© TF1/LCITraits tirés, dos voûté, Dominique Guillouche, premier pédophile interpellé en France grâce à l'expérimentation d'une alerte média en 2005, a raconté sa vie entre une mère et une épouse dominatrices mardi, au deuxième jour du procès devant la cour d'assises d'Angers. Agé de 40 ans, Dominique Guillouche comparaît pour cinq semaines à huis clos partiel pour tentatives d'enlèvement, agressions sexuelles, viols de mineures, sur au moins 19 victimes, dont 18 fillettes âgées de 2 à 14 ans. Sa dernière victime, Aurélia, avait été relâchée sous la pression de l'alerte enlèvement.
Pédophilie : Dominique Guillouche écope de 20 ans de prison
Ce père de famille pédophile avait été interpellé en novembre 2005 grâce au premier test d'alerte enlèvement.
Publié le 16/12/2009
"Je regrette, je souhaiterais la peine de mort"
Dominique Guillouche accusé de viols et d'agressions sexuelles comparaît depuis lundi à Angers. Parmi les victimes présumées, Aurélia dont le cas est à l'origine de la première alerte enlèvement en France.
Publié le 09/11/2009
Rencontre avec la famille d?Aurélia à la veille du procès
Le procès de Dominique Guillouche et son ex femme s?ouvre lundi pour 5 semaines. Le pédophile présumé a été arrêté en 2005, à la suite de la 1re "Alerte enlèvement" en France.
Publié le 08/11/2009
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Bafouillant parfois, l'accusé décrit son enfance passée entre un père absent et une mère dominatrice à qui il "servai(t) de punching-ball" et des relations familiales chaotiques marquées par des abus sexuels commis par sa tante alors qu'il avait 5 ans. Pendant sa scolarité difficile, un bulletin scolaire en classe de 3e le décrit comme "très perturbé". Il quitte rapidement le système scolaire et ne travaillera que quelques mois dans sa vie. Il vit de l'allocation adulte handicapé et est placé sous curatelle en 1995 à la demande de sa mère. Il souffre de "carence affective, de pauvreté intellectuelle", souligne son avocate, Me Elisabeth Gohier.
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"Une partie de ping-pong"
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Après avoir abusé des enfants de proches de sa première compagne avec qui il a une fille en 1996, il consulte de 2001 à 2002 une psychologue. "Je me sentais mal dans ma peau, d'avoir touché des enfants", explique-t-il. "J'ai essayé d'en parler mais je n'ai jamais pu, j'avais peur de perdre (la garde de) ma fille". Il mettra fin à cette psychothérapie, selon lui, sous la pression de son ex-femme Alfreda Deneux, 34 ans, rencontrée en 2002 et à qui il affirme avoir avoué ses abus sexuels avant de l'épouser la même année. Alfreda Deneux, qui bénéficie aussi d'une allocation adulte handicapé, comparaît à ses côtés pour des charges quasiment similaires. Il décrit leur vie maritale comme "un enfer". Le couple aura cependant une fille qui naît en 2003.
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Pressé de questions pendant l'audience, Dominique Guillouche craque, épuisé. "J'en ai marre, je suis à bout", dit-il avant d'éclater en sanglots. Quand l'audience reprend, il explique avoir eu peur d'une épouse qui "criait tellement qu'(il) ne supportai(t) plus le son de sa voix" et qui "fantasmait sur (ses) deux enfants". Et de préciser très vite: "Je n'ai rien à me reprocher sur mes enfants". Dominique Guillouche dépeint ainsi longuement sa vie comme celle d'un homme soumis à l'influence de son ex-épouse, allant même jusqu'à affirmer que le jour de son interpellation en novembre 2005, Alfreda Deneux lui avait ordonné "de ne pas parler de quoi que ce soit". "Il y a beaucoup d'autres choses que je n'ai pas dites" aux enquêteurs, ajoute-t-il.
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"On commence à assister au début de la partie de ping-pong, selon lui c'est Mme Deneux qui lui donnait les ordres", a dit Me Louis-Georges Barret, avocat des parents d'Aurelia, rappelant que les deux accusés principaux se sont renvoyé la responsabilité lors de toute l'instruction.
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