Jeudi Noir a investi un local place des Vosges, à Paris, le 31 octobre 2009 © TF1-LCIC'est une décision qui va mettre fin à plus de deux mois d'occupation. Un tribunal de Paris a ordonné lundi l'expulsion de jeunes militants du collectif "Jeudi noir" qui occupent depuis fin octobre un hôtel particulier du XVIIe siècle vide selon eux depuis plus de 40 ans. Ce dossier a attiré l'attention car il illustre la crise du logement dans la capitale.
"Jeudi noir" délogé de son squat à deux pas de l'Elysée
La police a entamé vendredi matin l'expulsion des squatteurs du Collectif Jeudi Noir qui occupaient depuis fin décembre un immeuble de bureaux vide de l'avenue Matignon appartenant à l'assureur Axa.
Publié le 18/02/2011
"Jeudi noir" installe un squat à deux pas de l'Elysée
Dénonçant les immeubles inutilisés en plein Paris alors que sévit la crise du logement, le collectif a décidé de frapper un grand coup en occupant un immeuble de huit étages appartenant à Axa, avec vue sur la cour de l'Elysée.
Publié le 07/01/2011
Début de la trêve hivernale, le coup de Jeudi noir
A la veille de la trêve hivernale des expulsions locatives, l'association a investi samedi les beaux quartiers de Paris, occupant 2000 m2 place des Vosges.
Publié le 31/10/2009
Un squat qui pourrait coûter cher à ses occupants
Les militants de l'association Jeudi Noir, qui occupent depuis fin octobre un hôtel particulier dans le quartier du Marais à Paris, se voient réclamer 140 000 euros d'indemnités en justice.
Publié le 06/01/2010
Sabrer le mousseux pour sabrer les prix
<b> Reportage - </b> Le collectif Jeudi noir lutte contre les loyers prohibitifs en envahissant les appartements et en interpellant le propriétaire.
Publié le 21/12/2006
Invoquant le respect du droit à la propriété, la tutrice de la propriétaire âgée de 87 ans avait demandé au tribunal d'instance du Ve arrondissement l'expulsion des militants et plus de 140.000 euros d'indemnités (69.663 euros par mois). Les juges ordonnent finalement aux "squatteurs" de payer 3.500 euros par mois d'indemnités, soit environ 10.000 euros au total pour la période durant laquelle ils ont occupé l'immeuble. La sanction passera à 25.000 euros par mois s'ils n'ont pas quitté les lieux dans huit jours, dit le jugement.
"Un jugement très dur"
La propriétaire, Béatrice Cottin, 87 ans, qui vit en maison de retraite, considère l'immeuble, où naquit la marquise de Sévigné, écrivain célèbre du XVIIe, comme sa "résidence principale", même si elle n'y a presque jamais habité en raison de travaux, ont dit ses avocats.
Me Pascal Winter, avocat du collectif "Jeudi noir", invoquait la loi sur le "droit au logement opposable" votée en mars 2007 et qui donne aux sans-logis le droit de contester en justice l'impossibilité d'accéder à un foyer. La municipalité socialiste de Paris avait exprimé son soutien à "Jeudi noir" et appelé les juges à la "clémence".
"C'est un jugement très dur" qui "impose aux étudiants de partir sans délai et en plein hiver", a commenté le Collectif Jeudi Noir. "On va décider entre nous ce soir si on part ou si on fait appel", a indiqué Julien Bayou, le porte-parole. Mais de se réjouir tout de que "la justice n'a pas reconnu le préjudice, alors que la partie adverse réclamait 115.000 euros à Jeudi Noir au titre du préjudice". "Les 3.400 euros par mois à titre de loyer on est prêts à les payer, d'autant qu'on avait déjà proposé de le faire", a ajouté Julien Bayou.
La Fondation Abbé Pierre recense en France 100.000 personnes vivant dans la rue, 493.000 "privées de domicile personnel" et vivant en foyers, habitats de fortunes, chez des tiers ou à l'hôtel, ainsi que plus de deux millions de personnes habitant dans des logements précaires, insalubres ou surpeuplés. A Paris, selon le recensement de 1999, il y avait 136.000 logements vides, un chiffre qui aurait peu évolué. En 2006, les statistiques fiscales montrent que 18.600 étaient vides depuis plus de deux ans.
Retour MYTF1
"Jeudi noir" délogé de son squat à deux pas de l'Elysée
Chargement en cours...




