Manifestation de salariés de Continental à Paris (25 mars 2009) © TF1/LCI
- Les Contis condamnés se sentent comme relaxés - 01 min 36 s
Une simple amende requise en appel contre le syndicaliste des Conti
Xavier Mathieu, le syndicaliste CGT de l'ancienne usine Continental, était rejugé pour refus de prélèvement d'ADN. A l'ouverture de son procès, quatre candidats à la présidentielle étaient là en soutien.
Publié le 04/01/2012
Les "Conti" refusent de travailler plus sans gagner plus
314 heures de travail en plus par an pour le même salaire, sinon la direction n'investira plus dans l'usine : pour les salariés de l'usine Continental de Sarreguemines, le marché est inacceptable. Ils font grève.
Publié le 29/11/2009
Du sursis pour les "Conti"
Sept ouvriers de l'usine Continental de Clairoix étaient poursuivis pour des dégradations dans la sous-préfecture de Compiègne. Six écopent de peines de prison avec sursis.
Publié le 01/09/2009
L'heure du jugement pour les "Conti"
Sept ouvriers de l'usine Continental de Clairoix, poursuivis pour des dégradations dans la sous-préfecture de Compiègne, vont connaître leur jugement ce mardi.
Publié le 01/09/2009
Les Conti sourient
900 salariés de Continental ont donné samedi leur accord aux 50.000 euros de prime de départ proposés par la direction en réunion tripartite.
Publié le 30/05/2009
Les "Conti" font pression à Paris, avant les négociations
Les salariés de Continental-Clairoix ont fait brûler des pneus place de la Bourse à la veille de négociations qui doivent avoir lieu sur des indemnités pour compenser la fermeture du site.
Publié le 18/05/2009
Le coup de force (payant) des "Conti"
Les salariés de Clairoix, qui ont pénétré mercredi par la force dans l'usine de Sarreguemines, ont levé le camp, la direction allemande leur ayant donné rendez-vous le 12 mai.
Publié le 06/05/2009
Jour d'espoir pour les "Conti"
Un représentant d'un repreneur potentiel, le groupe MAG, doit être reçu ce lundi par Patrick Devedjian et Luc Chatel et visiter l'usine.
Publié le 04/05/2009
Les Conti saccagent la sous-préfecture, Chatel s'invite
Déboutés par la justice, des salariés de Continental Clairoix ont laissé éclater leur rage mardi. Luc Chatel propose des discussions tripartites.
Publié le 21/04/2009
Le délégué CGT Xavier Mathieu, figure emblématique de la lutte des "Conti", est sorti le poing levé du Palais de Justice, acclamé par une bonne centaine de d'ouvriers et de manifestants. "On considère ça comme une relaxe, on est heureux, soulagés", a déclaré le syndicaliste, avant de qualifier un peu plus tard cette décision de "victoire". "C'est la fierté de la classe ouvrière qui a été relaxée", a-t-il estimé, remerciant l'ensemble des responsables politiques de gauche et les syndicalistes qui les ont soutenus. "C'est vraiment une victoire de travailleurs", s'est réjouie sur les marches du palais l'ancienne porte-parole de Lutte Ouvrière Arlette Laguillier, en appelant à la "solidarité ouvrière" pour payer les amendes, ce qui sera le cas, selon M. Mathieu. Le porte-parole du NPA Olivier Besancenot a quant à lui estimé que l'absence de peine de prison, qui "fait chaud au coeur", constitue un "encouragement pour tous ceux qui luttent, qui résistent et ne lâchent pas". "Aujourd'hui on a quasiment obtenu ce qu'on était venu chercher", a ensuite déclaré au micro Xavier Mathieu, avant de dire à tort, dans un lapsus, qu'il avait été condamné à quatre mois de prison avec sursis. Le syndicaliste a au passage envoyé une pique au président Nicolas Sarkozy, qui a selon lui "quelques crochets de bouchers tout neuf". "Il les utilisera pas pour nous !", a-t-il lancé.
Geste de colère non prémédité
L'avocate des "Conti", Me Marie-Laure Dufresne-Castets a toutefois déploré "une déclaration de culpabilité qui n'aurait pas du être", dénonçant un "véritable procès politique". Seul "hic", selon Xavier Mathieu : les intérêts civils. Les six "Conti" devraient en effet être poursuivis au civil une fois que l'Etat aura chiffré les dégâts pour demander des dommages et intérêts.
Lors de l'audience en appel, mi-janvier, les prévenus avaient expliqué leur irruption à la sous-préfecture comme un geste de colère non prémédité après l'annonce de la fermeture de l'usine du fabricant allemand de pneumatiques. L'usine Continental, qui comptait 1120 salariés, a fermé ses portes en 2009. Après des semaines de lutte, les salariés ont obtenu une prime de départ supplémentaire de 50.000 euros. Le 21 avril 2009, des salariés avaient saccagé les locaux de la sous-préfecture de Compiègne après la décision du tribunal de grande instance de Sarreguemines, en Moselle, de ne pas annuler le plan de fermeture de leur usine. A la demande du président de la cour d'appel d'Amiens, des images de reportages de télévision sur le saccage avaient été projetées lors de l'audience. De nombreux responsables politiques avaient été appelés à la barre en tant que témoins, du porte-parole du Parti socialiste Benoît Hamon à la secrétaire nationale du Parti communiste Marie-Georges Buffet en passant par la dirigeante des Verts Cécile Duflot.
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