
Un navire de la SNCM détourné à Marseille, poursuivi par les hélicoptères de la police et les télévisions du monde entier dans son odyssée rocambolesque vers la Corse où le GIGN mènera, finalement, une intervention héliportée dans la rade de Bastia pour reprendre le commandement. C'était le 27 septembre 2005, en plein conflit social à la SNCM au sujet de la privatisation de la société. Les quatre syndicalistes qui s'étaient emparés du commandement du Pascal-Paoli comparaissent jeudi et vendredi devant le tribunal correctionnel de Marseille.
SNCM: une comptable soupçonnée d'avoir détourné un million d'euros
Chargée d'effectuer des virements depuis la SNCM vers des tiers, elle aurait facturé de fausses prestations et transférait ensuite l'argent vers son compte personnel.
Publié le 17/09/2010
Le Pascal-Paoli revient à Bastia dans le calme
Symbole du conflit à la SNCM, le Pascal-Paoli, est revenu samedi matin pour la première fois à Bastia depuis son détournement par des marins du STC. La reprise du trafic s'effectue dans le calme.
Publié le 14/10/2005
SNCM : quatre marins en garde à vue
Quatre personnes, accusées d'avoir détourné le Pascal Paoli, ont été placées en garde à vue. A l'issue de son entretien avec le Premier ministre, le secrétaire général de la CGT a estimé que "le dossier de la SNCM n'était pas clos".
Publié le 28/09/2005
SNCM : nuit de heurts au port de Bastia
Des manifestants encagoulés ont affronté les forces de l'ordre mardi soir dans le port de Bastia, alors que croisait au large un navire de la SNCM détourné par des membres du Syndicat des Travailleurs Corses.
Publié le 28/09/2005
SNCM : des syndicalistes s'emparent d'un bateau
Des marins grévistes du Syndicat des Travailleurs Corses se sont emparé de force à Marseille d'un cargo de la SNCM sans passager et font route vers la Corse. Par ailleurs, la CGT du Port Autonome de Marseille a lancé un mouvement de grève de 24h bloquant l'ensemble de l'activité portuaire.
Publié le 27/09/2005
Portrait - SNCM (Société nationale maritime Corse Méditerranée)
Publié le 04/07/2008
Alain Mosconi, 42 ans, secrétaire national du Syndicat des travailleurs corses (STC), ses deux frères Jean-Marc et Patrick, ainsi que Félix Dagregorio, sont poursuivis pour usurpation de commandement et séquestration de plusieurs personnes, dont le capitaine du navire. Ils risquent dix ans de prison. Le chef de détournement d'un navire, pour lequel ils avaient dans un premier été mis en examen et pour lequel ils risquaient 30 ans de prison, a été abandonné au cours de l'instruction.
Navire détourné pour "le rendre à la Corse"
Selon le récit des quatre hommes aux enquêteurs puis au juge, c'est leur volonté de regagner la Corse, alors que le trafic entre l'île et le continent est paralysé depuis plus d'une semaine - et le restera encore une vingtaine de jours - à l'initiative de la CGT qui proteste contre le projet de privatisation de la SNCM, qui est à l'origine de cette odyssée.
Au matin de ce 27 septembre, lors d'une rencontre avec le directeur de l'armement de la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM), Alain Mosconi, dont le syndicat ne participe pas à la grève, lui a demandé de mettre un navire à disposition des salariés corses pour qu'ils rentrent chez eux, ce qui lui est refusé. M. Mosconi et ses trois compagnons, gagnent alors, avec une trentaine d'autres personnes, la passerelle du cargo mixte Pascal-Paoli pour une réunion syndicale. C'est lors de cette réunion qu'aurait germé l'idée de s'emparer du navire, "pour le rendre à la Corse". Malgré les injonctions de la SNCM, du port, de la préfecture et les protestations du capitaine qui parle d'"acte de mutinerie", le navire fait route vers Bastia. C'est dans la rade de cette ville que le coup de force s'achève au petit matin du 28 septembre par une intervention héliportée du GIGN diffusée sur les télévisions du monde entier.
"Jamais nous ne rougirons de ce que nous avons fait"
Par souci d'apaisement social, la SNCM a rapidement retiré la plainte qu'elle avait déposée. "Ce n'était en rien un acte de piraterie, rien à voir avec la Somalie, il n'y avait pas de demande de rançon, pas de kalachnikov, nous nous sommes juste réappropriés notre outil de travail", a déclaré au mois de mai à l'AFP Alain Mosconi. Vendredi, lors d'une conférence de presse à laquelle participaient les trois autres prévenus, il a déclaré qu'il ne regrettait pas son geste. "Jamais nous ne rougirons de ce que nous avons fait", a-t-il dit ajoutant : "Nous ne sommes pas des criminels ni même des délinquants, nous sommes des syndicalistes et nous entendons le rester".
Le secrétaire général du STC, Etienne Santucci, a prévenu: "Nous demandons évidemment la relaxe. Le STC n'acceptera aucune condamnation, leur action était sociale, symbolique et tout s'est passé dans le calme et la dignité". Fin octobre, à Bastia, environ un millier de personnes avait manifesté en soutien aux quatre marins.
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SNCM: une comptable soupçonnée d'avoir détourné un million d'euros
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