Des tracteurs ramassant des algues vertes sur une plage bretonne. © TF1/LCIL'Etat a reconnu mardi sa responsabilité dans la prolifération des algues vertes sur les côtes bretonnes entre 2000 et 2002. Le gouvernement a en effet renoncé in extremis à faire appel de sa condamnation en première instance, en octobre 2007, par le tribunal administratif de Rennes pour le phénomène de la "laitue de mer" dont les associations environnementales soulignent les risques pour la santé. Toutefois la cour administrative d'appel de Nantes a jugé le retrait de l'appel trop tardif. La juridiction, qui suit la plupart du temps les réquisitions du rapporteur public, a mis son jugement en délibéré à une date indéterminée.
Sangliers morts en Bretagne : la piste des algues vertes confirmée
Des analyses demandées par la préfecture des Côtes d'Armor ont permis d'écarter vendredi la piste de l'empoisonnement par des herbicides ou des insecticides dans la mort de sangliers et de ragondins en juillet dans l'estuaire du Gouessant.
Publié le 02/09/2011
Hécatombes de sangliers en Bretagne, la faute aux algues vertes ?
Depuis début juillet, les cadavres de 31 sangliers ont été retrouvés sur des plages bretonnes jonchées d'algues vertes. Un taux supérieur à la normale de "cyanobactéries" a été relevé mardi dans un plan d'eau tout proche des plages.
Publié le 26/07/2011
134 millions contre les algues vertes, élus et écolos sceptiques
Le Conseil des ministres a entériné mercredi un plan quinquennal de 134 millions d'euros pour enrayer la prolifération des algues vertes sur les côtes bretonnes. Elus et écologistes sont dubitatifs, voire déçus.
Publié le 03/02/2010
Selon des études de l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer), citées par l'association écologiste Eaux et Rivières de Bretagne, le facteur déclenchant des marées vertes est le déversement dans les rivières d'azote et de nitrates à la fin du printemps, à la suite de l'épandage de lisier et d'engrais minéraux dans les champs par les agriculteurs. La putréfaction de ces algues, qui peuvent dégager de l'hydrogène sulfuré, un gaz acide, avait provoqué la mort d'un cheval et le malaise de son cavalier en juillet dernier à Saint-Michel-en-Grève (Côtes-d'Armor). Le Premier ministre, François Fillon, s'était rendu sur place fin août et avait promis des mesures. Le cavalier de Saint-Michel-en-Grève ayant déposé plainte, le parquet de Paris prépare par ailleurs l'ouverture d'une enquête judiciaire unique d'ampleur nationale sur ce sujet.
C'est par la voix de la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno, que l'Etat a concédé ses torts. "On ne respectait pas les normes européennes", a-t-elle déclaré sur France 2. "Loin de se concentrer sur le passé, l'Etat souhaite désormais aller de l'avant", a-t-elle ajouté par la suite dans un communiqué, rappelant qu'un plan d'action contre les algues vertes serait défini en décembre avec les acteurs locaux.
"Carences depuis 25 ans"
En 2007 déjà, la Commission européenne avait poursuivi la France devant la Cour européenne de justice pour l'insuffisance de sa politique sur ce dossier. Bruxelles, qui réclamait une amende de plus de 28 millions d'euros, avait suspendu sa plainte dans l'attente du "plan d'action" du gouvernement français.
Gilles Huet, délégué régional d'Eaux et Rivières de Bretagne, explique le retrait de l'appel de l'Etat par une "peur de l'analyse des magistrats". "Nous sommes sur la voie d'une condamnation définitive de l'Etat, qui, par ses carences depuis 25 ans, n'a pas fait son travail de prévention de la pollution", a-t-il dit à la presse. "Mais l'essentiel n'est pas que l'Etat soit condamné, mais bien qu'il change de politique. Il dispose pour cela de moyens réglementaires pour que l'agriculture bretonne mette un terme à ses pratiques", a-t-il ajouté.
(D'après agence)
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