Affaire Grégory : "Il y a des limites au mensonge !"

Par , le 05 novembre 2009 à 06h00 , mis à jour le 05 novembre 2009 à 16h51

Dossier : Affaire Grégory : actualité, interviews, vidéos

Etienne Sesmat fut le premier gendarme à enquêter sur la mort du petit Grégory le 16 octobre 1984. 25 ans plus tard, il réagit sur TF1 News aux derniers rebondissements dans cette affaire et révèle qu'il va attaquer en diffamation l'avocat de Marie-Ange Laroche.

Grégory Villemin Grégory Villemin © DR

TF1 News : La veuve de Bernard Laroche, un temps soupçonné d'avoir été le meurtrier du petit Grégory, a annoncé lundi qu'elle accepterait l'exhumation du corps de son mari si cela était nécessaire pour l'innocenter définitivement. Qu'en pensez-vous ?

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Etienne Sesmat : Marie-Ange Laroche et son avocat, Me Welzer, ont surtout annoncé qu'ils n'accepteraient cette exhumation qu'une fois toutes les autres pistes explorées... Ils font notamment référence aux enregistrements audio du corbeau. C'est un argument bien spécieux, encore une diversion. Il leur appartient d'avancer la preuve que les évolutions des techniques dans ce domaine peuvent apporter des éléments nouveaux. Or, les experts sont très réservés sur le sujet. Qu'ils montent leur dossier et le présentent à la justice ! Tout le reste n'est que de la gesticulation médiatique.  
 
TF1 News : La découverte de deux ADN sur une lettre du corbeau représente-t-elle un espoir d'atteindre la vérité ?
E.S. :
Je suis raisonnablement optimiste. Tout élément peut nous aider à avancer vers la vérité mais il n'est pas certain que des résultats déterminants soient obtenus. Peut-être devrions-nous nous contenter de ce qu'il y a déjà dans le dossier... Celui-ci est moins vide et mystérieux que certains le laissent entendre.


TF1 News : Quelles sont les certitudes et les zones d'ombres dans cette affaire ?
E.S. :
Nous avons de nombreuses certitudes, notamment parce que chronologiquement et géographiquement les faits sont très délimités. On sait que Grégory a été vu pour la dernière fois par une tierce personne à 16h55 le jour de sa mort. Entre 16h45 et 17h15, le corbeau envoie une lettre. A 17h20, la disparition de l'enfant est signalée par sa mère. A 17h32, un appel à la famille Villemin revendique le meurtre. A 17h40, un témoin à  Docelles voit dans la Vologne une forme qui ne peut être que le corps de l'enfant. On le retrouve vers 21 heures. On est dans un créneau de temps extrêmement serré.
 
Par ailleurs, les circonstances du crime limitent considérablement son mobile. L'enquête est donc circonscrite dans un cercle socio-familial très limité et le nombre de personnes suspectes est extrêmement réduit ; leurs alibis ont été vérifiés. On ne peut que constater, 25 ans plus tard et après 9 années d'instruction, notamment  sous la direction de magistrats chevronnés à Dijon, que nous ne sommes jamais arrivés à sortir d'une dualité d'hypothèses : la mère, Christine Villemin, ou le cousin, Bernard Laroche.
 
Toutes les autres pistes ont été explorées ; elles se révèlent toutes improbables. La piste Christine Villemin a été explorée à 150% et il est certain -la justice l'a catégoriquement affirmé et cela est encore confirmé aujourd'hui avec les premiers résultats en ADN-  qu'elle est totalement innocente. Elle est aujourd'hui toujours mariée à son mari et a eu trois enfants. L'alibi monté pour la suspecter était aussi absurde qu'abject.
 
TF1 News : Et pour Bernard Laroche ?
E.S. :
Attention, je ne dis pas qu'il est le coupable. Tous mes propos sont appuyés sur des décisions de Justice. Et je dis qu'il ne faut pas oublier que dans l'arrêt rendu en 1993 par la cour d'appel de Dijon, et qui innocente Christine Villemin, il y a aussi tout un chapitre qui énumère toutes les "charges sérieuses" pesant sur Bernard Laroche dans l'enlèvement du petit Grégory : les expertises graphologiques, les expertises vocales, de nombreux témoignages...
 
