L'incident, qui s'est déroulé jeudi matin devant la cour d'assises de Côte d'Or, a provoqué une suspension d'audience et la présidente de la cour, a décidé de remplacer le juré concerné par le premier des trois jurés supplémentaires, lors de la reprise des débats en début d'après-midi.
Au moment de l'interrogatoire d'un enquêteur de la PJ par l'un des avocats du prévenu, Me Randall Schwerdoffer, étonné que la victime "frappée une quinzaine de fois à coups de pieds dans les parties génitales" n'ait pas émis le moindre cri. Devant l'insistance de l'avocat et l'absence de réponse précise du témoin, le juré numéro 6, un homme, s'est écrié "ça dépend si elle aime ça !". Une apostrophe que Me Patrick Uzan, second conseil de l'accusé, a dénoncé avec vigueur. "Je voudrais élever ici une véhémente protestation sur le caractère impartial du juré numéro 6", a-t-il déclaré en demandant à la présidente de la cour d'assises de faire acter cet incident susceptible d'entraîner un recours en cassation.
Trafic d'héroïne
Auparavant, le policier enquêteur avait longuement détaillé à la barre le supplice et l'agonie de Johnny Agasucci, 25 ans, en détention provisoire dans une affaire de trafic d'héroïne et qui partageait depuis trois mois la cellule de Sébastien Simonnet, 33 ans. Ce dernier a été condamné par la cour d'assises de Meurthe-et-Moselle, en janvier 2009, à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une mesure de sûreté de 22 ans.
Il avait déjà écopé d'une peine de 12 ans de réclusion criminelle pour des faits similaires, mais non suivis de mort, en 2006. L'ex-directeur de la prison de Nancy, Stéphane Scotto, mis en examen pour homicide involontaire après le meurtre, qui devait initialement témoigner jeudi, sera entendu vendredi. Le verdict devrait intervenir mardi prochain.
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