© AFP![]() |
Suivez toute les audiences |
|
| Villepin : "La promesse de me pendre à un croc de boucher" |
Après le réquisitoire du procureur de Paris, Jean-Claude Marin, qui a tenté de démontrer mardi la complicité de Dominique de Villepin dans l'affaire Clearstream et demandé une peine de 18 mois de prison avec sursis contre l'ex-Premier ministre (lire notre article), les réactions n'ont pas tardé. A commencer par celle du premier intéressé, Dominique de Villepin qui s'en est pris à son ennemi politique numéro 1, Nicolas Sarkozy. Il a ainsi estimé que "la promesse" de Nicolas Sarkozy de le "pendre à un croc de boucher" avait été "tenue". Ni plus ni moins.
Une analyse en partie reprise par l'un des avocats de Dominique de Villepin, Me Olivier Metzner, qui a dénoncé "l'inéquité" des réquisitions prononcées par le procureur de Paris. Selon lui, ces réquisitions sont le résultat "d'une belle construction intellectuelle mais ce n'est qu'intellectuel, et donc artificiel". "On vient de créer le délit de ne rien faire", a ajouté Me Metzner. "On s'est toujours interrogé dans ce dossier de savoir où les réquisitions écrites avaient été prises, si c'était boulevard du Palais (au palais de justice de Paris, ndlr) ou rue du Faubourg-Saint-Honoré (à l'Elysée, ndlr), vous avez peut-être eu la réponse ce soir", a conclu Me Metzner.
Côté politiques, le député UMP villepinsite Jean-Pierre Grand a également dénoncé les réquisitions contre Dominique de Villepin, estimant que le procureur avait "rempli jusqu'au bout une commande politique". Un député UMP rejoint en ce point par le député PS Arnaud Montebourg, pour qui Jean-Claude Marin est devenu "une sorte de préfet judiciaire". Interrogé par Public sénat, le député de Saône-et-Loire, également avocat, a réaffirmé que dans cette affaire de dénonciation calomnieuse l'ex-Premier ministre était "victime de l'acharnement du pouvoir". "Quant au parquet, M. Marin, c'est une honte (...). Il n'a même pas, à mes yeux, le droit de porter plus longtemps une robe de magistrat", a lancé le député de gauche. Pour lui, "ces dévoiements de la justice, voilà la conséquence du sarkozysme judiciaire".
A l'opposé de ce concert de récrimination, l'avocat de Nicolas Sarkozy s'est quant à lui félicité du réquisitoire de Jean-Claude Marin. Pour Me Thierry Herzog, le procureur a fait "une démonstration implacable". Selon lui, M. Marin "a démontré a minima" qu'à partir de juillet 2004, "Dominique de Villepin savait, et a laissé faire cette action frauduleuse par son inaction". Mercredi, la parole est à la défense.
Retour MYTF1

Chargement en cours...




