Caméra embarquée avec un JAP

Par , le 29 décembre 2009 à 19h50 , mis à jour le 30 décembre 2009 à 11h37

Le plus du Net - Pour le 20H, TF1 a pu suivre le travail de ce magistrat qui suit la vie du condamné, une fois la peine prononcée. En complément de cette enquête, nous vous proposons ces documents exceptionnels, qui retracent le quotidien de ce métier en milieu carcéral.

JAP juge application des peines © TF1

Son métier est peu ou mal connu. Il a pourtant un rôle essentiel dans la chaîne pénale. Le juge de l'application des peines (ou JAP) suit la vie du condamné, une fois la peine prononcée, à l'intérieur comme à l'extérieur des prisons.

  • Le JAP, un juge en première ligne

    Le juge d'application des peines n'a pas un métier facile : c'est lui qui décide de libérer, ou pas, un détenu avant la fin de sa peine. Une équipe de TF1 a pu suivre le travail de l'un de ces magistrats à Grasse (Alpes-Maritimes).

    Publié le 29/12/2009 Le JAP, un juge en première ligne
Plus d'infos

 
Nous nous sommes intéressés à son activité en milieu fermé en suivant le travail de Caroline Gontran, juge de l'application des peines à Grasse, dans les Alpes-Maritimes. Permissions de sortie pour une journée, rallongements de peine pour mauvais comportement, aménagements de peine, libérations conditionnelles : ses décisions -vous allez le voir - sont déterminantes pour la vie du détenu. 
 
Entre ses mains, la vie carcérale de dizaines de détenus. Pour chacun, Caroline Gontran doit trouver un juste milieu fragile entre la protection des victimes et de la société et la nécessité de réussir la réinsertion du condamné. Elle nous parle de son métier.




La maison d'arrêt soumet au juge des demandes de retrait de crédits de réduction de peine. Chaque mois passé en détention donne lieu à des crédits de réduction de peine, les CRP (en général, deux mois par an), qui permettent de voir sa peine diminuée. Mais si le condamné se comporte mal en prison, on les lui retire.




Les condamnés saisissent le juge pour demander à passer une journée ou plus avec leur famille ou pour rencontrer un employeur en vue d'une embauche à la sortie de prison. Le juge exige de nombreuses garanties pour accorder ces permissions de sortir.




S'il ne reste au détenu qu'un an de prison, il peut faire une demande de placement sous surveillance électronique. Il reste sous écrou mais il peut vivre chez lui. Il lui est impossible de sortir de chez lui, si ce n'est pour aller travailler, rencontrer son médecin ou son conseiller d'insertion et de probation.




A mi-peine (2/3 si c'est un récidiviste), le détenu peut faire une demande de libération conditionnelle. Il sort de prison et n'est plus sous écrou. Une mesure accordée si le condamné présente des garanties suffisantes de réinsertion (emploi, formation, logement, traitement le cas échéant...).

Par Thibault Malandrin le 29 décembre 2009 à 19:50
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

4 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • bertrandbayart, le 30/12/2009 à 17h56

    C'est vrai qu'on ne force personne à aller en taule (mais la limite entre ceux qui sont dedans et ceux qui sont dehors est parfois bien fine...) mais que faire de nos détenus ? Puisque nous sommes un pays civilisé qui a décidé de ne plus les "couper en deux" comme disait Badinter il ne reste qu'une solution : les remettre dans le sens de la marche dans le droit chemin, donc les soigner, les eduquer, leur apprendre à vivre avec les autres, la valeur du travail et de la justice.... Soyons pragmatiques, ils sortiront un jour : faisons tout pour qu'ils aient appris à vivre en société, ne les transformons pas en bêtes féroces en les privant de liberté dans des conditions inhumaines.

  • nino1948, le 30/12/2009 à 14h45

    On ne force personne à aller en taule.

  • bertrandbayart, le 30/12/2009 à 12h25

    Le ministère de la justice doit faire évoluer la condamnation parce que l'homme évolue. Le rôle de la détention est de remettre le condamné dans le droit chemin. Supprimer le JAP et les remises de peines c'est tuer l'espoir et seul l'espoir fait vivre !

  • cepseudoestd, le 30/12/2009 à 00h32

    Pourquoi faut-il que le ministère de la Justice soit chargé de faire appliquer les peines privatives de liberté que ses agents prononcent ? La mission des juges est de juger ! Ils sont formés à cet effet. D'ailleurs ils ne sont pas chargés de recouvrer les amendes qu'ils infligent. Pourquoi donc, alors, faut-il qu'ils soient chargés de contrôler, voire de modifier les peines de prison qu'ils ont eux-mêmes infligées en fonction des lois et des règles de Justice. Il semblerait que le ministère de l'Intérieur soit mieux qualifié que celui de la Justice pour faire appliquer les peines de prison. Lui attribuer cette mission éviterait, en outre, aux JAP de "s'asseoir" sur les justes décisions prises, au nom du peuple français, par les autres juges. Il s'agirait là d'une légitime séparation de pouvoirs : les juges jugent et les forces de l'ordre assurent la sécurité et la tranquillité publique en veillant notamment à l'application des décisions de justice.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience