© AFPDerrière ou devant la bataille juridique, la bataille politique entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy ne fait que commencer, mais s'est-elle jamais arrêtée. "Arrêtez monsieur le président cette haine qui ne peut vous faire que du tort". L'ancien Premier ministre a affirmé vendredi matin sur RMC que la décision du procureur de Paris de faire appel de sa relaxe dans le procès Clearstream n'était pas la sienne mais celle du président. "Ce n'est pas sa décision, je connais bien Jean-Claude Marin", a-t-il affirmé, la voix blanche. "Nicolas Sarkozy a menti dans ce dossier, les éléments sont là, il a menti sur la date à laquelle il a été informé de ces opérations", a-t-il poursuivi. Le chef de l'Etat "a poussé lors du procès, dans la bouche de son avocat, tellement loin qu'il a été amené à utiliser des documents à qui il a donné une interprétation fausse", a-t-il accusé. "Il a été amené à s'appuyer sur l'un de ceux qui a été reconnu coupable en donnant du crédit à la thèse défendue par Imad Lahoud" selon laquelle l'informaticien connaissait bien l'ancien Premier ministre.
Villepin n'a "aucun ressentiment" vis-à-vis de Sarkozy
Dominique de Villepin, qui doit déjeuner jeudi avec Nicolas Sarkozy, a assuré mardi n'avoir plus aucun ressentiment à l'égard d'un président qu'il a durement critiqué depuis son arrivée au pouvoir.
Publié le 22/02/2011
Villepin contre-attaque
L'ex Premier ministre a affirmé vendredi que la décision de faire appel de sa relaxe a été prise jeudi, lors d'une réunion à l'Elysée. "Allégations mensongères", a répliqué cette dernière.
Publié le 30/01/2010
Clearstream: Villepin affirme que l'appel a été décidé à l'Elysée
Pour l'ancien Premier ministre, la décision du parquet de Paris de faire appel de sa relaxe dans l'affaire Clearstream a été prise jeudi "lors d'une réunion à l'Elysée".
Publié le 29/01/2010
Relaxé, il est relancé
Blanchi jeudi dans l'affaire Clearstream, l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin se pose désormais comme une alternative à la politique de Nicolas Sarkozy.
Publié le 29/01/2010
Clearstream : rappel des faits en images
Publié le 28/01/2010
Villepin relaxé : sa première déclaration
Relaxé jeudi dans l'affaire Clearstream, l'ancien Premier ministre a déclaré "salué le courage du tribunal" et dit vouloir "tourner la page" et "servir la France", en quittant le tribunal.
Publié le 28/01/2010
Relaxe de Villepin : la pirouette de Sarkozy
Le président a refusé jeudi de commenter directement la relaxe de Dominique de Villepin dans le procès Clearstream, s'en tirant par une plaisanterie.
Publié le 28/01/2010
C'est sur Europe 1 que le procureur de Paris avait annoncé tôt vendredi matin qu'il ferait appel de la relaxe de Dominique de Villepin. "Le tribunal n'a pas tiré toutes les conclusions de ce qu'il a entendu. Tout n'a pas été dit dans cette affaire. Il y a place encore pour faire émerger une part de vérité (...) J'ai décidé d'interjeter appel de cette décision", a déclaré Jean-Claude Marin. "Il faut que la cour d'appel ait tous les éléments (...) Fin 2010 ou début 2011, on pourrait avoir un second procès", a ajouté le magistrat, qui avait requis 18 mois de prison avec sursis et 45.000 euros d'amende à l'encontre de l'ancien Premier ministre pour "complicité de dénonciation calomnieuse".
L'UMP appelle à l'unité
Ce retour au grand jour de la rivalité Sarkozy-Villepin inquiète les responsables de la majorité. En pleine crise économique et sociale, ils craignent que les Français jugent sévèrement ces attaques mutuelles à droite, entre villepinistes et sarkozystes. "On sait trop ce que nous a coûté les divisions dans le passé", a mis en garde vendredi matin le patron de l'UMP Xavier Bertrand sur RTL, lançant un appel à l'unité de la majorité autour du président de la République. Il devait rencontrer vendredi le président du groupe UMP Jean-François Copé pour faire un point sur les réformes en cours et la campagne des régionales.
"Il n'y en a pas un pour racheter l'autre"
Du côté du PS, on ne s'est pas fait prier pour juger sévèrement le retour de la lutte fratricide entre le chef de l'Etat et son ancien Premier ministre. "Dans cette affaire, il n'y en a pas un pour racheter l'autre. Villepin et Sarkozy se poursuivent d'une haine réciproque par voie de presse. C'est grotesque au regard des problèmes de la France et des Français", a ainsi affirmé le député parisien Jean-Christophe Cambadélis. Pour Arnaud Montebourg, "dans cette affaire le Procureur de la République est devenu le procureur privé des intérêts personnels et politiciens de Nicolas Sarkozy, lequel utilise l'appareil judiciaire à des fins de vindicte politique et de vengeance privative".
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