© TF1Son métier est peu ou mal connu. Il a pourtant un rôle essentiel dans la chaîne pénale. Le juge de l'application des peines (ou JAP) suit la vie du condamné, une fois la peine prononcée, à l'intérieur comme à l'extérieur des prisons.
Le JAP, un juge en première ligne
Le juge d'application des peines n'a pas un métier facile : c'est lui qui décide de libérer, ou pas, un détenu avant la fin de sa peine. Une équipe de TF1 a pu suivre le travail de l'un de ces magistrats à Grasse (Alpes-Maritimes).
Publié le 29/12/2009
Nous nous sommes intéressés à son activité en milieu fermé en suivant le travail de Caroline Gontran, juge de l'application des peines à Grasse, dans les Alpes-Maritimes. Permissions de sortie pour une journée, rallongements de peine pour mauvais comportement, aménagements de peine, libérations conditionnelles : ses décisions -vous allez le voir - sont déterminantes pour la vie du détenu.
Entre ses mains, la vie carcérale de dizaines de détenus. Pour chacun, Caroline Gontran doit trouver un juste milieu fragile entre la protection des victimes et de la société et la nécessité de réussir la réinsertion du condamné. Elle nous parle de son métier.
La maison d'arrêt soumet au juge des demandes de retrait de crédits de réduction de peine. Chaque mois passé en détention donne lieu à des crédits de réduction de peine, les CRP (en général, deux mois par an), qui permettent de voir sa peine diminuée. Mais si le condamné se comporte mal en prison, on les lui retire.
Les condamnés saisissent le juge pour demander à passer une journée ou plus avec leur famille ou pour rencontrer un employeur en vue d'une embauche à la sortie de prison. Le juge exige de nombreuses garanties pour accorder ces permissions de sortir.
S'il ne reste au détenu qu'un an de prison, il peut faire une demande de placement sous surveillance électronique. Il reste sous écrou mais il peut vivre chez lui. Il lui est impossible de sortir de chez lui, si ce n'est pour aller travailler, rencontrer son médecin ou son conseiller d'insertion et de probation.
A mi-peine (2/3 si c'est un récidiviste), le détenu peut faire une demande de libération conditionnelle. Il sort de prison et n'est plus sous écrou. Une mesure accordée si le condamné présente des garanties suffisantes de réinsertion (emploi, formation, logement, traitement le cas échéant...).
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