L'attentat anti-français de Karachi en 2002 © TF1/LCIAprès Edouard Balladur, c'est au tour de Nicolas Sarkozy d'être visé. Me Morice, l'avocat des familles des victimes de l'attentat de Karachi a accusé jeudi le président de la République d'être "au coeur de la corruption" dans ce dossier. En 2002, cet attentat avait fait 14 morts, dont 11 salariés de la Direction des constructions navales (DCN). La réponse de l'Elysée a fusé : "diffamation", a rétorqué le palais présidentiel.
Karachi : Libé lie des commissions au financement de la campagne Balladur
Libération affirme lundi que le candidat aurait reçu 10 millions de francs pouvant provenir de commissions versées sur un contrat de vente de sous-marins au Pakistan.
Publié le 26/04/2010
"J'accuse Jacques Chirac et Dominique de Villepin"
Ziad Takieddine, présenté par d'anciens responsables de la DCN comme un intermédiaire imposé par le cabinet de François Léotard avant la conclusion de la vente de sous-marins au Pakistan en 1994, contre-attaque dans le Journal du dimanche.
Publié le 30/05/2010
Attentat de Karachi : la lettre qui alimente les soupçons
Le site Mediapart publie une lettre attribuée à Christine Lagarde ; la ministre y aurait signifié son refus d'autoriser l'audition de fonctionnaires du ministère de l'Economie par la mission parlementaire sur l'attentat de Karachi.
Publié le 14/05/2010
Karachi : un nouveau témoin conforte le mobile politico-financier
Un ex-policier affirme être intervenu pour empêcher le paiement de commissions au camp Balladur, dans le cadre de l'enquête sur les causes de l'attentat de Karachi qui a tué onze employés français de la DCN en 2002, révèle jeudi Le Point.
Publié le 18/02/2010
Attentat de Karachi : plainte pour corruption
Six familles de victimes de l'attentat, dans lequel 11 salariés de la DCN sont morts en 2002, ont déposé plainte contre le club politique d'Edouard Balladur, dénonçant un "financement politique illicite" à l'origine de l'attentat.
Publié le 16/12/2009
"La difficulté qu'il y a dans ce dossier, c'est que M. Sarkozy est au coeur de la corruption parce qu'elle a été validée non seulement lorsqu'il était ministre du Budget mais aussi lorsque c'est lui qui menait la campagne de la présidentielle de M. Balladur", a déclaré l'avocat lors d'une conférence de presse. "Il est au coeur parce qu'il a parfaitement conscience, au moment où est validé le système des sociétés écran mises en place, que le montant des commissions exorbitantes est payé très rapidement et n'a d'autre objectif que de financer la campagne présidentielle de M. Balladur", dont il était à l'époque le porte-parole, a ajouté l'avocat des familles des victimes de l'attentat.
"Il est couvert par l'immunité"
Mercredi, six familles de victimes de l'attentat de Karachi ont fait savoir qu'elles avaient déposé plainte pour corruption contre le club politique créé en 1995 par Edouard Balladur. Elles dénoncent un "financement politique illicite" à l'origine de l'attentat en 2002 qui fit 14 morts, dont 11 salariés de la DCN. Edouard Balladur n'a pas réagi à cette plainte. Des commissions versées sur la vente de sous-marins de la France au Pakistan en 1994 pourraient avoir donné lieu à des rétrocommissions - illégales - pour financer l'activité politique d'Edouard Balladur, et notamment sa campagne présidentielle en 1995, selon des rapports et témoignages versés au dossier. Les salariés de la DCN, victimes de cet attentat le 8 mai 2002 à Karachi, travaillaient à la construction de ces sous-marins.
Les policiers avaient trouvé à la DCN une note mentionnant l'aval pour la création d'une société off-shore -baptisée Heine et par laquelle transitait des commissions - du directeur de cabinet de M. Balladur à Matignon, Nicolas Bazire, et celui du ministre du Budget d'alors, Nicolas Sarkozy. "Le président de la République n'aura pas d'explications à donner à la justice puisqu'il est couvert par l'immunité", tant qu'il est président, a rappelé Me Morice, relevant que "cela n'est pas le cas de M. Balladur" notamment. "Ce que nous demandons, c'est que la justice aille jusqu'au bout", a-t-il ajouté. A ce stade, aucune enquête n'est ouverte sur d'éventuelles rétrocomissions. Le parquet de Paris a indiqué que la plainte des parties civiles notamment pour corruption et entrave à la justice était "à l'étude".
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Karachi : Libé lie des commissions au financement de la campagne Balladur
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