Une mère de famille a été condamnée lundi par le tribunal correctionnel de Marseille à un an de prison avec sursis pour avoir braqué sa buraliste en décembre 2009, alors qu'elle était confrontée à une situation financière difficile et menacée d'expulsion. Rose Vicari, 50 ans, était poursuivie pour "tentative d'extorsion et détention d'arme" et risquait sept ans de prison. Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet qui avait estimé que "si on peut comprendre son désespoir, la suite est injustifiable". Son avocat Pascal Luongo a regretté cette "peine exemplaire", estimant qu'on n'avait "pas reconnu sa détresse". Visiblement perdue face à la cohue médiatique, cette mère de deux enfants de 23 et 27 ans a dit "regretter énormément" son geste, qu'elle explique par son état de "désespoir". "J'ai voulu crier au secours", a-t-elle expliqué à l'audience.
Les petits commerces, nouvelles cibles des braqueurs
Les attaques à main armée visent de plus en plus souvent, non plus des banques ou des bijouteries, mais des commerces de quartier. Une tendance nette à Paris.
Publié le 22/09/2008
Le 8 décembre, à 6 heures du matin, Rose Vicari, en arrêt longue maladie pour dépression, se rend dans un bureau de tabac où elle achète régulièrement des tickets pour jouer au poker sur internet. Elle s'approche alors de la commerçante et "sans agressivité", lui dit de fermer la porte sous la menace d'une arme cachée dans sa sacoche. "Je savais que je ne ferais pas de mal, je voulais faire comme un emprunt forcé", se justifie cette dame aux longs cheveux blonds, tout en demandant "pardon" à sa victime d'une voix tremblante. A ce moment-là, un client, agent pénitentiaire de profession, entre dans la boutique et maîtrise l'apprentie braqueuse qui se laisse "interpeller sans résistance", a rappelé la présidente de la cour Françoise Balesi. La buraliste, qui s'est présentée en début d'audience avant de repartir, a décidé de ne pas porter plainte.
Le 8 décembre, à 6 heures du matin, Rose Vicari, en arrêt longue maladie pour dépression, se rend dans un bureau de tabac, où elle achetait régulièrement des tickets pour jouer au poker sur internet. Elle s'approche alors de la commerçante et "sans agressivité", lui dit de fermer la porte sous la menace d'une arme cachée dans sa sacoche. "Je savais que je ne ferais pas de mal, je voulais faire comme un emprunt forcé", se justifie cette dame aux longs cheveux blonds, tout en demandant "pardon" à sa victime d'une voix tremblante. A ce moment-là, un client, agent pénitentiaire de profession, entre dans la boutique et maîtrise l'apprentie braqueuse qui se laisse "interpeller sans résistance", a rappelé la présidente de la cour Françoise Balesi. La buraliste, qui s'est présentée en début d'audience avant de repartir, a décidé de ne pas porter plainte.
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