© AFP / J.-P. BarbierL'affaire de Valognes est l'un des plus graves cas d'infanticides que la justice française ait eus à traiter ces 30 dernières années. Céline, 38 ans, par ailleurs mère d'un adolescent de 14 ans, comparaît devant les assises de la Manche pour "meurtres aggravés" et risque la réclusion criminelle à perpétuité pour des faits commis entre 2000 et 2007. Le verdict est attendu le 18 mars. Elle est la seule accusée dans cette affaire : pas plus Pascal, avec qui elle a vécu une quinzaine d'années avant de s'en séparer au printemps 2006, que son compagnon lors de la découverte des corps des enfants, ne sont poursuivis.
Un père infanticide condamné à 30 ans de réclusion
Ce père de famille divorcé a ét condamné par la cour d'assises de la Drôme pour avoir tué ses trois enfants en les noyant dans une baignoire, en juillet 2007 à Montélimar.
Publié le 08/02/2010
Une mère mise en examen pour double infanticide
Dans l'Aude, une mère âgée d'une quarantaine d'années, a révélé elle-même au procureur un premier infanticide. Elle a ensuite avoué avoir tué un autre nouveau-né qu'elle avait mis au monde seule.
Publié le 04/02/2010
La mère infanticide reconnue coupable
Le jury de la cour d'assises de Nivelles a estimé que Geneviève Lhermitte, qui avait égorgé ses cinq enfants en 2007, avait agi en toute conscience et de manière préméditée.
Publié le 19/12/2008
En prison pour infanticide, elle cache sa nouvelle grossesse
La mère d'un bébé dont le corps avait été retrouvé en mars dans son congélateur, a révélé qu'elle était enceinte peu avant d'accoucher.
Publié le 10/09/2008
Le premier, père de l'adolescent et des cinq premiers bébés tués, avait été mis en examen en octobre 2007 pour "non-dénonciation de crime et recel de cadavre". Mais il a depuis fait l'objet d'un non-lieu. L'enquête a montré que ce plombier de 39 ans avait parfaitement connaissance des grossesses répétées de sa compagne, mais il pensait, a-t-il dit, qu'elle procédait à des avortements ou faisait des fausses couches.
"Enfermement psychique"
Au moment des macabres découvertes, Céline vivait en concubinage depuis un an avec le père du sixième bébé, tué en 2007, selon son avocate, Véronique Carré. C'est cet homme qui a découvert, par hasard, les corps en décomposition des bébés, nés entre 2000 et 2007, enfermés dans des sacs poubelle, dans la cave de l'immeuble où logeait le couple à Valognes. Il avait averti les gendarmes qui l'avaient placé en garde à vue avant de le relâcher. Aucune charge n'a été retenue contre lui.
"L'énigme à laquelle devra répondre ce procès, c'est la psychologie de cette femme, car rien n'explique ses gestes", estime Rodolphe Costantino, avocat de l'association Enfance et Partage, unique partie civile au procès. Pendant l'enquête, Céline avait expliqué avoir à chaque fois accouché seule chez elle et avoir étouffé les nouveau-nés "en plaquant sa main sur leur visage", ou les avoir étranglés avec une cordelette. A l'insu de ceux qui partageaient sa vie. Elle n'a apporté à l'époque "aucune explication cohérente" à ses actes, se réfugiant "dans une attitude totalement ambivalente, exprimant à la fois son désir d'avoir des enfants et puis son refus d'en avoir", comme l'avait dit le procureur de la République à Cherbourg en octobre 2007.
Rodolphe Costantino parle "d'enfermement psychique". Selon lui, Céline, "titulaire d'un bac littéraire", se décrit comme une femme "seule". Elle "pensait que ses compagnons successifs ne voulaient pas d'enfant, sans pour autant en avoir parlé avec eux" et "était inapprochable sur cette question".
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