à la même valeur que l'individu concerné. Ne succombons pas à la haine, les sociétés les plus radicales ne sont pas les plus justes, ce sont les plus inhumaines. Nous sommes au 21ème siècle, réveillons-nous! MAM a-t-elle perdu la raison? Au lieu d'invoquer des mesures farfelues et inefficaces afin de faire croire au peuple qu'elle travaille, peut-être devrait elle sérieusement se retrousser les manches pour les années a venir et agir pour régler le vrai problème: l'injustice de notre Justice, et l'inefficacité de nos prisons - qui sont censées, à la base, permettre aux personnes de se réinsérer.

  • Agnès, le 23/10/2009 à 04h09

    Même castré, un pédophile peut nuire, il faut aborder l eproblème de façon internationale et il faut lever les tabous à ce sujet au sein des familles, protéger les enfants en les informant à l'école de ce qui est bien et mal, une petite victime se sent toujours coupable et met des années à se remettre de ce qu'on lui a pris, vôlé, être pédocphile est une tare, une dégénérescence de la race humaine, vieille de plusieurs millénaires, ce qui autrefois était une coûtume non choquante (égyptien, romains) devient aujourd'hui illégal, c'est un progrès dont il faut se servir pour avancer et soigner sans barbarie ces gens, si nous étions des barbares en les jettant aux lions (même si c'est parfois tout ce qu'ils méritent), alors nous ne vaudrions pas mieux qu'eux, BYE

  • Révolté06, le 22/10/2009 à 23h19

    Je pense que ces gens là,sont une anomalie de la nature.Meme les animaux n'agissent pas ainsi.Ceux sont des parasites qui peuvent que faire souffrir.PENSONS AUX ENFANTS A NOS ENFANTS.

  • Lolo, le 22/10/2009 à 22h01

    Et après ? Quel sera l'étape supérieur dans la psychée de ces malades pour assouvir leurs fantasmes ? Je parie à 10 contre 1 pour le meurtre. Qui prend le pari?

  • Line, le 22/10/2009 à 21h49

    La castration ne changera RIEN, ces hommes se vengeront quand même autrement. On doit les laisser en prison à vie. Si on tuait quelqu'un de votre famille, vous réagiriez comment...

  • Cathy, le 22/10/2009 à 21h43

    Zaroff de Paris ... vous n'avez pas encore quitter le pays ? Pour une fois que vous ne pouvez pas reprocher au gouvernement de faire comme aux states, vous devriez être content.

  • Hr, le 22/10/2009 à 21h40

    Castration physique ou chimique, est-ce que cette sanction sera appliquée à n'importe quel citoyen , qu'il soit simple ouvrier ou ministre ? la question reste posée .

  • Ricardo, le 22/10/2009 à 21h32

    Pour les récidivistes pourquoi parlerait-on d'innocent. Il faut agir voir la dernière affaire dans la forêt de Fontainebleau. Je crois que l'on oublie vite mais la famille non.

  • Zaroff, le 22/10/2009 à 19h52

    C'est du délire... Même les US n'ont pas osé! Bientôt, il fera meilleur vivre en Corée du Nord que dans ce pays qui se fascise un peu plus tous les jours. Au secours!

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