Agression d'un étudiant par un déséquilibré à Grenoble (12 novembre 2008) © TF1/LCILe 12 novembre 2008, un schizophrène, déjà auteur de plusieurs agressions à l'arme blanche pour lesquelles il avait été déclaré pénalement irresponsable, avait poignardé à mort en pleine rue à Grenoble un étudiant de 26 ans, après s'être échappé d'un hôpital psychiatrique. Immédiatement après le meurtre, le président de la République Nicolas Sarkozy avait annoncé une réforme de l'hospitalisation psychiatrique. L'homme a été déclaré irresponsable par les experts, a indiqué mardi une source judiciaire.
Le schizophrène "soulagé" d'avoir pu tuer
L'homme suspecté d'avoir tué d'un coup de couteau un étudiant à Grenoble le 12 novembre a été mis en examen pour "homicide volontaire" et interné jeudi.
Publié le 20/11/2008
La famille de l'étudiant veut des "réponses"
Les proches du jeune homme tué le 12 novembre par un déséquilibré veut des "réponses" sur les circonstances du drame et l'entourage psychiatrique du meurtrier présumé.
Publié le 19/11/2008
Le déséquilibré pourra être entendu par un magistrat
Une expertise a conclu que l'état mental de l'homme qui a mortellement poignardé un étudiant à Grenoble est "compatible avec son audition et son éventuelle mise en examen".
Publié le 18/11/2008
Le déséquilibré avait frappé au même endroit en 1995
Une victime du malade mental raconte comment il a été poignardé par cette même personne, à quelques mètres de l'endroit où a été tué un étudiant mercredi.
Publié le 15/11/2008
Sarkozy demande une réforme après le meurtre
Lors d'une réunion d'urgence à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a demandé jeudi au gouvernement une réforme de l'hospitalisation psychiatrique, après le meurtre d'un étudiant par un homme échappé d'un hôpital psychiatrique.
Publié le 13/11/2008
L'agresseur est-il pénalement responsable ?
Le parquet a ordonné une expertise devant établir si l'individu qui a poignardé un étudiant la veille pouvait être considéré comme pénalement responsable.
Publié le 13/11/2008
Dans leur rapport remis aux juges d'instruction, trois experts lyonnais ont établi que la pathologie du meurtrier présumé, atteint d'une "schizophrénie paranoïde", "particulièrement réfractaire et résistante à de nombreux traitements", avait "aboli son discernement", a précisé lors d'un point presse le procureur de la République de Grenoble, Jean Philippe. Soulignant que ce patient relevait "d'un soin psychiatrique intensif et continu sur une longue durée dans un cadre permettant de conjoindre soins et sécurité", les experts ont conclu qu'il n'était "pas accessible à une sanction pénale", a ajouté M. Philippe. Ils ont précisé qu'il présentait une "dangerosité particulière" d'autant que "ses passages à l'acte n'étaient pas précédés de signes annonciateurs évidents permettant de les anticiper".
De son côté, la partie civile a indiqué son intention d'étudier le rapport avant de décider ou non de demander une contre-expertise, dans un délai légal de 15 jours. Passé ce délai, les juges d'instruction devront ensuite se prononcer sur l'éventuelle irresponsabilité, à moins que la partie civile ne réclame la saisine de la chambre d'instruction, où se déroulerait une audience publique en présence de témoins. Mis en examen, le schizophrène est actuellement détenu en unité pour malades difficiles à Sarreguemines (Moselle). Une éventuelle irresponsabilité le ferait passer sous le régime de l'hospitalisation d'office.
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