Image d'archives © TF1Julien Charnolé, 29 ans, est le père biologique d'une petite Jeanne, âgée de 3 ans. Mais cela, il ne le sait que depuis quelques mois. Entre temps, sa fille, née en août 2006 et abandonnée quelques jours plus tard par sa mère, a été placée dans une famille d'adoption. Le tribunal de grande instance de Montargis (Loiret) a, le 28 mai dernier, accordé l'adoption plénière à la famille d'adoption. Julien Charnolé, qui a découvert qu'il était le père biologique, a fait appel. Lors de l'audience devant la chambre des familles de la cour d'appel d'Orléans, ce mardi, le procureur général a demandé au nom de l'intérêt de l'enfant son maintien dans sa famille d'adoption. La cour d'appel a mis sa décision en délibéré au 26 janvier.
Il ne pourra pas adopter sa fille
La cour d'appel d'Orléans a confirmé mardi l'adoption plénière d'une enfant de trois ans réclamée par son père biologique à la famille d'adoption. Ce dernier n'avait découvert que récemment sa paternité.
Publié le 11/05/2010
Privé par la justice de la paternité de sa fille
Un espoir s'envole pour Julien Charnolé : il se bat pour reconnaître la paternité de sa fille, placée en famille d'accueil alors qu'il ignorait être son père. Mais sa reconnaissance en paternité a été annulée en appel.
Publié le 25/02/2010
"Si ce problème est regardé avec le coeur, l'humain, pas purement en droit strict, je pense qu'il va se passer des choses. On ne peut pas continuer à nous faire croire que c'est l'intérêt de Jeanne de lui cacher son père", a expliqué à l'afp Julien Charnolé, à l'issue de l'audience. "On fait des tests ADN sur moi et ma fille le 18 et 19 décembre et on a placé Jeanne le 20 décembre en famille adoptive. On n'a pas attendu les résultats. C'est pas logique", a souligné le père biologique. Pour son avocat, "il faut trouver une solution qui ménage l'un et l'autre. On ne peut pas nier que l'enfant a un vécu avec ses parents adoptifs mais on ne peut pas nier non plus que Julien Charnolé est son père".
Julien Charnolé croyait que l'enfant été issu d'un viol
Le 24 août 2006, au Mans (Sarthe), la compagne de Julien Charnolé donne naissance à une fille alors qu'il pensait qu'elle était hospitalisée pour un problème d'utérus. Elle lui annonce que l'enfant n'est pas de lui. Elle explique avoir été violée il y a huit mois, alors que le couple s'était momentanément séparé, et ne pas vouloir garder l'enfant. Quelques jours après sa naissance, la mère abandonne l'enfant, placé dans une famille d'adoption dans le Loiret. Un an et demi plus tard, alors que le couple s'est reformé, l'homme apprend qu'il est bien le père du bébé, à la suite de tests ADN effectués dans le cadre de l'enquête pour viol.
Il quitte son amie, se lance à la recherche de sa fille, la reconnaît officiellement en mars 2008. Depuis, il se bat pour la récupérer. Entre temps, le tribunal de Paris, saisie par l'association de la famille adoptive française (Faf) qui a trouvé la famille d'adoption à Jeanne, a annulé le 20 janvier 2009 la reconnaissance de paternité, jugée hors délai (les pères ont quatre mois pour se faire connaître). Julien Charnolé a également fait appel de cette décision qui sera plaidée le 26 janvier à la cour d'appel de Paris, le jour où la cour d'appel d'Orléans rendra, elle, sa décision.
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