L'action publique à son encontre est éteinte puisqu'il est mort mais la justice ne s'est pas interdit de mener des recherches dans cette voie car elles s'imposaient. Cela est difficile car toutes les vérifications et expertises qui auraient dues être faites, notamment durant les trois mois où il est resté emprisonné, n'ont pas été réalisées. On ne dispose par exemple d'aucune expertise psychiatrique à son sujet, alors que Christine Villemin a été examinée par neuf collèges d'experts en la matière !  Cela n'a pas été fait parce que des pressions ont été exercées sur le juge Lambert et qu'il y a eu une machination pour orienter toutes les investigations vers Christine Villemin. C'est aussi une des tristes et dures certitudes de ce dossier.
 
TF1 News : Votre enquête a été vertement critiquée. On vous a même accusé d'avoir poussé Jean-Marie Villemin à tuer Bernard Laroche. Que répondez-vous aujourd'hui ?
E.S. :
Ces accusations très graves relèvent tout simplement de la diffamation et elles vont être immédiatement traitées comme telles : mon avocat, Me. Thierry Marembert, a lancé une procédure de citation directe. Je rappelle que l'associé de Me. Welzer, Me. Prompt, a déjà été condamné l'an passé, à ma demande, pour diffamation suite à des affirmations mensongères du même acabit. Il y a des limites au mensonge et à la désinformation !

Je rappelle également que plusieurs plaintes ont été déposées contre nous, les gendarmes, en 1985. Faux, usage de faux, subornation de témoin, violation du secret de l'instruction ! Excusez du peu ! Elles se sont toutes soldées par un non-lieu en notre faveur et cela a été confirmé en appel puis par la cour de Cassation. Cela relevait de cette habituelle tactique de dèstabilisation pour tenter de dévaloriser notre enquête.
 
On nous a notamment attaqués sur les conditions dans lesquelles a été recueilli le témoignage de Murielle Bolle, la belle-sœur de Bernard Laroche. Elle a dit qu'elle était avec lui quand il a enlevé Grégory ; elle a réitéré ses propos devant le juge d'instruction, en tête-à-tête. Il n'y a jamais eu de pression sur elle, il faudrait vraiment être des salauds finis pour manipuler une gamine de 15 ans dans une affaire aussi grave ! La justice a établi que les conditions de son audition avaient été irréprochables. Elle s'est rétractée mais ses déclarations initiales sont-elles pour autant sans intérêt ? Non, car son témoignage est conforté et recoupé par de nombreux témoins. C'est cela qui donne du poids à des aveux.

Depuis 25 ans, la tactique de Me. Welzer est d'attaquer les personnes pour tenter de discréditer leur travail et d'affaiblir leur thèse. Ils l'ont fait contre les gendarmes, contre moi, contre certains experts, contre toutes les personnes qui se sont mises sur leur chemin et enfin contre le président Simon de la manière la plus vile. Vingt-cinq ans plus tard, Me. Welzer et sa cliente ressortent toujours les mêmes accusations ! Il faut avoir une bien piètre idée de la justice pour s'enferrer dans une telle tactique. Ils vont l'apprendre à leurs dépens.
 
TF1 News : Vingt-cinq ans après les faits, c'est difficile pour un enquêteur de vivre avec une affaire non-résolue comme celle là ?
E.S. :
Non, cette affaire ne me hante pas comme certains le laissent entendre de manière déplacée. Nous avons fait notre travail comme nous devions le faire, en toute honnêteté et impartialité, avec méthode et intelligence, et en utilisant tous les moyens que nous avions à l'époque. Toutes les pistes à explorer ont été explorées, toutes les expertises à faire ont été faites. Les faits aujourd'hui nous donnent raison : 9 ans après, la justice est revenue sur la piste que nous suivions au bout de quinze jours d'enquête. Non, ce qui est usant et désespérant aujourd'hui, c'est de devoir sans cesse lutter contre les clichés, les caricatures, les contrevérités, les approximations. Les médias entretiennent par paresse ou par intérêt une impression de confusion et de mystère sur cette affaire certes complexe mais bien jalonnée tout de même.

