Reprise du procès de Jacques Viguier à Albi après le rebondissement de mardi où la baby-sitter, un témoin clé, a reconnu avoir menti sous l'influence de l'amant de Suzie Viguier, Olivier Durandet. © TF1/LCIPas de surprise dans le réquisitoire contre Jacques Viguier. L'avocat général Marc Gaubert a requis vendredi de 15 à 20 ans de prison contre le professeur de droit toulousain jugé en appel par la cour d'assises du Tarn pour le meurtre de son épouse Suzanne, mystérieusement disparue depuis le 27 février 2000. Il avait été acquitté en première instance en 2009, faute de preuves matérielles, alors que le procureur avait fait le même réquisitoire.
Affaire Viguier : "je ne l'ai pas tuée"
A la veille du réquisitoire à l'encontre de Jacques Viguier, poursuivi pour le meurtre de sa femme en 2000, les membres de sa famille ont livré jeudi leurs convictions devant la cour d'assises du Tarn. "je ne l'ai pas tuée", a déclaré le professeur de droit.
Publié le 18/03/2010
Pour les experts, Jacques Viguier "contrôle ses émotions"
Les spécialistes étaient appelés à se prononcer mercredi sur le professeur d'université, actuellement poursuivi en appel devant les assises du Tarn pour le meurtre de son épouse. L'avocat de la défense s'est insurgé des "interprétations" qui pourraient être faites de cette analyse.
Publié le 17/03/2010
Procès Viguier : le jour de l'amant
Olivier Durandet, l'amant de Suzi Viguier, disparue sans laisser de traces en 2000, va être entendu ce lundi comme témoin par la cour d'assises du Tarn, se retrouvant pour un nouveau face-à-face avec Jacques Viguier.
Publié le 15/03/2010
Jacques Viguier en difficulté
Les incohérences et les imprécisions dans ses réponses sur la disparition de sa femme, en février 2000, ont déstabilisé la défense vendredi en appel devant les assises du Tarn où le professeur de droit toulousain est jugé pour meurtre.
Publié le 12/03/2010
Viguier, coupable "évident" ? Pas pour tout le monde
Les avocats des soeurs de Suzanne Viguier ont estimé vendredi que son mari l'avait tuée dans un moment de folie avant de cacher le corps. Avis que les avocats des enfants ne partagent pas. Réquisitoire attendu dans l'après-midi.
Publié le 19/03/2010
Ce dernier a cependant laissé la porte ouverte à une condamnation pour "coups et blessures involontaires ayant provoqué la mort sans intention de la donner", passible d'une peine maximale de 15 ans de prison. "Moi, j'accuse en raison d'un arrêt de renvoi qui accuse Jacques Viguier du chef d'homicide volontaire (...). Je maintiens mes réquisitions de 15 à 20 années, je n'ai pas d'éléments pour les coups et blessures involontaires ayant provoqué la mort sans intention de la donner", a déclaré l'avocat général. "Si vous estimez qu'il n'a pas eu l'intention de donner la mort, la peine vous appartient", a-t-il dit aux jurés.
"Il l'a tuée quand même"
Auparavant, les avocats des soeurs de Suzanne Viguier ont tenté vendredi de démontrer la culpabilité de son mari en expliquant que ce dernier l'avait tuée dans un moment de folie avant de cacher le corps. Les avocats des deux soeurs de Suzanne Viguier ont tour à tour plaidé vendredi la responsabilité "indéniable, évidente" de l'accusé dans le meurtre. "Toutes les autres thèses ont été vérifiées par la police puis la justice. Aujourd'hui, il faut redevenir sérieux. Il n'y a pas d'autre piste que la culpabilité de Monsieur Viguier", a déclaré Me Guy Debuisson. "Il n'a pas voulu tuer sa femme, c'est évident. Mais il l'a tuée quand même, dans un moment de folie. Et il a voulu cacher ce meurtre. Il est intelligent, cet homme. Brillant, même. Ça aurait pu fonctionner. Le crime était presque parfait", a-t-il ajouté.
Son collègue Francis Spizner a abondé dans le même sens, estimant que le professeur de droit s'était emporté après avoir appris que sa femme avait un amant. "Ce qui s'est passé, nous le savons. Ils se sont disputés, il pète les plombs. Il la tue avec ses mains, pas avec un couteau. Puis il choisit de cacher le corps. Là commencent les erreurs", a estimé l'avocat parisien.
Verdict samedi
Mais cette version ne fait pas l'unanimité. Ainsi, jeudi, les proches de Suzanne Viguier se sont divisés. Si ses deux soeurs ont accusé Jacques Viguier, leur mère et les trois enfants de l'accusé ont pris à l'inverse son parti. En théorie, en droit français, sa condamnation est possible en vertu de l'intime conviction des jurés, même en l'absence de preuves matérielles ou d'aveux. Les indices qui pèsent à son encontre sont considérés par la défense comme trop ténus pour se faire une conviction. Lors des premières plaidoiries jeudi, Me Laurent de Caunes,avocat de la mère de Suzanne Viguier, a redit que, faute de preuves, "l'accusation se base uniquement sur des sensations." Au nom des trois enfants de l'accusé, Bérangère Froger a deson côté dénoncé "l'attitude étrange des policiers dont l'intime conviction de la culpabilité de Jacques Viguier était faite dès le départ."
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