Francis Delattre, maire UMP de Franconville © DRIls avaient diffamé Ali Soumaré, deux élus UMP condamnés
Ces deux maires du Val-d'Oise ont écopé chacun d'une amende mardi pour avoir qualifié en 2010 le candidat PS aux régionales de "délinquant multirécidiviste" sur la foi d'éléments partiellement erronés.
Publié le 10/01/2012
Le directeur général de la police nationale (DGPN), Frédéric Péchenard, a ouvert "une enquête interne" après la divulgation d'informations, dont plusieurs fausses, sur Ali Soumaré, chef de file PS dans le Val-d'Oise aux régionales, a-t-il indiqué jeudi à l'AFP. "J'ai été saisi d'une demande d'enquête interne par le président de la Commission informatique et libertés", Alex Türk, a expliqué M. Péchenard, confirmant une information du Monde daté de vendredi. Deux élus UMP du Val-d'Oise dont le maire Francis Delattre avaient qualifié de "délinquant ultirécidiviste" le jeune candidat PS, d'orgine malienne, en lui imputant notamment une condamnation qui ne le concernait pas. M. Türk a demandé au DGPN de chercher des éléments sur l'origine de ces accusations, particulièrement pour savoir si elles ne proviendraient pas de policiers qui auraient consulté le fichier Stic (Système de traitement des infractions constatées. Cette "enquête interne est en cours", a ajouté M. Péchenard, qui compte pouvoir fournir une réponse "à M. Türk dans le courant de la semaine prochaine", a-t-il dit.
"Si j'estime qu'il y a matière à aller plus loin, je peux agir d'initiative"
"Techniquement, c'est très simple et passe par le biais de la sous-direction de la police technique et scientifique", (PTS, de la direction centrale de la police judiciaire), a poursuivi le DGPN, mais cela peut prendre un peu de temps : "je dois faire une réquisition auprès d'un service pour savoir qui s'est connecté" au fichier, a-t-il expliqué. Une première réponse lui permettra d'obtenir "des numéros et mots de passe", puis le DGPN demandera à un second service d'identifier les fonctionnaires correspondant à ces deux éléments. "Je devrai ensuite me livrer à une analyse des données", a indiqué M. Péchenard, avant de pouvoir formuler sa réponse au président de la CNIL. "Soit la CNIL me demandera autre chose, soit elle viendra, comme elle le peut, faire des vérifications, soit la justice me demandera d'ouvrir une autre enquête", a-t-il ajouté . Enfin, a souligné M. Péchenard, "si j'estime qu'il y a matière à aller plus loin, je peux agir d'initiative".
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Ils avaient diffamé Ali Soumaré, deux élus UMP condamnés
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