TF1 News : Pensez-vous qu'un jour cette affaire sera résolue ?
E.S. :
Oui, parce que la police scientifique fait de rapides progrès et parce qu'il y a des témoins qui savent la vérité. Je pense qu'un jour les langues se délieront... Ceci dit, encore une fois, regardons tout ce qu'il y a dans ce dossier -décisions de justice, procès de Dijon, témoignages des uns et des autres...- et faisons-nous alors une idée. Et puis, faisons confiance en notre justice : l'affaire Grégory n'est pas une affaire médiatique, c'est une affaire judiciaire. La décision très courageuse a été prise de rouvrir le dossier. Attendons la suite... 
 
 Etienne Sesmat est l'auteur d'un livre, Les deux affaires Grégory, publié en 2006 aux éditions Belfond

Par Alexandra Guillet le 05 novembre 2009 à 06:00
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15 Commentaires

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  • pepsy63, le 06/03/2011 à 20h08

    Bonjour, je suis d' accord avec vous Grégory était un être humain, un enfant qui n'avait pas demandé à venir au monde et surtout pas à le subir. Ce meutre est révoltant à tous points de vue, car personne n'a le droit d'enlever la vie à quiconque surtout à un enfant pour quelques motifs que ce soit. Monsieur et Madame Vuilllemin sont j'espère aujourd'hui proche de la vérité de part les nouvelles avancées de la science et j'espère de tout coeur que la vérité sera enfin dévoilée pour que la justice gagne enfin.

  • tonidenis, le 08/11/2009 à 08h41

    [...] Suite du post' précédent : Le Procureur a mis cela en exergue d'emblée dans la conférence, en tentant allusivement d' abuser la réflexion de ses auditeurs, qui eux ont interprété aussitôt : "il n'y a pas d'ADN des parents, dont mécaniquement ceux-ci sont innocents", mais le résultat est plutôt négatif , puisqu' au contraire, il devrait y en avoir ! Sauf sur les cordelettes évidemment, car dans ce cas on pourrait soupçonner les parents, sans éliminer la thèse qui consisterait à dire que cet ADN aurait pu muter des vêtements de Grégory vers les cordelettes ! mais faudrait-il reconnaître aussi que c'est plus difficilement explicable ? De plus ce jugement pour le moins hâtif, qui anticipe largement sur la suite de l'enquête, est complètement erroné, parce que si la présence d'ADN prouve dans certains cas, tel qu' un viol : une culpabilité formelle et incontestable, pour d'autres, il faut faire en supplément une interprétation et un recoupement. : pourquoi trouve t-on l'ADN d'un suspect là, alors qu'il ne devrait jamais s'y trouver ? Par contre et là, nous sommes en présence d'une certitude absolue : l'absence de trace d' ADN ne prouvera jamais d'une manière sans équivoque l 'innocence de qui que ce soit. Avant lorsqu' on ne recherchait que les empreintes digitales, les malfrats avaient trouvé la parade en utilisant des gants. Malgré et à cause de cet artifice, personne ne pouvait être considéré d'une manière certaine : innocent, pour l'ADN, c'est exactement le même raisonnement indubitable qui prévaut. Pour les exclusions contrairement aux dires du Procureur, c'est encore pire, puisqu' en fait on n' exclura rien du tout... Même si les traces mélangées qui sont "non identifiables" sur les cordelettes permettent de dire par exclusion qu'elles ne peuvent pas provenir du prévenu, qui a été assassiné, cela ne prouvera en rien son innocence certaine, idem que pour l'autre partie. Examinons les traces dites "identifiables" : elles l'ont été sur une lettre envoyée le 24 juillet 1985, 9 mois après la mort de Grégory et quelques mois après l'assassinat d'un des prévenus. Il semble a priori, qu'il faille exclure que celui-ci ait pu envoyer une lettre posthume ? quoique ? avec ce qui a été déjà dit, il ne faudrait s'étonner de rien ! Peut-être en avait-il préparé plusieurs modèles qu' un complice aurait posté après sa mort ? il faut avouer que ça dépasserait tout de même l'entendement ! mais on en a aussi entendu d'autres plus abracadabrantes ! Qui a pu écrire cette lettre ? si on ratisse très large : n'importe qui parmi les 60 millions de Français, et quelques étrangers ? les autres lettres ayant paru dans la presse et étant faciles à imiter : un membre de la famille rivale qui après l'assassinat du principal prévenu, avait un mobile de haine impliquant une vengeance ? peut-être ? Mais comment relier mécaniquement et d'une manière avérée cette lettre, même si on en connaît l'identité de l'auteur au meurtre du petit Grégory ? Impossible 25 ans après ! Que faisiez-vous le 16 octobre 1984 à 17 h 00 ? On attend vos réponses à la brigade ! Conclusion : les analyses faites sur des éléments volontairement ciblés, ne serviront une nouvelle fois à rigoureusement rien, sauf à manipuler l'opinion publique, et à innocenter faussement , sans aucune preuve et possibilité formelle de trouver et de mettre un nom sur l'assassin. On ne peut ainsi que constater que cette manière d'opérer est itérative et récurrente. toni

