Une mère et son fils jugés pour un incendie mortel

le 12 octobre 2009 à 05h27 , mis à jour le 12 octobre 2009 à 15h51

En mai 2006, une femme et ses enfants périssaient dans l'incendie d'un immeuble de Marseille. Un sinistre qui n'avait rien d'un accident. Le procès se tient cette semaine.

Véhicule d'intervention des sapeurs-pompiersImage d'archives © TF1/LCI

Trois ans après les faits, une femme de 52 ans et son fils de 22 ans comparaissent depuis lundi devant la cour d'assises d'Aix-en-Provence pour avoir provoqué la mort d'une femme et de ses deux enfants en incendiant un appartement à Marseille. Le drame s'était produit le soir du 19 mai 2006, dans le quartier de la Blancarde. L'incendie s'était propagé par la cage d'escalier au reste de l'immeuble, jusqu'au troisième étage où vivaient Hadidja Mhadjou et ses fils de un et huit ans. La jeune femme, pour échapper aux flammes, s'était jetée dans le vide avec son aîné. Le bébé était mort carbonisé dans l'appartement.

Arrêté, couvert de blessures, quelques heures après, le jeune Morgan Berino s'était immédiatement accusé des faits. Il avait expliqué avoir mis le feu, avec un bidon d'essence acheté dans une station service, à l'appartement de Pascal Magnier, absent, pour se venger de cet homme qui poussait selon lui son beau-père à boire, au désespoir de sa mère, Michèle Alfort. Puis il a changé de version, affirmant aux enquêteurs que c'est cette dernière qui, trouvant un bidon de produit inflammable sur place, en avait aspergé les murs et lui avait demandé de mettre le feu.

Un jeune homme "accablé par les conséquences" de son acte

Michèle Alfort, qui après plusieurs auditions, a confirmé le récit de son fils, a expliqué aux enquêteurs avoir pris l'initiative de cette expédition par ressentiment à l'égard de Pascal Magnier qu'elle accusait de pousser son compagnon à boire et fréquenter d'autres femmes. Elle a affirmé ne s'être rendue chez Pascal Magnier, dont elle avait fait faire un double des clés, que pour copier des informations sur son ordinateur afin de dénoncer du travail au noir. L'idée de mettre le feu lui serait venue sur place.

"Aujourd'hui, elle se dit doublement fautive, d'avoir perpétré cette expédition et d'y avoir impliqué son fils", dit son avocat, Me Pierre Ceccaldi. "On lui a longtemps reproché d'être une mauvaise mère. Elle a désormais le souci d'assumer ses responsabilités", ajoute-t-il. Quant à Morgan Berino, "il est accablé par les conséquences" de son acte, décrit son avocat Me Fabrice Giletta, qui souligne qu'à l'époque "il avait 19 ans, un casier vierge" et espérait intégrer la police nationale.

La mère et le fils, qui comparaissent détenus, risquent la réclusion à perpétuité. Le verdict est attendu vendredi.

D'après agence

le 12 octobre 2009 à 05:27
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2 Commentaires

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  • Speedo, le 12/10/2009 à 21h48

    Esperons qu'ils auront le temps de mesurer la gravité de leurs actes et de leur premiditation jusqu'a la fin de leurs jours en prison, bien sur.

  • Sirop, le 12/10/2009 à 08h33

    Il vone qui at avoir des circonstances attenuantes encore!pourtant ils savaient bien que c etait grave en attendant il y a eu trois morts ca ne devrait pas etre ces choses la peine de mort quand de plus c est avoue il n y a aucun doute que ce soit eux c est affreux

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