Image d'archives © ABACAIl ne demande "ni clémence, ni indulgence". Renvoyé en correctionnelle dans l'affaire des emplois présumés fictifs de la mairie de Paris, Jacques Chirac a affirmé qu'il irait "lui-même s'expliquer devant le tribunal avec sérénité et détermination". Et l'ancien président d'ajouter qu'il n'avait "rien à se reprocher", dans un extrait d'interview diffusé mercredi sur Europe 1. L'intégralité sera diffusée jeudi matin.
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Publié le 04/11/2009
Chirac : "Je ne demande ni clémence, ni indulgence"
A l'occasion de la sortie de son livre, Jacques Chirac s'est exprimé mercredi sur Europe 1. Notamment sur son renvoi en correctionnelle dans l'affaire des emplois fictifs à Paris.
Publié le 04/11/2009
Il s'agit de la première intervention de l'ex chef de l'Etat depuis la décision vendredi de la juge Xavière Siméoni de le renvoyer devant la justice. "La juge a estimé devoir me renvoyer devant le tribunal correctionnel (...) Je conteste ses analyses ou son analyse. J'irai donc tout naturellement, comme tout citoyen a le devoir de la faire, m'expliquer devant le tribunal (...) avec sérénité et détermination car je n'ai rien à me reprocher", a déclaré Jacques Chirac. "Ces emplois avaient tous une raison d'être pour la ville et pour le maire de Paris". Interrogé précisément sur les 21 emplois présumés fictifs, il a répondu : "Même les 21 naturellement". "Ils travaillaient bien entendu pour les Parisiens", a-t-il dit.
Jacques Chirac a rappelé qu'il avait été le premier maire de la capitale, auparavant gérée par un préfet qui disposait d'un cabinet, et qu'il avait donc dû procéder à de nombreux recrutements. "Je suis arrivé tout seul, je n'allais pas assumer la totalité des fonctions (...). Aujourd'hui, on me reproche d'avoir recruté des personnes qui n'auraient pas eu de lien avec l'action municipale, je conteste formellement cette affirmation", a-t-il dit. Comme on lui demandait s'il irait lui-même devant le tribunal, il a répondu: "j'irai naturellement moi-même devant le tribunal". "Je le dois aux Français, qui m'ont accordé leur confiance", a aussi souligné l'ancien chef de l'Etat dans un autre entretien à paraître jeudi dans Le Figaro. "Je souhaite pouvoir établir rapidement la réalité des faits et que cette page soit définitivement tournée".
Le Parquet ne fait pas appel |
Le parquet de Paris a annoncé mercredi qu'il ne ferait pas appel du renvoi en correctionnelle de Jacques Chirac pour "détournement de fonds publics". Cette décision rend définitive la décision de la juge d'instruction Xavière Simeoni. Jacques Chirac et neuf autres personnes seront jugées à Paris, sans doute au second semestre de l'année prochaine. L'ancien président a déclaré mercredi sur Europe 1 qu'il entendait être jugé rapidement et qu'il se présenterait à son procès. Le dossier vise 21 emplois présumés fictifs de "chargés de mission" au cabinet de Jacques Chirac quand il était maire de Paris, entre 1992 et 1995. Maire de 1977 à 1995, puis président de la République de 1995 à 2007, Jacques Chirac, 76 ans, a été mis en examen dans ce dossier en novembre 2007, après avoir bénéficié d'une immunité pénale à l'Elysée. Il nie toute malversation. |
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