  • tonidenis, le 08/11/2009 à 08h18

    Justice ou manipulation de l'opinion publique ? Selon le Procureur général de la Cour d'appel de Dijon, qui s'exprimait devant la presse après la réception du rapport par le laboratoire BIOMNIS de Lyon Les ADN des parents du petit Grégory Villemin, assassiné en 1984, "ne sont pas sur les scellés", où les experts ont retrouvé "deux ADN identifiables", un féminin et un masculin. L'ADN féminin identifiable a été retrouvé sur ou sous le timbre d'une enveloppe adressée à Albert Villemin, le grand-père de Grégory, et postée le 24 juillet 1985. Sur la lettre elle-même, un profil masculin identifiable a été mis en évidence. Ces deux ADN permettent dont une identification formelle des deux personnes qui les possèdent respectivement. Une trace d'ADN identifiable comme étant celle de Grégory a été trouvé sur la manche de l'anorak de l'enfant, qui s'était séjourné dans l'eau. Les individus un peu sceptiques et ceux qui répondent de la philosophie de Saint -Thomas, peuvent se poser l'interrogation : pourquoi sur l'anorak, qui a dû être lessivé et élimé par l'eau et les pierres de la Vologne ? et pourquoi rien n'a été trouvé dans les sous-vêtements, dans les chaussettes, à l'intérieur des chaussures de l'enfant ? Etrange cet ADN aurait-il des raisons, que la logique ignore ? On peut juste remarquer que BIOMNIS a soigneusement évité de "se mouiller," en toute logique techniquement ils auraient dû commenter eux-mêmes les résultats, c'eût été plus probant... en tout cas, ils en avaient plus la compétence qu'un magistrat spécialiste de Droit Des mélanges d'ADN féminin et masculin ont aussi été isolés Ces ADN mélangés ont été trouvés sur trois cordelettes ayant servi à ligoter l'enfant, et également sur une lettre possédant un demi-timbre datant de 1983 (mais attention ! à ne pas faire la confusion qui semble abusivement voulue, ce n'est pas du tout la lettre du 16 octobre 1984, expédiée le jour du crime, et qui de toute évidence est reliée directement à l'assassin... celle-là "détruite pour la science"... mais en fait détruite par les enquêteurs, on ne sait pas trop où elle se trouve ? Ce matériau permettra une comparaison, et des exclusions a déclaré le Procureur lors de la conférence de presse. En fait lorsqu'on analyse d'une manière un peu plus pointue les résultats, ils ne sont pas très encourageants et se serait même d'un euphémisme désespérant : Analysons ensemble si vous le voulez bien : "Les ADN des parents du petit Grégory ne sont pas sur les scellés"... C'est plutôt inquiétant, comme résultat d'analyse ? vous allez hurler ? Pourtant réfléchissez : qui d'une manière sûre et certaine a touché et a été en contact avec l'enfant le 16 octobre 1984, il y a forcément sa mère, puis aussi sa nourrice qui dit l'avoir habillé avant qu'il ne parte de chez elle... et peut-être aussi le père ? En toute logique si l'analyse avait donnée des résultats formels : les traces de ces deux premières personnes, peut-être de la troisième auraient dû être trouvées, or hélas, il n'y en a pas ! .../...

