© AFP/Joachim Bertrand"Boule de feu", "bruit d'enfer", "grosse peur", "fumée noire". A Gonesse (Val-d'Oise), personne n'a oublié le 25 juillet 2000. Ce jour où le Concorde, en partance pour New-York, s'est écrasé à la sortie de leur ville, moins de deux minutes après avoir décollé de Roissy. Le bilan est dramatique : 109 morts à bord, dont une majorité d'Allemands, et quatre dans l'hôtel sur lequel s'est écrasé le supersonique. Le procès de cette catastrophe aérienne s'est ouvert mardi devant le tribunal correctionnel de Pontoise. Pendant quatre mois les magistrats entendront témoins, experts et avocats pour déterminer les responsabilités. Comme pour le procès de l'explosion de l'usine AZF à Toulouse, le débat s'annonce très technique.
Crash du Concorde : après Continental, Air France aussi fait appel
Air France, partie civile lors du procès du crash du Concorde qui avait fait 113 morts en 2000 près de Paris, fait à son tour appel du jugement condamnant l'Américain Continental.
Publié le 16/12/2010
Concorde : Continental Airlines pénalement responsable du crash
La justice a reconnu lundi la compagnie américaine pénalement responsable dans le crash du supersonique d'Air France, qui a fait 113 morts en 2000. EADS, reconnue civilement responsable, devra s'acquitter de 30% des dommages dus aux victimes.
Publié le 06/12/2010
Crash du Concorde: l'heure du jugement
Quatre mois durant, le tribunal a cherché à déterminer les responsabilités éventuelles de Continental Airlines, de deux de ses employés et de trois anciens responsables français de l'aéronautique. Le jugement sera connu dans la journée.
Publié le 06/12/2010
Dix ans après, Gonesse se souvient du drame du Concorde
A l'occasion du dixième anniversaire du crash du supersonique d'Air France, qui a fait 113 morts le 25 juillet 2000, une cérémonie a été organisée ce dimanche à Gonesse.
Publié le 25/07/2010
Reverra-t-on bientôt un Concorde sur le tarmac ?
Une association tente de remettre un Concorde en état de marche. Elle fait des tests sur le moteur d'un appareil exposé au Bourget, au Musée de l'air et de l'espace.
Publié le 30/05/2010
Concorde : rendez-vous le 6 décembre pour le jugement
Le procès du crash du Concorde, qui a fait 113 morts il y a 10 ans, s'est terminé vendredi avec la plaidoirie de l'avocat de Continental Airlines, l'un des principaux prévenus. Il a affirmé qu'Air France n'aurait jamais dû laisser le Concorde décoller.
Publié le 28/05/2010
Concorde : retour sur les moments forts du procès
Le procès du crash du Concorde, il y a dix ans près de Paris, se termine vendredi avec la plaidoirie de l'avocat de Continental Airlines, l'un des principaux prévenus. Le jugement n'est pas attendu avant la fin de l'année.
Publié le 28/05/2010
Crash du Concorde : place au réquisitoire
Après trois mois et demi d'audiences, le procès du crash du concorde qui a fait 113 morts en 2000 à Gonesse, touche à sa fin.
Publié le 20/05/2010
Concorde : six prévenus dans le box
La compagnie Continental Airlines ainsi que cinq personnes devront répondre de leur éventuelle responsabilité dans le crash du supersonique le 25 juillet 2000 à Gonesse, qui a fait 113 morts.
Publié le 01/02/2010
Crash du Concorde : retour sur la première journée du procès
Le procès du crash du Concorde, qui a fait 113 morts en juillet 2000, s'est ouvert mardi devant le tribunal correctionnel de Pontoise. Six prévenus sont dans le box des accusés. Deux thèses s'opposent sur l'origine du crash.
Publié le 02/02/2010
Crash du concorde : rappel des faits
Mardi s'ouvre le procès du l'accident du Concorde le 25 juillet 2000. L'avion s'était crashé moins de deux minutes après avoir décollé de l'aéroport de Roissy faisant 113 morts.
