Une mère jugée pour meurtre et tentatives de meurtres de ses enfants

Par TF1 News (avec agence), le 07 décembre 2009 à 22h47 , mis à jour le 07 décembre 2009 à 22h57

Acusée d'avoir tué son fils de deux ans et tenté de tuer ses deux filles en juin 2007 à Givors, avant de se défenestrer, elle a déclaré devant les Assises du Rhône avoir ainsi voulu "trouver une solution" à ses problèmes de couple.

L'affaire est dramatique et symptomatique d'un mal-être profond. Une mère de 38 ans accusée d'avoir tué son fils de deux ans et tenté de tuer ses deux filles en juin 2007 à Givors (Rhône), avant de se défenestrer, a expliqué lundi devant les assises du Rhône à Lyon avoir ainsi voulu "trouver une solution" à ses problèmes de couple.

"Parce qu'on n'arrivait pas à être heureux, il fallait que je trouve une solution", a bredouillé Gaëlle Ciottoli, au premier jour de son procès pour homicide volontaire et tentatives. "C'était une façon de passer de l'autre côté, parce que de l'autre côté il n'y aurait pas de problèmes", a poursuivi entre deux sanglots cette aide soignante, handicapée à la suite de sa tentative de suicide. Dans la nuit du 4 au 5 juin 2007, l'accusée, dépressive et auteur de plusieurs tentatives de suicide, avait étouffé le petit Thomas, puis tenté d'étrangler et de poignarder ses deux filles, âgées de 9 et 12 ans, par désespoir amoureux et afin de "partir tous ensemble". Les fillettes s'étaient débattues et leur mère avait fini par renoncer, prenant la fuite en voiture avec le corps du petit garçon. Elle avait alors déposé son cadavre devant l'appartement de la maîtresse de son compagnon, alcoolique chronique, qui avait décidé de vivre avec cette dernière. Ayant réussi à rentrer chez sa rivale, elle s'était alors jetée par la fenêtre du deuxième étage, sous les yeux de son compagnon.
 
Le discernement de Gaëlle Ciottoli "n'était pas aboli, bien que fortement altéré au moment des faits", avaient conclu les experts. L'accusée encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict est attendu mercredi.

Par TF1 News (avec agence) le 07 décembre 2009 à 22:47
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

5 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • celia38000, le 08/12/2009 à 13h10

    En arriver là, pour un mari alcoolique et qui la trompé de surcroit. c'est du gaspillage. j'espère que les petites filles trouveront une famille d'accueil stable et aimante mais malheureusement adulte on garde les cicatrices en nous et cela ressort à l'age adulte d'une drôle de façon (dépression, colère, mélancolie) mais il faudra affronter le doulereux passé pour continuer et il ne faut pas le faire seule. Bonne chance.

  • marianou33, le 08/12/2009 à 08h43

    Quelle sombre histoire...Que de souffrances... Vous ne parlez pas de l'état de santé des deux petites filles...Comment vont-elles ? Je ne parle bien évidemment pas de leur état psychologique qui doit être ravagé... J'espère de tout coeur quelles se remettront au mieux de la folie des adultes. Que leur petit frêre repose en paix...

  • flo54321, le 08/12/2009 à 08h37

    C'est vraiment triste pour ses deux filles qui restent...et pour la maman aussi.

  • lamamouche54, le 08/12/2009 à 08h00

    Affreux, le desespoir est une calaminté, il faut pas laisser les gens en arriver à etre desespéré pauvre petit garçon pauvres petites filles pauvre maman. La solution aux problèmes commence déjà a ce que les proches voient et s'occupent de leur proche. Elle devait etre bien seule cette dame pour en arriver là. Elle doit etre punie pour çà et sévèrement mais yen a d'autres qui devraient aussi avoir du mal à dormir.

  • dralia, le 07/12/2009 à 23h19

    Voir ces deux articles se cotoyer est bien difficile : une mère désespérée qui risque la réclusion à perpétuité pour l'un et un ex-entraineur obtenant un non-lieu grace à la prescription de l'autre ... La première aurait eu besoin d'aide, après plusieurs TS son état dépressif ne présentait aucun doute. Ses deux filles, après tout ce qu'elles ont subi, vont perdre aussi leur mère, et pour longtemps. Le second s'en tire sans problème ; cette fichue prescription laisse encore des victimes sans possibilité de justice. Comment se reconstruire ainsi ? Drôle de justice ...

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience