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C'est une nouvelle étape qui commence ce mardi devant le tribunal correctionnel de Paris : les avocats des parties civiles vont entamer leurs plaidoiries. Viendront ensuite le réquisitoire du procureur et les plaidoiries de la défense, avant une mise en délibéré du jugement pour plusieurs mois. Lundi, au dernier jour d'audience des témoins et des prévenus, Dominique de Villepin, réaffirmant son innocence, a conclu son intervention en s'adressant directement au procureur. "Je sais que le procureur au fond de lui (...) ne pense pas que j'ai une quelconque culpabilité dans cette affaire" mais s'il demandait une condamnation "car il faut un bouc émissaire", "je lui souhaiterais de requérir le coeur aussi léger qu'est le mien, ce soir car mon honneur n'est pas ici en cause". "La haine envers Nicolas Sarkozy ne m'a jamais habité", "ma vie est devant moi".
Auparavant, il avait une nouvelle fois décrié sa situation trop injuste. Il s'est dit victime d'une "inégalité ministérielle", sa rivalité politique avec Nicolas Sarkozy lui ayant valu d'être poursuivi dans l'affaire Clearstream, alors que Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense, a été promue. "Le fait d'être désigné comme un rival politique de Nicolas Sarkozy me vaut d'être aujourd'hui devant vous, ne pas l'être pour Michèle Alliot-Marie lui permet d'être Garde des Sceaux", a déclaré Dominique de Villepin, qui a respectivement occupé les fonctions de ministre des Affaires étrangères, puis de l'Intérieur, durant les prémices de l'affaire Clearstream. "Toutes ces accusations reposent sur un parti pris, une sorte d'inégalité ministérielle: le ministre que j'ai été aurait été plus impliqué que d'autres", a dénoncé l'ancien Premier ministre, avant d'affirmer: "J'ai fait ce qui était mon devoir de ministre: j'ai informé le Premier ministre, j'ai informé le président de la République, j'ai fait en sorte que toutes les règles soient respectées".
Durant le procès, la défense de Villepin a à plusieurs reprises affirmé que Mme Alliot-Marie et son directeur de cabinet, Philippe Marland, avaient été régulièrement informés par le général Rondot de l'affaire Clearstream, mais qu'ils n'en avaient jamais alerté personne.
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