Ali Soumaré, tête de liste PS dans le Val d'Oise © TF1/LCILes accusations lancées par des élus UMP à l'encontre d'Ali Soumaré, tête de liste du PS dans le Val d'Oise, avaient suscité le malaise à droite. Traiter un candidat de délinquant "multirécidiviste chevronné" en pleine campagne électorale n'est certes pas du plus parfait fair-play. Aujourd'hui, les révélations du Canard Enchaîné devraient clore au moins un aspect de la polémique : l'hebdomadaire satirique publie un extrait de casier judiciaire du candidat socialiste, qui porte la mention "néant". Même l'unique condamnation pour vol aggravé en 1999 qu'Ali Soumaré avait reconnue, sur les cinq affaires que l'UMP lui avait imputées, n'y figure plus.
Ils avaient diffamé Ali Soumaré, deux élus UMP condamnés
Ces deux maires du Val-d'Oise ont écopé chacun d'une amende mardi pour avoir qualifié en 2010 le candidat PS aux régionales de "délinquant multirécidiviste" sur la foi d'éléments partiellement erronés.
Publié le 10/01/2012
Mais c'est désormais la Commission de l'informatique et des libertés qui met son nez dans l'affaire. Et la Cnil de réclamer des explications sur l'origine des informations concernant le candidat socialiste.
D'où venaient les informations ?
Des élus de la majorité avaient affirmé avoir eu en main des documents judiciaires concernant des condamnations passées du jeune homme d'origine malienne. Ces informations s'étant révélées pour la plupart infondées, le président de la Cnil, Alex Türk, avait écrit au directeur de la police nationale, Frédéric Péchenard, estimant que les informations pourraient provenir du Système de traitement des infractions constatées, le fameux fichier Stic.
Ce fichier recense les auteurs et les victimes d'infractions et seules des personnes habilitées peuvent le consulter. Peu connu du grand public, il avait été mis en lumière à l'occasion de diverses polémiques sur les fichiers policiers. En janvier 2009, la Cnil elle-même avait émis une série de recommandations sur le fichier Stic, réclamant plus de rigueur sur la procédure d'accès et sur la traçabilité des recherches effectuées. Si les informations, en bonne partie erronées, concernant le candidat Soumaré ont bien eu pour origine ce fichier, "cela pose un très gros problème", avait estimé Alex Türk dans un entretien publié par lepoint.fr.
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