© TF1-LCIUn homme, jugé pour avoir tué un collègue qu'il soupçonnait de lui avoir dérobé 450 euros et d'avoir découpé son cadavre en 2007, a affirmé mardi "avoir pété un plomb" sans parvenir à expliquer son geste, devant la cour d'assises de Haute-Savoie. "Je l'ai tapé très fort avec un marteau, je ne sais pas ce qui m'a pris", a déclaré Karim Benderradji, maçon de 30 ans, jugé pour le meurtre de Freddy Liot, un carreleur, camarade de l'accusé. "J'ai tué, j'ai découpé", a-t-il poursuivi ajoutant "j'ai pété un plomb, je faisais n'importe quoi". L'affaire avait provoqué un emballement médiatique à la suite de la macabre découverte, le 16 septembre 2007, du cadavre de Liot à commencer par son tronc en Haute-Savoie et de ses membres en Suisse dans l'Arve, une rivière.
Freddy Liot, découpé en morceaux pour 400 euros
<b>INFO LCI.fr - </b>L'auteur présumé du meurtre de Freddy Liot a été arrêté près de Saint-Etienne. Le mobile serait une dette de 400 euros.
Publié le 27/09/2007
Aux Assises pour avoir tué et découpé sa victime
Le procès d'un homme, accusé d'avoir tué un collègue qu'il soupçonnait de lui avoir dérobé 450 euros, et d'avoir ensuite découpé son cadavre en 2007, s'ouvrira lundi devant la cour d'assises de Haute-Savoie.
Publié le 28/02/2010
Une information judiciaire avait été ouverte le 19 septembre 2007 menant à l'arrestation dans la Loire de Benderradji, intérimaire vivant à Annemasse (Haute-Savoie) travaillant en Suisse. A la barre, l'accusé, qui avait avoué son crime dès sa garde à vue, a raconté avoir soupçonné Liot de lui avoir dérobé 450 euros.
"Une telle violence, pourquoi ?"
Devant son déni, il s'est battu avec lui avant de lui asséner plusieurs coups de marteau à la tête. Il s'est débarrassé du cadavre en le découpant à la scie et au couteau, a transporté les morceaux dans des sacs qu'il a jetés dans la rivière. "Je nettoie tout, je voulais tout effacer, j'étais acharné", a dit l'accusé, jugé pour meurtre et atteinte à l'intégrité d'un cadavre qui a nié l'hypothèse avancée par un légiste selon laquelle Liot aurait pu être vivant pendant son découpage. L'accusé, décrit par ses proches comme "un bon père non violent", avait en outre tenté de retarder l'enquête en appelant les proches de Liot pour leur faire croire à un enlèvement et leur demander une rançon de 75.000 euros.
Cheveux courts, visage émacié, Benderradji n'a eu cesse de demander pardon aux parents de Liot provoquant l'irritation de leur avocat, Me Gilbert Collard qui l'a sommé de s'expliquer sur "l'horreur de son geste". A la barre, entre deux sanglots, la mère de Freddy, Anne-Marie Liot, a demandé: "une telle violence pourquoi? On ne tue pas pour de l'argent. Notre vie est détruite complètement". Le verdict est attendu mercredi.
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