L'AP-HP a été mise en examen mardi pour "homicide involontaire" par la juge du pôle de santé publique du palais de justice de Paris qui enquête sur la mort le 24 décembre d'Ilyès, un petit garçon de 3 ans, à l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul (XIVe), selon une source proche de l'enquête. Il s'agit de la sixième mise en examen de ce dossier instruit depuis le 26 décembre.
Mort d'Ilyès : nouvelle mise en examen
Le pharmacien de l'hôpital Cochin a été mis en examen mercredi pour "homicide involontaire" dans l'enquête sur la mort d'Yliès, 3 ans, décédé le 24 décembre à la suite d'une erreur de traitement.
Publié le 22/04/2009
Décès d'Ilyès: "des erreurs de livraison et de contrôles"
Une erreur de livraison de l'hôpital Cochin et une absence de contrôle de l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul seraient à l'origine de la mort de l'enfant de 3 ans, décédé le 24 décembre.
Publié le 20/01/2009
Ilyès, mort pour une erreur de livraison ?
La direction de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris a reconnu samedi qu'une erreur d'acheminement s'était produite dans l'hôpital, entre la pharmacie et le service concerné.
Publié le 02/01/2009
La polémique enfle après la mort du petit Ilyès
Conditions de travail dégradées, problèmes d'étiquetage, déménagement de services à l'hôpital Saint-Vincent de Paul : les professionnels accusent après le décès de l'enfant.
Publié le 27/12/2008
Le petit Ilyès avait été conduit dans la matinée du 24 décembre par ses parents au service pédiatrique de Saint-Vincent-de-Paul pour une simple angine. Il était décédé dans la soirée. A l'origine de l'affaire, une ressemblance entre des flacons de B46, un sérum glucosé, et des flacons de chlorure de magnésium, un produit qui peut être toxique. Une commande de B46 avait été passée par l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul à l'Hôpital Cochin dont il dépend. Des flacons contenant du chlorure de magnésium avaient été entreposés à la suite d'une succession d'erreurs d'acheminement et de contrôle dans la réserve de deux services de Saint-Vincent-de-Paul.
Le contenu d'un de ces flacons de chlorure de magnésium avait ainsi été administré par erreur à Ilyès, ce qui avait provoqué un arrêt cardiaque. L'infirmière qui a administré par erreur la perfusion et plusieurs cadres de l'AP-HP ont déjà été mis en examen dans ce dossier. L'AP-HP regroupe une quarantaine d'établissements, principalement situés à Paris et dans sa proche banlieue.
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