Affaire Soumaré-Delattre : la police ouvre une enquête

le 04 mars 2010 à 20h40 , mis à jour le 04 mars 2010 à 20h51

Le directeur général de la police nationale a ouvert "une enquête interne" après la divulgation d'informations, dont plusieurs fausses, sur Ali Soumaré, chef de file PS dans le Val-d'Oise.

Francis DelattreFrancis Delattre, maire UMP de Franconville © DR

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Le directeur général de la police nationale (DGPN), Frédéric Péchenard, a ouvert "une enquête interne" après la divulgation d'informations, dont plusieurs fausses, sur Ali Soumaré, chef de file PS dans le Val-d'Oise aux régionales, a-t-il indiqué jeudi à l'AFP. "J'ai été saisi d'une demande d'enquête interne par le président de la Commission informatique et libertés", Alex Türk, a expliqué M. Péchenard, confirmant une information du Monde daté de vendredi. Deux élus UMP du Val-d'Oise dont le maire Francis Delattre avaient qualifié de "délinquant ultirécidiviste" le jeune candidat PS, d'orgine malienne, en lui imputant notamment une condamnation qui ne le concernait pas. M. Türk a demandé au DGPN de chercher des éléments sur l'origine de ces accusations, particulièrement pour savoir si elles ne proviendraient pas de policiers qui auraient consulté le fichier Stic (Système de traitement des infractions constatées. Cette "enquête interne est en cours", a ajouté M. Péchenard, qui compte pouvoir fournir une réponse "à M. Türk dans le courant de la semaine prochaine", a-t-il dit.
 
"Si j'estime qu'il y a matière à aller plus loin, je peux agir d'initiative"

"Techniquement, c'est très simple et passe par le biais de la sous-direction de la police technique et scientifique", (PTS, de la direction centrale de la police judiciaire), a poursuivi le DGPN, mais cela peut prendre un peu de temps : "je dois faire une réquisition auprès d'un service pour savoir qui s'est connecté" au fichier, a-t-il expliqué. Une première réponse lui permettra d'obtenir "des numéros et mots de passe", puis le DGPN demandera à un second service d'identifier les fonctionnaires correspondant à ces deux éléments. "Je devrai ensuite me livrer à une analyse des données", a indiqué M. Péchenard, avant de pouvoir formuler sa réponse au président de la CNIL. "Soit la CNIL me demandera autre chose, soit elle viendra, comme elle le peut, faire des vérifications, soit la justice me demandera d'ouvrir une autre enquête", a-t-il ajouté . Enfin, a souligné M. Péchenard, "si j'estime qu'il y a matière à aller plus loin, je peux agir d'initiative".
 

le 04 mars 2010 à 20:40
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9 Commentaires

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  • ten75, le 07/03/2010 à 08h52

    Si la Forme de la révélation des faits est discutable , il y a t il oui ou non un fond de vérité , toute vérité n'est pas bonne à dire , mais dire la vérité c'est déja se faire pardonner , on m'a toujours dit celà !!!!!!!

  • a.1.2.c.4, le 05/03/2010 à 17h07

    Et vous avez la réponse ... à votre question ... bien évidemment ...! :o)))

  • novy65, le 05/03/2010 à 09h16

    Je ne comprends pas vraiment cette affaire ! Il me semble que les audiences des tribunaux sont publiques et non à huis clos, par conséquent si Soumaré a été condamné, cela peut être connu du public. S'il ne l'a pas été bien sûr cela doit être reconnu.

  • snakeyes-92, le 05/03/2010 à 08h24

    Ce que tu dis est vrai, sauf que, il y a un hic. L'acces au stic est ulta limité, le simple code CHEOPS ne permet pas d'y accéder. Seul les chef de brigade ainsi que la hiérarchie et tous les opj peuvent acceder au stic. Les autres fichiers étant bien évidement à la portée de tous détenteur de code CHEOPS.

  • jim77y, le 05/03/2010 à 01h41

    Sachant que le code CHEOPS (qui permet à chaque fonctionnaire de police d'avoir accès aux fichiers (stic, permis de conduire, carte grise ...)) est changé régulièrement si le policier n'y accède pas. Sachant que des "problèmes" surviennent lors de ce renouvellement. De nombreux fonctionnaires s'échangent ces codes pour "les besoins du service" (grosso modo : me faut un code maintenant ! pas le temps d'en obtenir un nouveau ! file moi le tiens !). Alors bon courage pour trouver qui a réellement consulté la fiche d'Ali et organisé les fuites... Si les policiers sont malins, ils diront que ce n'est pas eux mais un collègue (indéterminé bien sûr) qui a utilisé leur code. Bon courage à ceux qui tenteront d'obtenir des réponses...

  • libre-arbitre, le 04/03/2010 à 22h23

    Plusieurs fausses... mais plusieurs vraies. Il est beau, le PS.

  • syl_ben, le 04/03/2010 à 22h13

    La lumière doit être faite sur cette histoire. De même qu'il est inacceptable qu'un ancien délinquant brigue des fonctions du genre, il est inacceptable qu'on salisse la réputation de quelqu'un qui plus est par des moyens douteux. Des têtes doivent tomber d'un coté ou des deux.

  • tipoussy01, le 04/03/2010 à 21h56

    Comment coopérer sans coopérer....

  • dalton67, le 04/03/2010 à 21h27

    Mouuuuuuais.

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