Tarnac : contrôles judiciaires allégés

Par TF1 News (d'après agence), le 18 décembre 2009 à 17h09 , mis à jour le 18 décembre 2009 à 21h49

La cour d'appel de Paris a allégé le contrôle judiciaire imposé aux personnes mises en examen dans l'enquête sur des sabotages de lignes TGV fin 2008, maintenant uniquement l'interdiction de communiquer entre elles.

Julien Coupat SNCF Tarnac sabotageImage d'archives © TF1/LCI

Ils n'ont toujours pas le droit de se parler mais le contrôle judiciaire imposé aux personnes mises en examen dans l'affaire de Tarnac a été allégé. Neuf des dix personnes mises en examen dans l'enquête sur des sabotages de lignes TGV fin 2008, dont Julien Coupat, présenté comme le leader du groupe, et sa compagne Yldune Levy, demandaient des modifications, voire des levées totales du contrôle judiciaire qui leur interdisait notamment de se rencontrer, de résider à Tarnac, en Corrèze, et les obligeait à se présenter régulièrement dans un commissariat.

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Plus d'infos

 
La chambre de l'instruction de la cour d'appel a décidé d'assouplir le contrôle judiciaire de ces neuf personnes, maintenant seulement l'interdiction de se "recevoir, (se) rencontrer ou d'entrer en relation" entre elles, a-t-on indiqué de source judiciaire. "L'étau judiciaire dont ils dénonçaient le caractère inique est allégé mais notre réaction est mitigée car est maintenue l'interdiction de communiquer entre eux", a réagi l'un des avocats des mis en examen, Me William Bourdon.
 
"Nous ne cherchons pas à nous cacher"
 
"C'est un désaveu pour le parquet général qui avait requis le maintien des mesures de contrôle judiciaire", a-t-il ajouté. Cette décision "va dans la bonne direction et confirme l'impression donnée par le dossier, à savoir que la qualification criminelle ne correspond pas à la réalité des faits", a dit à l'AFP Me Thierry Levy, autre avocat des mis en examen, espérant que cette décision constitue une "bonne anticipation" pour la suite de l'enquête.
 
Les dix mis en examen du "groupe de Tarnac" avaient annoncé le 3 décembre dans une tribune dans Le Monde qu'ils cessaient de respecter le contrôle judiciaire. "Nous désertons. Nous ne pointerons plus et nous comptons bien nous retrouver, comme nous l'avons fait, déjà, pour écrire ce texte. Nous ne chercherons pas à nous cacher", affirmaient-ils.
 
La justice enquête depuis le 11 novembre 2008 sur des sabotages de lignes TGV attribués à un groupe de jeunes basés à Tarnac (Corrèze) et réunis autour de Julien Coupat, brillant étudiant.

Par TF1 News (d'après agence) le 18 décembre 2009 à 17:09
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1 Commentaires

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  • loanaourf, le 18/12/2009 à 21h21

    Absolument UMPuesque ... !

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