Perquisitions aux sièges de syndicats étudiants dans le cadre de l'enquête sur l'UIMM © TF1/LCILes policiers ont investi mercredi matin les locaux parisiens des fédérations de la métallurgie de FO, de la CFDT, de la CGC et de la CFTC. Des perquisitions qui ont pris fin aux alentours de 18 heures. "Nous avons fourni toutes les pièces demandées. Ils ont regardé dans notre comptabilité, regardé les facturations" et "tout a été ouvert sans problème", a déclaré à l'AFP le président de la CFTC, Jacques Voisin. Le président du syndicat CFE-CGC et ancien patron de sa branche métallurgie, Bernard Van Craeynest, a dit à l'AFP être "tout à fait serein" et ne pas avoir "d'inquiétudes particulières". "D'une certaine manière, on s'en réjouit. Cela permet que l'enquête continue et de montrer que nous n'avons rien à nous reprocher", a déclaré le secrétaire général des métallos CFDT (FGMM-CFDT), Dominique Gillier.
Les enquêteurs cherchent à déterminer si ces organisations syndicales ont bénéficié, et dans quelle mesure, des largesses du patronat de la métallurgie sous forme de versements en liquide ou de chèques. Ils cherchent à savoir si ces fonds proviennent d'une caisse de secours mutuel de l'UIMM créée en 1972, l'Epim. Cette caisse avait vocation à soutenir les entreprises adhérentes ayant subi des préjudices lors de conflits sociaux. La question est de savoir si des fonds de l'Epim versés à des syndicats correspondent à son objet social ou sont susceptibles de constituer un abus de confiance, a-t-on confié de source proche de l'enquête.
Ouverte fin 2007, l'enquête du juge Le Loire vise à connaître la destination de 16,5 millions d'euros retirés en liquide entre 2000 et 2007 de l'Epim sous l'autorité de l'ancien président et directeur général de l'UIMM, Denis Gautier-Sauvagnac. Ce dernier a été mis en examen le 15 janvier 2008 pour abus de confiance, recel d'abus de confiance et travail dissimulé. Une quinzaine de personnes est mise en examen dans le dossier. S'ils n'excluent pas qu'une partie ait pu servir à des financements politiques occultes, les enquêteurs privilégient la piste d'un financement de syndicats, nié par ces derniers.
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