Quand Villepin dénonce "une inégalité ministérielle"

le 12 octobre 2009 à 21h51 , mis à jour le 12 octobre 2009 à 22h08

L'ex-Premier ministre juge que sa rivalité avec Sarkozy lui a valu d'être poursuivi, alors que Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense, a été promue.

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Dominique de Villepin trouve sa situation trop injuste. Et il le crie haut et fort. Il s'est dit lundi victime d'une "inégalité ministérielle", sa rivalité politique avec Nicolas Sarkozy lui ayant valu d'être poursuivi dans l'affaire Clearstream, alors que Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense, a été promue.
 
"Le fait d'être désigné comme un rival politique de Nicolas Sarkozy me vaut d'être aujourd'hui devant vous, ne pas l'être pour Michèle Alliot-Marie lui permet d'être Garde des Sceaux", a déclaré Dominique de Villepin, qui a respectivement occupé les fonctions de ministre des Affaires étrangères, puis de l'Intérieur, durant les prémices de l'affaire Clearstream. "Toutes ces accusations reposent sur un parti pris, une sorte d'inégalité ministérielle: le ministre que j'ai été aurait été plus impliqué que d'autres", a dénoncé l'ancien Premier ministre, avant d'affirmer: "J'ai fait ce qui était mon devoir de ministre: j'ai informé le Premier ministre, j'ai informé le président de la République, j'ai fait en sorte que toutes les règles soient respectées".
 
A l'issue des débats, lundi, Dominique de Villepin s'est levé pour faire une longue déclaration au tribunal. C'était sa dernière audition avant que ne débutent mardi les plaidoiries des parties civiles. Durant le procès, la défense de Villepin a à plusieurs reprises affirmé que Mme Alliot-Marie et son directeur de cabinet, Philippe Marland, avaient été régulièrement informés par le général Rondot de l'affaire Clearstream, mais qu'ils n'en avaient jamais alerté personne.

Derniers conseils au procureur...

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a suggéré lundi au procureur de Paris de
requérir "le coeur léger", dans sa dernière déclaration au procès de l'affaire Clearstream qui l'oppose à Nicolas Sarkozy. A la fin des débats de ce procès, réaffirmant son innocence,
il a rappelé ainsi au magistrat représentant l'accusation qu'il ne l'avait jamais considéré comme pénalement responsable jusqu'à une volte-face après l'automne 2008, interprétée par la défense comme un acte d'allégeance politique à l'Elysée.

 

le 12 octobre 2009 à 21:51
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1 Commentaires

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  • Eldorado, le 12/10/2009 à 23h22

    Pauvre victime! Quand je pense que vous avez tout fait pour que N.S. soit élu, que vous avez sûrement voté pour lui et que vous étiez certainement Place de la Concorde pour fêter sa victoire. L'amour et l'amitié que vous avez pour lui se voient sur votre visage!

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