Le nombre de gardes à vue en France frôlerait les 900.000 en 2009. C'est trois fois plus qu'il y a 10 ans. De plus en plus d'infractions, notamment de la route, conduisent au poste de police. © TF1/LCINon respect de la procédure, banalisation de son usage par les policiers : le régime actuel des gardes à vue continue de faire des vagues. Encore mardi, les médias se sont fait l'écho du placement controversé en garde à vue de trois collégiennes impliquées dans une bagarre. Hasard du calendrier, un débat sur les gardes à vue était prévu le même jour au Sénat. La ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, a saisi l'occasion pour réaffirmer son intention, dans le cadre de la réforme de la procédure pénale actuellement à l'étude, de limiter l'usage de la garde à vue "aux nécessités réelles de l'enquête" et d'en améliorer les conditions.
Inédit : une avocate a pu assister son client en garde à vue
Un magistrat grenoblois a autorisé fin avril une avocate à assister son client au cours d'un interrogatoire de garde à vue à la gendarmerie de Vizille, dans l'Isère. Une première !
Publié le 06/05/2010
Collégiennes en garde à vue : affaire classée
Début février, pour une bagarre à proximité d'un collège, trois adolescentes avaient passé plusieurs heures en garde à vue, étant même menottées lors d'un transfert. Le parquet a décidé de classer l'enquête sans suite.
Publié le 04/03/2010
Garde à vue : première question prioritaire pour les Sages ?
Les avocats en guerre contre le régime des gardes à vue devraient être les premiers à porter leur combat devant le Conseil constitutionnel, dont le mode de saisine vient tout juste d'être réformé.
Publié le 01/03/2010
Hirsch favorable à une réforme de la garde à vue
Le Haut commissaire aux Solidarités actives et à la Jeunesse, qui a lui-même été placé en garde à vue de façon "inutile" il y a quelques années, a estimé que le régime de la garde à vue devait être "profondément modifié".
Publié le 14/02/2010
Réformer la garde à vue ? Hortefeux "pas hostile", mais...
Le ministre de l'Intérieur est à priori ouvert à l'étude d'une réforme des gardes à vue dès lors qu'elle ne se fait "pas au détriment des forces de sécurité ni des victimes".
Publié le 13/02/2010
Sa garde à vue est jugée "dégradante", il est dispensé de peine
Le président du tribunal de Charleville-Mézières a considéré qu'il avait pu ressentir sa garde à vue comme une "expérience traumatisante" et qu'il avait "déjà payé cher (...) des infractions qui ne relèvent pas d'un niveau de grande délinquance".
Publié le 11/02/2010
Les trois collégiennes auraient bien été menottées
Les premiers éléments d'enquête recueillis par la police des polices tenderaient à confirmer les dires des parents des trois collégiennes dont le placement en garde à vue la semaine dernière à Paris fait polémique.
Publié le 11/02/2010
Polémique autour de la garde à vue d'une adolescente
Anne, 14 ans, collégienne à Paris, a-t-elle été conduite en pyjama au commissariat pour y être placée en garde à vue ? A-t-elle été menottée pour être interrogée ? La préfecture de police dément et donne sa version des faits.
Publié le 09/02/2010
Les gardes à vue en accusation
Garde à vue controversée d'une collégienne de Paris, procédures annulées pour non respect des droits des personnes entendues, chiffres en explosion : des politiques montent au créneau. Certains dénoncent un "scandale".
Publié le 09/02/2010
A 14 ans, interpellée au saut du lit, pour 9 h de garde à vue
Interpellée chez elle à son réveil pour une bagarre dans son collège, cette élève parisienne a été emmenée au poste avant d'être mise en cellule et interrogée. Elle a témoigné sur France Info.
Publié le 09/02/2010
Offensive judiciaire contre les gardes à vue
Pour la première fois, le tribunal correctionnel de Paris a annulé toute une série de gardes à vue dans une même affaire. Motif : les droits des prévenus n'avaient pas été suffisamment respectés.
Publié le 06/02/2010
Les 300 000 gardes à vue "oubliées" des statistiques
Il n'y aurait pas eu 580 000 mais près de 900 000 gardes à vue en 2009 !, révèle mercredi France Info. Un écart abyssal qui serait notamment du à "l'oubli" des gardes à vue liées aux délits routiers. L'Intérieur a reconnu une double comptabilité et admis 800 000 gardes à vue.
