Jacques Chirac © REUTERSLa convocation s'est faite dans la plus grande discrétion, par oral. Jacques Chirac sera entendu avant Noël par le juge Jacques Gazeaux, à Nanterre, révèle le site Mediapart. Une information confirmée par des sources proches du dossier. Cette audition intervient dans le cadre de l'instruction de l'affaire du financement du RPR. Jacques Chirac a confirmé jeudi avoir "souhaité" que soient remboursées à la Ville de Paris les sommes liées à l'affaire dite des "emplois de complaisance", tout en réaffirmant n'avoir commis aucune "infraction pénale". Evoquant des "regrets" après la condamnation d'Alain Juppé, le maire PS de Paris a suggéré dimanche que la Ville pourrait ne plus être partie civile au procès de son prédécesseur. Le sénateur condamné dans l'affaire de l'Angolagate propose à tous les parlementaires de créer une commission habilitée à enquêter sur les affaires protégées par un secret-défense. Alors que, pour 7 Français sur 10, l'ex-président doit pouvoir être poursuivi "comme n'importe quel citoyen", de nombreux soutiens se déclarent en faveur de Jacques Chirac. Ils sont plus de sept sur dix à estimer que la "justice doit le poursuivre comme n'importe quel citoyen". Les réactions politiques, elles, pleuvent encore. L'ancien président renvoyé vendredi devant la justice va préparer une semaine bien chargée, consacrée à la promotion de ses Mémoires, qui sortiront jeudi. Si la gauche se félicite que la justice "s'applique de la même manière pour tous", les commentaires à droite pointent "la lenteur de la justice". Royal montre sa différence. L'ancien président de la République a été renvoyé vendredi devant la justice pour son rôle dans l'affaire des chargés de mission de la ville de Paris. Les procédures judiciaires portant sur la période pendant laquelle Jacques Chirac était maire de Paris (1977-1995) durent depuis une quinzaine d'années. L'ex-ministre de l'Intérieur assure que les présidents et leurs premiers ministres "étaient forcément au courant" des ventes d'armes à l'Angola.
Plus d'infosEmplois fictifs : Chirac confirme son souhait d'un remboursement

Delanoë : si on rembourse Paris, la Ville se retire du procès Chirac

Pasqua veut "rafraîchir la mémoire" de Chirac

Pour ou contre un procès Chirac ?

Renvoi de Chirac : les Français approuvent

Chirac en France pour préparer sa défense... et faire sa promo

Chirac jugé : les politiques entre approbation et regrets

Chirac n'en a pas fini avec les juges

Chirac : 15 ans "d'affaires"

Pasqua charge Chirac, Mitterrand, Balladur et Juppé

Jacques Chirac est soupçonné d'avoir couvert, dans les années 1990, un système de prise en charge des salaires de certains permanents du RPR par la Ville de Paris. Il était à l'époque à la fois maire de la capitale et président du RPR (qu'il avait fondé en 1976). Depuis le mois de juillet 2007, il bénéficiait du statut de témoin assisté dans cette procédure. Il risque aujourd'hui une mise en examen pour «prise illégale d'intérêts».
Le 30 octobre dernier, la juge parisienne Xavière Simeoni, dans un dossier connexe a décidé de renvoyer l'ancien maire de Paris devant le tribunal correctionnel pour «détournement de fonds publics» et «abus de confiance».
Retour MYTF1
Emplois fictifs : Chirac confirme son souhait d'un remboursement
Chargement en cours...





