La ministre vendredi sur France 2 © DRLe projet de loi sur la récidive a subi une séance de musculation mercredi au Palais Bourbon. La commission des Lois de l'Assemblée a adopté mercredi après l'avoir durci le projet de loi sur la récidive qui sera examiné en séance publique par les députés à partir du 17 novembre. Ce projet de loi "tendant à amoindrir le risque de récidive criminelle". Tout en votant le projet de loi sur la récidive, les sénateurs ont considérablement remanié jeudi le volet sur le traitement antihormonal des délinquants sexuels. Le texte doit maintenant passer en commission mixte paritaire. Les députés examinent mardi le projet de loi sur la récidive, ressorti des cartons après le récent meurtre d'une joggeuse et qui vise à sanctionner les délinquants sexuels qui refusent de se soigner. Le projet de loi sur la récidive, qui sera examiné le 17 novembre, vise à répondre à une problématique (...) qui est extrêmement perturbante pour notre société", a-t-elle déclaré. Dans Le Figaro Magazine, la ministre de la Justice estime que la question de la castration physique "peut se poser et être débattue". La garde des Sceaux souhaite que la castration chimique puisse "s'appliquer pendant l'incarcération, mais aussi après".
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La commission des Lois a adopté plusieurs amendements durcissant le texte. Un amendement a été voté qui renforce les règles relatives à l'injonction de soins applicable aux auteurs d'infractions de nature sexuelle. Il s'agit du "traitement anti-libido", plus communément appelé "castration chimique". Il propose de rendre obligatoire et non plus facultatif le signalement par le médecin traitant d'un refus ou d'une interruption de traitement utilisant des médicaments qui entraînent une diminution de la libido.
Fichier
Le même amendement abaisse de dix à sept ans le seuil de peine prononcée permettant de placer une personne condamnée sous surveillance judiciaire et de quinze à dix ans le seuil de peine prononcée permettant de placer une personne sous surveillance de sûreté à l'issue d'un suivi socio-judiciaire. Parmi les autres amendements retenus figure celui, présenté par le gouvernement, qui prévoit la création d'un fichier destiné à faciliter et à fiabiliser "l'évaluation de la dangerosité d'une personne en mettant à disposition des magistrats et des experts des données relatives au passé et aux antécédents de cette personne".
Un autre amendement voté prévoit, en matière criminelle, une nouvelle mesure : l'interdiction pour un condamné de paraître, après sa libération, dans les lieux où réside ou travaille sa victime sous peine d'être arrêté voire réincarcéré.
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