Publié le 27/01/2010
Pas d'avocat = pas de garde à vue ?
Des PV de garde à vue ont été écartés par une cour d'appel au motif que les suspects n'avaient pu voir un avocat avant la 72e heure de leur audition, comme le prévoit la Convention européenne des droits de l'Homme.
Publié le 22/01/2010
Garde à vue : faut-il changer la loi ?
<b>Talk -</b> Pourquoi les avocats souhaitent-ils pouvoir accéder au dossier de leurs clients et les assister dès le début de la garde à vue ? Pourquoi les policiers sont-ils contre ? Eléments de réponse dans PJ.
Publié le 09/12/2009
Les gardes à vue illégales en France ?
Se fondant sur deux arrêts de la Cour européenne des droits de l'Homme, le bâtonnier de Paris appelle tous ses confrères à déposer des recours en nullité contre toutes les gardes à vue faites par les policiers.
Publié le 17/11/2009
Les garde à vue en hausse de 40% à Paris
Au cours des 9 premiers mois de l'année, dans près d'un délit routier sur deux constatés à Paris, le conducteur a fait l'objet d'un placement en garde à vue.
Publié le 28/10/2009
Hortefeux veut des gardes à vue prolongées
Brice Hortefeux confirme qu'une "réflexion est en cours" sur le prolongement à quatre jours de la garde à vue pour les affaires de crimes sexuels.
Publié le 08/10/2009
La formule "quatre heures"
Après avoir admis qu'il y en avait "trop", elle a souhaité que le recours à la garde à vue ne soit possible "que quand il s'agit de crimes et délits punis de peines d'emprisonnement". Si les faits qui ont motivé la garde à vue ne sont pas passibles de peines de prison, la personne interpellée pourra "être entendue librement" et "restera quatre heures dans les locaux" de police ou de gendarmerie, a-t-elle précisé. Mais si cette personne le préfère, elle pourra être entendue sous le régime de la garde à vue, "qui ouvre un certain nombre de droits", a précisé le ministre. Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a donné son avis mercredi soir, envisageant une réforme... mais pas "en catimini".
Ce dispositif allégé ne convainc pas les avocats. "Nous ne pouvons pas acceptée cette formule 'quatre heures' qui d'ailleurs, à l'origine, a été proposée par le Syndicat national des officiers de police, s'indigne Maître Fabrice Orlandi, président de l'association 'Je ne parlerai qu'en présence de mon avocat'. La ministre joue la double casquette Intérieur-Justice et c'est une très mauvaise stratégie politique. Cette idée des quatre heures où la personne est entendue librement n'est pas claire. Et que fera-t-on si au bout de ces quatre heures la personne interpellée n'est pas d'accord avec la police ? On la placera en garde à vue, pendant 12 heures, avec un avocat à la 16e ? Ce sera encore pire qu'actuellement ! Non, cette proposition relève de la plaisanterie".
Présence de l'avocat
Michèle Alliot-Marie a également assuré qu'"aucune condamnation ne pourra être fondée" sur les seules déclarations faites par une personne placée en garde à vue, sans la présence d'un avocat. Elle a réaffirmé que les pratiques en vigueur en France, qui permettent l'accès à un avocat dès le début de la garde à vue, n'étaient pas "en contradiction avec la convention européenne des droits de l'Homme". Par rapport à la loi actuelle - datant de 2000, a souligné le ministre - "la réforme de la procédure pénale prévoit plusieurs avancées : l'avocat pourra recevoir une copie des procès verbaux d'audition dès qu'ils seront réalisés", et si la garde à vue est prolongée, il pourra assister aux auditions et "poser des questions".
Insuffisant continuent de clamer les avocats. "Dès le moment où il y a privation de liberté, ne serait-ce que pendant une heure, il doit y avoir la présence d'un avocat", plaide Me Orlandi. Les avocats demandent également d'avoir accès au dossier et de pouvoir assister aux interrogatoires tout au long de la garde à vue. Ils se fondent sur trois arrêts de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH).
Plusieurs propositions de loi UMP, PS, Verts et RDSE (radicaux) allant dans ce sens ont été déposées ces dernières semaines à l'Assemblée. Les députés débattront le 25 mars de celle déposée par le député socialiste de l'Isère André Vallini qui prévoit la présence de l'avocat dès la première heure et tout au long de la garde à vue.
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Inédit : une avocate a pu assister son client en garde à vue
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