Le procureur s'oppose à ce qu'un père récupère sa fille adoptée

Par , le 01 décembre 2009 à 16h04 , mis à jour le 01 décembre 2009 à 16h08

Julien Charnolé, 29 ans, tente de récupérer en justice sa fille, âgée de 3 ans et abandonnée par sa mère à la naissance, mais dont il a appris l'existence il n'y a que quelques mois.

Image d'archives/TF1Image d'archives © TF1

Julien Charnolé, 29 ans, est le père biologique d'une petite Jeanne, âgée de 3 ans. Mais cela, il ne le sait que depuis quelques mois. Entre temps, sa fille, née en août 2006 et abandonnée quelques jours plus tard par sa mère, a été placée dans une famille d'adoption. Le tribunal de grande instance de Montargis (Loiret) a, le 28 mai dernier, accordé l'adoption plénière à la famille d'adoption. Julien Charnolé, qui a découvert qu'il était le père biologique, a fait appel. Lors de l'audience devant la chambre des familles de la cour d'appel d'Orléans, ce mardi, le procureur général a demandé au nom de l'intérêt de l'enfant son maintien dans sa famille d'adoption. La cour d'appel a mis sa décision en délibéré au 26 janvier.

  • Il ne pourra pas adopter sa fille

    La cour d'appel d'Orléans a confirmé mardi l'adoption plénière d'une enfant de trois ans réclamée par son père biologique à la famille d'adoption. Ce dernier n'avait découvert que récemment sa paternité.

    Publié le 11/05/2010 Il ne pourra pas adopter sa fille
  • Privé par la justice de la paternité de sa fille

    Un espoir s'envole pour Julien Charnolé : il se bat pour reconnaître la paternité de sa fille, placée en famille d'accueil alors qu'il ignorait être son père. Mais sa reconnaissance en paternité a été annulée en appel.

    Publié le 25/02/2010 Privé par la justice de la paternité de sa fille
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"Si ce problème est regardé avec le coeur, l'humain, pas purement en droit strict, je pense qu'il va se passer des choses. On ne peut pas continuer à nous faire croire que c'est l'intérêt de Jeanne de lui cacher son père", a expliqué à l'afp Julien Charnolé, à l'issue de l'audience. "On fait des tests ADN sur moi et ma fille le 18 et 19 décembre et on a placé Jeanne le 20 décembre en famille adoptive. On n'a pas attendu les résultats. C'est pas logique", a souligné le père biologique. Pour son avocat, "il faut trouver une solution qui ménage l'un et l'autre. On  ne peut pas nier que l'enfant a un vécu avec ses parents adoptifs mais on ne peut pas nier non plus que Julien Charnolé est son père".   

Julien Charnolé croyait que l'enfant été issu d'un viol
 
Le 24 août 2006, au Mans (Sarthe), la compagne de Julien Charnolé donne naissance à une fille alors qu'il pensait qu'elle était hospitalisée pour un problème d'utérus. Elle lui annonce que l'enfant n'est pas de lui. Elle explique avoir été violée il y a huit mois, alors que le couple s'était momentanément séparé, et ne pas vouloir garder l'enfant. Quelques jours après sa naissance, la mère abandonne l'enfant, placé dans une famille d'adoption dans le Loiret. Un an et demi plus tard, alors que le couple s'est reformé, l'homme apprend qu'il est bien le père du bébé, à la suite de tests ADN effectués dans le cadre de l'enquête pour viol.

Il quitte son amie, se lance à la recherche de sa fille, la reconnaît officiellement en mars 2008. Depuis, il se bat pour la récupérer. Entre temps, le tribunal de Paris, saisie par l'association de la famille adoptive française (Faf) qui a trouvé la famille d'adoption à Jeanne, a annulé le 20 janvier 2009 la reconnaissance de paternité, jugée hors délai (les pères ont quatre mois pour se faire connaître). Julien Charnolé a également fait appel de cette décision qui sera plaidée le 26 janvier à la cour d'appel de Paris, le jour où la cour d'appel d'Orléans rendra, elle, sa décision.

Par Alexandra Guillet le 01 décembre 2009 à 16:04
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22 Commentaires

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  • abstrait69, le 04/12/2009 à 12h08

    Cette histoire est lamentable, encore une fois la justice a fait n'importe quoi!!!!

  • stelmaria0, le 02/12/2009 à 12h51

    Quand un enfant perd l'un de ses parents il n'y a pas de lois pour les lui rendre mais lorsqu'il ya un pere qui veut recuperer sa fille la oui,on en trouve.C'est nul

  • jgh67, le 02/12/2009 à 11h34

    La procédurre semble particulièrement insindieuse...La loi de 2002 sur l'autorité parentale permet, en théorie, à tout enfant d'avoir des relations avec ses 2 parents ( notament en cas de séparation ou de divorce). Encore faut-il disposer de l'aurité parentale... Mais la justice vient de trouver le remède pour éviter de se retrouver en toute illégalité par rapport à ce texte: En anulant la reconnaissancce de paternité du père biologique ce dernier est désormais dépourvu d'autorité parentale et ne peut se prévaloir de la loi ... Bien vu !Lamentable et scandaleux !!!

  • yann-87, le 02/12/2009 à 10h13

    Il est clair qu'avant de prononcer l'adoption plénière, la justice aurait du attendre les résultats des test ADN!! A tout faire pour que la justice aille vite tout en diminuant sans cesse ses moyens de fonctionnement (humains et financiers) ont arrive à des décisions injustes, prises dans la hâte et sans aucun fondement logique! Quand au comportement de la mère...

  • dual01, le 02/12/2009 à 04h36

    "Julien Charnolé croyait que l'enfant été issu d'un viol" Hum... Ne serait-ce pas plutôt "Julien Charnolé croyait que l'enfant ETAIT issu d'un viol".

  • gilou663, le 02/12/2009 à 03h09

    Le 28 mai dernier un tribunal, sachant que le père essaie de récupérer sa fille, sème la zizanie en prononçant l'adoption plénière et court-circuiter toute autre décision de justice !. Quel rôle joue cette association de la famille adoptive française ? A t-elle le droit de défendre à tout prix les adoptants contre les parents naturels ? A 3 ans une fillette peut être rendue à son père naturel

  • corinne174, le 01/12/2009 à 21h13

    Tout a fait d accord ; cette petite doit aller avec son père même si cest pas facile de quitter ses "parents adoptifs"

  • moij2009, le 01/12/2009 à 21h07

    Ce n'est pas un avis que je donne mais mon sentiment.Ne brissé pas la vie de cette petite fille.Les parent adoptive et le pere faite connaissance tranquillement,sans colere,une petite fille de3ans n'est pas un jouet .le juge doit prendre une mesure et cela doit etre super dur,ca doit pas etre fantastique d'avoir des dossier comme celui là.

  • dydy1090, le 01/12/2009 à 20h19

    Incroyable le comportement de la mère ! et maintenant c'est la famille adoptive , le père biologique et surtout l'enfant qui souffre !!!!

  • demie17, le 01/12/2009 à 19h37

    Ben moi cette fille je comprends pas qu elle ne soit pas puni pour un tel mensonge. C est odieux, c est infame de lui avoir menti a cet homme. Courage a lui et qu on lui rende sa fille

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