Image d'archives © TF1/LCILe sénateur
Charles Pasqua, condamné en première instance à un an de prison dans le dossier de l'
Angolagate, n'y va pas de main morte. Il assure ainsi que les anciens Premiers ministres Edouard Balladur et Alain Juppé étaient notamment au courant de la vente d'armes à l'
Angola, dans un entretien au
Figaro jeudi.
"Dans l'affaire de l'Angolagate, de nombreux documents ont été classifiés secret défense, et le tribunal n'a pas pu y avoir accès. Or, avec ces documents, on aura la preuve que tout le monde était au courant des ventes d'armes à l'Angola", affirme l'ancien ministre de l'Intérieur. "Le président de la République, le Premier ministre, le ministre des Finances et le ministre de la Défense. Tous les quatre étaient forcément au courant. Sous le mandat de François Mitterrand de 1993 à 1995, puis sous la présidence Chirac de 1995 à 1998. Plus, les deux Premiers ministres concernés que sont Edouard Balladur et Alain Juppé", précise-t-il. Mercredi soir sur Canal +, il a d'ailleurs enfoncé le clou en assurant que cela "fera trembler un certain nombre de personnages de la République" et garnira "probablement" les prisons.
Juppé pas au courant, Balladur pas informé
Invité mercredi de Questions d'info LCP/France info/AFP, Edouard Balladur était le premier à réagir à ces déclarations. Il a assuré ne pas être au courant de ces ventes d'armes à l'Angola, qui se sont déroulées de 1993 à 1998. "Je me permets de vous dire que je n'étais pas le Premier ministre de Jacques Chirac", a-t-il expliqué en ajoutant ne pas être informé "du tout" de ces questions.
Jeudi sur LCI, un autre ancien Premier ministre, Dominique de Villepin, a assuré qu'à sa connaissance, Jacques Chirac, n'était au courant de "rien" et a estimé que la levée du secret défense n'était "pas l'essentiel". Et sur ce qu'aurait pu savoir Nicolas Sarkozy entre 1993 et 1995 quand il était à Bercy, Dominique de Villepin "ne dispose d'aucun élément là-dessus". "Je vois bien les paroles de Charles Pasqua, je n'en connais pas la traduction réelle", affirme l'ancien Premier ministre. Visé également, Alain Juppé a lui indiqué n'avoir "pas d'objection" à ce que le secret défense soit levé et affirmé qu'il n'était "pas au courant" de "rétro-commissions illégales".
Hervé Morin suivra l'avis de la commission
Comme il l'avait déjà expliqué il y a deux mois sur TF1, l'ex-membre du Conseil constitutionnel Jacques Robert réaffirme, ce jeudi, dans Le Parisien, que les Sages ont servi de caution à une "belle entourloupe" pour valider des comptes irréguliers. "Roland Dumas, Jacques Chirac et Edouard Balladur se tenaient par la barbichette", dit-il. Publié le 01/12/2011
 L'ancien maire de Paris encourt une mise en examen pour prise illégale d'intérêts dans le cadre du financement du RPR. Publié le 16/12/2009
 Réclamée par Charles Pasqua après sa condamnation, la levée du secret défense sur les ventes d'armes est exigée par des députés socialistes. Le ministre de la Défense "pourrait l'examiner". Publié le 28/10/2009
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Le ministère de la Défense a assuré jeudi que le ministre Hervé Morin suivrait l'avis de la commission sur la levée du secret défense, conformément à sa "politique constante", interrogé sur la demande formulée par Charles Pasqua. "Vous savez que la politique constante du ministre de la Défense est de suivre les avis rendus par la commission" mais "il faut d'abord qu'un juge le demande", a déclaré le porte-parole du ministère Laurent Teisseire lors de son point de presse hebdomadaire. "Tous les ministères ont une capacité à classifier des documents au titre de la défense nationale", a-t-il observé. Il revient "à l'autorité qui classifie un document de décider de sa déclassification sur la base de l'avis rendu par la Commission consultative du secret de la défense nationale", a encore rappelé M. Teisseire.
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D'après agence
Charles Pasqua sur Public Sénat :