L'ADN retrouvé sur le timbre collé sur la lettre du corbeau, relance l'affaire Grégory © TF1/LCIMarie-Ange Laroche, la veuve de Bernard Laroche, un temps suspecté de l'assassinat de Grégory Villemin, en 1984, ne s'"oppose pas, malgré la douleur, à l'exhumation du corps" de son mari, a-t-elle déclaré lundi. "Je ne mettrai aucun obstacle, pourvu que la vérité éclate. Mais avant d'exhumer le corps de Bernard, il faudra d'abord qu'ils cherchent ailleurs", a-t-elle dit lors d'une conférence de presse à Paris. Elle a en outre annoncé son intention de se porter partie civile dans l'enquête sur la mort du petit Grégory, rouverte en décembre 2008 par la cour d'appel de Dijon.
La découverte de traces d'ADN, sur une lettre datant de 1985 et sur les cordelettes ayant servi à ligoter le garçonnet, a en effet relancé l'enquête sur ce fait divers très médiatisé. "Malheureusement, si on est là, c'est qu'on veut que d'autres choses soient faites car ce n'est pas cette lettre qui donnera la vérité", a dit Me Gérard Welzer, l'avocat de Marie-Ange Laroche. Bernard Laroche était mort au moment de l'envoi de la lettre de menaces sur laquelle des ADN féminin et masculin ont été retrouvés, a rappelé l'avocat. Il va par ailleurs demander à ce qu'une nouvelle expertise de la voix du corbeau soit faite. La constitution de partie civile doit encore être acceptée par la cour de Dijon, chargée de l'enquête.
Vies "brisées"
Inculpé d'assassinat et placé en détention provisoire à la fin de l'année 84, Bernard Laroche - un cousin de Jean-Marie Villemin, le père du petit Grégory - avait été remis en liberté en février 85, tout en restant inculpé du crime. Il avait été abattu par Jean-Marie Villemin le 29 mars 1985, devant son domicile.
Marie-Ange Laroche doit en outre publier mercredi un livre, "Les larmes oubliées de la Vologne" , aux éditions L'Archipel. Elle dit avoir écrit ce livre parce qu'elle "en a assez d'entendre que des mensonges. Depuis 25 ans, depuis que Bernard est mort, on en est toujours au même point et on enquête toujours que sur un homme". La veuve, qui n'entretient plus aucune relation avec la famille Villemin et qui parle d'une "vie brisée" pour elle et ses deux enfants par cette affaire, "garde l'espoir que les langues se délient un jour et que la vérité éclate". Le deuil de son mari, elle ne le fera que "quand il y aura le mot "innocent" inscrit à côté de son nom".
Retour MYTF1
Chargement en cours...