  • ricardo100, le 07/11/2009 à 21h38

    Dans votre réaction il y a quelque chose que j'approuve TOTALEMENT Arrêtez de croire que tout ce qu'écrit ou dit un journaliste est parole d'évangile. Par contre, l'enquêteur semble avoir une tâche plus complexe et responsable. S'il oublie un détail cela peut-être fatal.

  • polo32190, le 06/11/2009 à 10h12

    Bonjour à tous. J'ai passé plus de 30 années de ma vie à identifier, interpeller et interroger des auteurs de crimes et délits ... dans la maison d'en face (Police Nationale). Je sais ce que cela veut dire. Je prétends savoir de quoi je parle. Je ne pratique jamais la "méthode journalistique" qui consiste à écrire des milliers de lignes (il faut bien faire vendre) alors qu'on n'a pu n'en vérifier qu'une ou deux ... Les dégats que cela occasionne sont trop graves et ... irréversibles. Une enquête, sans trop entrer dans les détails, se fait d'abord sous le contrôle du procureur de la République puis du Juge d'Instruction et avec d'autres contrôles par la suite ... Chaque enquêteur se borne à constater les faits, vérifier chaque information et rechercher tous indices susceptibles d'intéresser l'enquête. Il n'y a pas de place pour la "broderie", comme le font les journalistes pour vendre leur papier. Arrêtez de croire que, tout ce qu'écrit ou dit un journaliste est parole d'évangile !!! Pour ce qui est des avocats, je n'en parle même pas. Je dis simplement qu'au lieu de critiquer le travail des enquêteurs, ils feraient mieux de rechercher, eux aussi, des éléments pouvant permettre de tendre vers la vérité ... mais peut-être que certains d'entre-eux connaissent la vérité dans certaines affaires et ... qu'ils ne souhaitent pas qu'elle soit aussi connue de la Justice. Réfléchissez sans haine, sans violence, sans parti pris, à ce qui est écrit ci-dessus ... Merci. Bonne journée à tous. Mon rève : que chaque enfant puisse naître et s'épanouïr autour d'une VRAIE famille. Le malheur est peut-être simplement là ...

  • tonidenis, le 06/11/2009 à 07h49

    [...] 5/ N' était-il pas évangéliquement naïf de rechercher des empreintes digitales sur une lettre anonyme, en considérant que son auteur devait être un demeuré, pour commettre l'imprudence niaise de ne pas prendre de gants, alors que l'on savait que malgré des milliers d'appels et plusieurs lettres anonymes, la gendarmerie n'a jamais réussi à mettre un seul nom sur leurs auteurs ? Ceci en rendant inutilisable toute recherche d'ADN sur cette lettre ? 6/ Pourquoi cette lettre du 16 octobre 1984, qui est la seule qui peut mener directement à l'assassin, a-t-elle été déclarée par une espèce de postulat : "perdue définitivement pour la science", et pourquoi la Justice n'a-t-elle jamais tenté de l'analyser malgré le progrès évident des recherches ? où est-elle actuellement ? toni

