• A-
  • A
  • A+
  • Version imprimable

Partager sur :

Envoyer cette page à un ami

Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.

"Je regrette, je souhaiterais la peine de mort"

Par TF1 News (D'après agence), le 09 novembre 2009 à 05h00, mis à jour le le 09 novembre 2009 à 15:59

Dominique Guillouche accusé de viols et d'agressions sexuelles comparaît depuis lundi à Angers. Parmi les victimes présumées, Aurélia dont le cas est à l'origine de la première alerte enlèvement en France.

108(0)

La cour d'assises d'Angers a commencé à juger lundi un couple accusé de plusieurs viols et agressions sexuelles sur mineures qui fut interpellé en novembre 2005 grâce à un système d'alerte médias, avant la mise en place des alertes enlèvements en février 2006. Agé de 40 ans, Dominique Guillouche est accusé d'une vingtaine de viols et agressions sexuelles sur mineures entre 1996 et 2005 entre Cholet et Nantes, dont la petite Aurélia qui fut sa dernière victime. Il encourt 30 ans de réclusion criminelle.
 
Veste grise, chemise beige, les cheveux grisonnants, l'homme s'est installé à la barre avec un regard détaché. Questionné à la volée par des journalistes à son arrivée au tribunal, menottes aux poignets, le quadragénaire a parlé brièvement. A la question: "Regrettez-vous ce que vous avez fait", il a répondu: "Je regrette", puis a ajouté, avant de s'engouffrer dans le Palais de Justice, "Tellement que je souhaiterais la peine de mort". "Il assumera sa part de responsabilité", a ensuite assuré son avocate, Maître Elisabeth Gohier avant l'audience. "C'était un homme assez replié sur lui-même, avec des intentions machiavéliques", a cependant considéré Me Laurence Couvreux, avocate de la Voix de l'Enfant qui craint que l'accusé et son ex-compagne, Alfreda Deneux, 34 ans, elle aussi sur le banc des accusés, ne se rejettent la responsabilité.

"Que justice soit rendue"
 
Cette dernière est apparue désemparée, ne se souvenant ni de sa date ou de son lieu de naissance, le regard apeuré dirigé vers la salle d'audience avant de fondre en larmes. Le couple aura fait 19 victimes, dont 18 enfants, qui sont parties civiles, tout comme l'association La Voix de l'Enfant. Deux autres personnes doivent comparaître dans ce procès, pour non dénonciation ou soustraction de preuves. "Tout le monde attend que justice soit rendue", a déclaré Me Louis-Georges Barret, avocat des parents d'Aurelia.
 
Le 20 novembre 2005, l'enlèvement au nord de Cholet d'Aurelia, alors âgée de six ans, avait donné lieu à la première alerte dans les médias avec distribution de la photo de la fillette, puis d'un portrait de l'agresseur présumé. Dominique Guillouche avait libéré la fillette à Cholet, le lendemain, puis s'était dénoncé avec son épouse, deux jours après l'enlèvement, avant de se faire interpeller à son domicile. Il a avoué de lui-même les faits et une série d'autres tentatives d'enlèvements et agressions sexuelles commises sur des mineures depuis plusieurs années.
 
Lundi matin, la cour a décrété un huis clos partiel à la demande des parties civiles et la plupart des débats de ce procès fleuve seront réservés aux témoins, aux avocats et aux personnes accréditées. Le procès est prévu sur cinq semaines.

le 09 novembre 2009 à 05:00
J'aime108 personne(s) ont aimé cet article
Partager sur :
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

    Lire tous les commentaires

         Chargement en cours...

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        logAudience