Image d'archives © TF1/LCIDepuis sa condamnation fin octobre à un an de prison ferme dans l'affaire de l'Angolagate, l'ancien ministre de l'Intérieur a multiplié les déclarations, réclamant en particulier la levée du secret-défense dans ce dossier et dans d'autres affaires sensibles. Désormais, Charles Pasqua promet des "révélations", dès ce jeudi, lors d'une conférence de presse au cours de laquelle il reviendra à nouveau sur son rôle dans les ventes d'armes à l'Angola.
"Il expliquera qu'il est favorable à la levée du secret-défense pour que l'on sache qui sont exactement les intervenants dans les ventes d'armes", a expliqué son avocat, Me Léon-Lef Forster. Charles Pasqua lui-même, dans une récente interview au JDD, avait accusé : "J'estime aujourd'hui que l'on se sert du secret-défense, en France, pour protéger quelques aigrefins". Et il avait promis d'apporter, à l'appui de ces "révélations" annoncées, des "preuves matérielles", assurant "rafraîchir la mémoire" de Jacques Chirac.
900.000 francs, le prix de la rançon des pilotes
Charles Pasqua a récemment affirmé que Jacques Chirac, alors président de la République, avait "débloqué 900.000 francs" pour la libération des deux pilotes français détenus en Bosnie et libérés fin 1995, et que cet argent lui avait été remis par Dominique de Villepin. Dominique de Villepin et Alain Juppé ont déjà répliqué aux accusations de Pasqua pour défendre Jacques Chirac ou pour assurer n'avoir jamais eu connaissance de pratiques illégales.
L'ancien ministre de l'Intérieur propose d'ores et déjà à tous les parlementaires de créer une commission habilitée à enquêter sur les affaires protégées par un secret-défense. Lors de la conférence de presse, Charles Pasqua réexpliquera aussi, selon son avocat, les raisons pour lesquelles l'octroi de l'Ordre du mérite à l'homme d'affaires Arcadi Gaydamak, condamné à six ans de prison ferme dans l'Angolagate, se justifiait pour son intervention dans la libération des deux pilotes français.
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