© Sabotages SNCF coupat TarnacL'affaire de Tarnac serait-elle en passe de devenir une affaire politique ? Voilà que Jean-Christophe Cambadélis, membre de la direction du PS, s'est demandé mercredi soir si Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur lors de l'enquête sur l'affaire Tarnac, pouvait rester garde des Sceaux "si les falsifications sont avérées". "Peut-elle trancher contre les enquêteurs, ce qui la mettrait en cause ? Peut-elle dans ces conditions rester ?", s'est-il demandé. Quelques heures auparavant, des parlementaires de gauche et les avocats de neuf suspects avaient lancé l'offensive.
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"L'Insurrection qui vient", l'opus politique dont Julien Coupat dément être l'auteur, connaît un succès inattendu depuis qu'un animateur très populaire et très conservateur a appelé à le lire. "Parce qu'il vous faut connaître l'ennemi", a argumenté le chroniqueur.
Publié le 25/02/2010
Le "groupe de Tarnac" se rebelle
Les dix personnes, dont Julien Coupat, mises en examen dans l'affaire du sabotage de lignes de TGV, ont annoncé qu'elles ne respecteraient plus, désormais, le contrôle judiciaire qui leur est imposé.
Publié le 03/12/2009
Sabotages SNCF : la police accusée de montage dans l'affaire de Tarnac
Des députés et les avocats du groupe de Tarnac ont dénoncé mercredi des manipulations dans l'enquête. Un témoin sous X est notamment mis en cause. TF1 l'avait rencontré il y a 15 jours.
Publié le 25/11/2009
Sabotages SNCF : les incohérences de l'enquête pointées du doigt
C'est une contre-enquête qui risque de faire désordre : un an après le sabotage des lignes SNCF, les avocats du groupe de Tarnac remettent en cause la version des policiers.
Publié le 09/11/2009
Ayant organisé une conférence de presse organisée à l'Assemblée nationale, ils ont accusé la police d'avoir fabriqué des preuves dans l'enquête sur les sabotages de lignes de TGV il y a un an. Ils ont notamment mis en cause un témoignage "sous X" à charge, qu'ils soupçonnent d'avoir été fabriqué. Un témoin que TF1 avait pu rencontrer il y a 15 jours : voir la vidéo.
Commission parlementaire
"Le gouvernement n'échappera pas à une demande de commission d'enquête parlementaire de la gauche sur ce dossier, qui ressemble de plus en plus à une affaire d'Etat", a résumé le député socialiste André Vallini. Noël Mamère, député des Verts, a interpellé le gouvernement, tout comme l'ancien Premier secrétaire du PS François Hollande, qui a invité la ministre de la Justice et ancienne ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie à "dire tout ce qu'elle sait".
Neuf personnes arrêtées en novembre 2008 pour la plupart à Tarnac, en Corrèze, sont mises en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" pour des sabotages commis par le placement de fers à béton sur des caténaires dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008, ainsi que le 26 octobre 2008. Ils sont membres d'un supposé groupe d'ultra-gauche.
Leur défense se fonde sur le fait qu'un agriculteur interrogé le 14 novembre 2008 "sous X", comme le permet la procédure, et qui disait le groupe de Tarnac violent et capable de tuer, s'est rétracté dans plusieurs médias. Il a expliqué que les policiers lui avaient fait signer sous la pression des fausses déclarations. De plus, la défense estime que le procès-verbal pourrait avoir été antidaté. Elle demande une nouvelle audition de cet homme en présence de la défense. "On est au-delà de la déloyauté, on est dans le soupçon de la falsification, de la fabrication de preuves", a affirmé Me William Bourdon, un des avocats.
"Ils ont inventé"
Un autre grief de la défense concerne le procès-verbal de filature établi par la police le soir des sabotages et qui semble démontrer la présence près d'une ligne du TGV sabotée, en rase campagne et en pleine nuit, de Julien Coupat, supposé chef du groupe, et de son amie Yldune Lévy. Me Jérémy Assous a relevé une incohérence dans le "timing" mentionné par les policiers, qui rend impossible un des déplacements relatés. Il estime que les policiers n'ont pas réalisé cette filature. "Ils n'y étaient pas et ils ont inventé", a-t-il dit lors de la conférence de presse.
La police suit toujours la piste du groupe de Tarnac, comme le montre l'arrestation mardi dans le village d'un nouveau suspect, compagnon d'une des femmes mises en examen. Il est soupçonné d'être impliqué dans la confection de faux documents d'identité retrouvés lors des perquisitions de 2008. Les déclarations initiales de Julien Coupat et Yldune Lévy devant les enquêteurs restent le fondement principal du dossier. Ils ont expliqué leur présence nocturne sur les lieux par le fait qu'ils avaient eu un rapport sexuel dans leur voiture. Me Assous souligne toutefois que cette déposition ne concerne qu'un stationnement sur la commune, en Seine-et-Marne, de Trilport, et non Dhuisy, lieu où le sabotage a été commis, située à 27 km. Le couple nie s'y être rendu ensuite. Les policiers affirment le contraire.
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