  • tonidenis, le 06/11/2009 à 07h47

    Questions à poser au capitaine, car bizarrement il ne parle plus du foulage dont il nous a rebattu les oreilles pendant 24 ans, comme ayant été la preuve formelle de la culpabilité de l'un des prévenus, et qui a toujours intrigué, parce que cela relève si l'affaire n'était pas aussi atroce d'un bêtisier : "L'assassin a lui même signé la lettre anonyme annonçant son crime " ? 1/ Les enquêteurs ont indiqué que le foulage avait été découvert par l'un d' eux : "3 semaines après le crime" ? Hormis le fait que l'auteur d'un crime soit d'une imbécilité incommensurable pour envoyer une lettre anonyme, a fortiori, avec une feuille issue du même bloc qu'il utilise habituellement pour écrire, pourquoi avoir mis 3 semaines pour découvrir un foulage sur une feuille de papier, alors que cet examen élémentaire, ne nécessite aucun appareillage sophistiqué ? Pour le mettre en évidence, il suffit d'incliner la feuille à la lumière du jour, afin d'obtenir l'éclairage le plus rasant possible et l'on voit immédiatement si le papier est parfaitement lisse ou s'il possède des incrustations faites par foulage. Dans un bureau d'étude lorsqu' un dessinateur (ceux du temps passé... qui n'utilisaient pas la DAO) corrigeait une erreur sur son calque au grattoir pour un dessin à l'encre, ou à la gomme dans le cas d'un dessin au crayon, on voyait de suite les marques de cette correction. 2/Pourquoi les enquêteurs n'ont-ils pas trouvé le reste du texte de la page précédente du bloc d'où provient selon eux le foulage, qui est forcément issu d'une lettre signée ? pourquoi n'ont -ils trouvé que la seule griffe, du reste très élémentaire formée de 2 lettres, donc facilement reproductible ? Connaissez-vous beaucoup "d'écrivains", qui usent leur cahier d'écriture, que pour ne mettre au bas des feuilles qu' une seule signature ? 3/ D'après les enquêteurs le foulage et une signature déposée à la gendarmerie, par superposition et par transparence : "collaient parfaitement" ! Jamais une signature aussi simple soit-elle, n'est identique donc : "superposable". Il suffit de demander à ceux qui contrôlent la correspondance des signatures sur les chèques et celle déposée dans une banque : par superposition parfaite aucun chèque ne serait accepté et validé ! La seule façon pour qu'elles soient parfaitement " superposable", est d'interposer un carbone entre les deux feuilles. 4/ Le foulage est dû à la compression des fibres du papier par le stylo, il est plus profond s'il s'agit d'un stylo à bille, et pratiquement inexistant à l'aide d'un stylo-feutre où d'un stylo à plume. L' appui du stylo comprime les fibres et permet aussi un transfert microscopique de celles-ci de l'une à l'autre feuille. Pourquoi par analyse microscopique n'a-t-on pas essayé de définir si ces fibres mutantes étaient issues du même papier ? 5/ N' était-il pas évangéliquement naïf de rechercher des empreintes digitales sur une lettre anonyme, en considérant que son auteur devait être un demeuré, pour commettre l'imprudence niaise de ne pas prendre de gants, alors que l'on savait que malgré des milliers d'appels et plusieurs lettres anonymes, la gendarmerie n'a jamais réussi à mettre un seul nom sur leurs auteurs ? Ceci en rendant inutilisable toute recherche d'ADN sur cette lettre ? .../...

  • leboge, le 05/11/2009 à 23h08

    Simplement dire une chose à ceux qui parlent de punir les coupables....on n´est pas aux USA , en France existe la PRESCRIPTION, qu´elle soit de la poursuite, et de la peine....et pour les crimes c´est DIX ET VINGT ANS pas plus....alors la punition faudra attendre que la loi change.....

  • ricardo100, le 05/11/2009 à 17h24

    Pour quand la vérité d'après vous , avez-vous des informations précises, le reste de votre phrase suivra forcement

  • ricardo100, le 05/11/2009 à 17h22

    Je vous rejoins et j'ai déjà fait des remarques dans ce sens. J'espère que l'on nous entendra.

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