Publié le 01/02/2010
Si l'enquête technique du Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA) sur les causes de l'accident a été bouclée en 18 mois, il aura fallu huit années d'instruction pour cerner les responsabilités pénales (lire article). Continental Airlines, deux de ses employés, deux anciens responsables du programme Concorde et un ancien cadre de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), garante de la sécurité du transport aérien, sont poursuivis pour homicide involontaire. Air France sera partie civile, sa responsabilité pénale ayant été écartée, même si le BEA avait relevé des défaillances dans la maintenance de ses Concorde.
Deux thèses pour expliquer le crash
La lamelle. Selon le scénario retenu par l'enquête, la catastrophe a été déclenchée par une lamelle en titane perdue par un DC10 de Continental Airlines, qui venait de décoller de Roissy. Un pneu du supersonique a éclaté après avoir roulé sur cette pièce, les projections ont crevé un réservoir, provoquant une fuite de carburant qui s'est enflammé, déclenchant le crash.
Incendie. Continental Airlines, qui sera sur le banc des prévenus, nie toute responsabilité dans l'accident, et maintient que l'appareil avait pris feu avant de rouler sur la fameuse lamelle. "Plusieurs témoins déclarent que l'incendie du Concorde a démarré environ 800 mètres avant la rencontre avec cette pièce", affirme l'avocat de la compagnie, Me Olivier Metzner. Il a fait faire sur cette base une reconstitution en trois dimensions, pour la projeter à l'audience. Dès l'ouverture du procès, il plaidera la nullité de la procédure, car l'instruction n'a selon lui pas tenu compte des éléments à décharge. Le tribunal pourra choisir de "joindre l'incident au fond", ce qui signifie qu'elle ne se prononcera sur cette question qu'à l'issue du procès, dans son délibéré. Ou elle peut rendre sa décision, susceptible d'appel, en début d'audience.
Un accident imprévisible ?
L'un des employés de Continental Airlines, John Taylor, est accusé d'avoir mal fabriqué et fixé la lamelle. Il a fait l'objet d'un mandat d'arrêt pour ne pas s'être présenté pendant l'instruction et n'assistera pas au procès, selon son avocat, Me François Esclatine. Un autre prévenu, son supérieur Stanley Ford, n'aurait pas vérifié son travail.
La justice reproche aux responsables du programme Concorde à l'Aerospatiale, Henri Perrier et Jacques Herubel, et au cadre de la DGAC, Claude Frantzen, d'avoir sous-estimé les incidents ayant émaillé la carrière de l'appareil. Près de 80 incidents de pneumatiques ont, en effet, été répertoriés entre 1979 et 2000 sur Concorde, avec sept cas de perforations de réservoirs, notamment le 14 juin 1979 à Washington, où une catastrophe a été évitée de justesse. Selon l'accusation, les modifications nécessaires auraient été envisagées mais pas mises en oeuvre, pour des raisons financières, le Concorde, mythique mais jamais rentable, étant promis à la retraite de toutes façons (lire article). "Cet accident était imprévisible", proteste l'avocat de M. Frantzen, Me Daniel Soulez Larivière.
Seulement 19 parties civiles présentes au procès
Sur les bancs des parties civiles, rares seront les familles des passagers de l'avion, la grande majorité ayant renoncé à toute poursuite après avoir touché une forte indemnisation. "C'est une première, je n'ai pas réussi à faire citer des familles comme témoins", souligne Stéphane Gicquel, secrétaire général de la FENVAC (Fédération nationale des victimes d'accidents collectifs). On dirait "le procès du crash d'un avion vide", dit-il. Les familles des victimes au sol et celle du commandant de bord Christian Marty seront cependant là. "Cet accident aurait dû être évité", estime Me Roland Rappaport, l'avocat des Marty. "On connaissait les faiblesses du Concorde depuis plus de 20 ans".
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