Lâcher d'argent annulé : deux jeunes devant le juge pour violences

Par D.H. (avec agence), le 11 janvier 2010 à 13h58 , mis à jour le 11 janvier 2010 à 14h02

Il leur est reproché des "violences" lors de l'opération annulée de lâcher de billets près du Champs de Mars, qui avait dégénéré mi novembre. Le parquet a requis six mois de sursis et 120 heures de travail d'intérêt général.

L'image des émeutes aux abords de l'école militaire, envoyée par une internaute de TF1 News.L'image des émeutes aux abords de l'école militaire, envoyée par une internaute de TF1 News. © TF1 News

L'événement avait tourné à l'émeute. Après l'annulation de la distribution d'argent organisée par le site internet Mailorama.fr le 14 novembre dernier, des heurts s'étaient produits aux abords du Champs de Mars, côté Ecole militaire, où 7.000 personnes étaient venues. Des vitrines de magasins avaient été brisées, des jeunes passés à tabac pour leur portable ou leur sac, des journalistes agressés et une voiture littéralement retournée (revoir les images des violences).

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Une dizaine de personnes avaient alors été interpellées. Certaines relâchées. D'autres renvoyées devant la justice. Lundi, le tribunal correctionnel de Paris a ainsi jugé les premiers "émeutiers" du Champ-de-Mars, poursuivis pour "violences" sur des fonctionnaires de police. Le parquet a requis six mois de prison avec sursis et obligation de réaliser 120 heures de travail d'intérêt général (TIG). Le tribunal a mis sa décision en délibéré à lundi prochain.

Pierres ou graviers ?

Concrètement, ces jeunes de 21 ans et 19 ans sont poursuivis pour avoir jeté des pierres sur des policiers. C'étaient "plutôt des graviers du Champ-de-Mars", a ironisé la présidente durant cette courte audience de la 29e chambre correctionnelle. En effet, parmi les "pierres" litigieuses, les procès-verbaux évoquent des projectiles mesurant pour les plus gros 1 cm sur 3. "On a attendu, on a appris que la distribution était annulée et là, ça a commencé à dégénérer, on a vu des gens qui jetaient des projectiles sur les policiers. Ca volait de partout", "des pierres (...), des fruits, des légumes", a raconté l'un des deux accusés qui "nie formellement" avoir participé à ces échauffourées. Alors que leurs clients ont été interpellés plus d'une heure après les faits, les avocates des deux prévenus ont dénoncé un délit de sale gueule. "On n'a rien" contre eux, a ainsi plaidé leur avocat, "ils ont été confondus par leur seule tenue vestimentaire".

Deux d'entre elles avaient ainsi comparu par procès verbal deux jours après les faits, l'audience étant fixée devant le tribunal correctionnel de Paris au 13 janvier. En attendant, elles avaient été remises en liberté sous contrôle judiciaire. Elles comparaissent donc ce mercredi pour pour "jets de projectiles et dégradations". Un autre suspect, mineur, doit en outre comparaître devant un tribunal pour enfants.

Par D.H. (avec agence) le 11 janvier 2010 à 13:58
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9 Commentaires

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  • an-ne, le 11/01/2010 à 18h20

    Au cas où vous ne le sauriez pas, une grande majorité des magistrats, hommes de droit, avocats etc. votent à gauche (ps)... Quand on le sait, cela explique bon nombre de "jugements".

  • chartrip, le 11/01/2010 à 17h37

    A tout ces internote qui ce plaigne la prochaine fois vous voterez comme il faut

  • syberya, le 11/01/2010 à 17h36

    Ben il faut lire l'article c'est marqué dessus, comme le port....:o))))

  • bm06, le 11/01/2010 à 17h26

    On verra ca en mars...

  • juigne11, le 11/01/2010 à 16h22

    Vous parlez d'une peine, c'est de la rigolade, 6 mois avec sursis. Vive la justice

  • nicolefoux, le 11/01/2010 à 16h01

    En lisant entre les lignes, la décision de justice se résume à "C'est bien, continuez comme ça"! NON NON et NON, la justice doit être inflexible, sanctionner durement ces personnes qui sont là uniquement pour casser et frapper! Il faut envoyer un signal fort à tous ceux tentés de faire de même. Mais la justice fait tout le contraire.

  • djinn66, le 11/01/2010 à 14h58

    Franchement,c'est pas une punition ça!

  • nicocmlp, le 11/01/2010 à 14h23

    Sur la vidéo, on voit bien des gens se faire agresser gravement, à coups de pieds et pas de gravillons. Les avocats des agresseurs disent quoi pour leur défense ?

  • an-ne, le 11/01/2010 à 14h17

    "sursis" et "travail d'intérêt général"???? Elles vont être contentes les victimes qui se sont fait tabasser et dépouiller... Les casseurs n'ont rien à craindre à l'avenir. Ils peuvent recommencer, et s'ils se font prendre, ils savent que la facture sera légère pour eux...

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