Jacques Viguier au cours de son procès en appel © TF1/LCIJacques Viguier, jugé en appel à Albi pour le meurtre de sa femme Suzanne dont le corps n'a jamais été retrouvé, s'est adressé aux jurés avant qu'ils ne se retirent pour délibérer samedi. Invité par le président de la cour d'assises du Tarn, Jacques Richiardi, à s'exprimer une dernière fois, le professeur de droit toulousain, vêtu d'une veste grise sur un pantalon et un pull noirs s'est levé et a parlé d'une voix émue. "Je viens de vivre 10 ans d'horreur et de chemin de croix. J'espère que ces débats qui ont été longs et douloureux pour moi vous auront prouvé mon innocence. Faites que mon univers ne s'effondre pas, rendez-moi ma dignité d'homme pour les enfants et pour Susi", a-t-il déclaré juste après la dernière plaidoirie de la défense.
Acquitté du meurtre de sa femme, Jacques Viguier veut écrire un livre
Récemment acquitté en appel, le professeur de Droit a annoncé samedi dans une interview au quotidien La Dépêche du Midi qu'il pensait "écrire un livre" sur son expérience, son arrestation, l'enquête et les deux procès en assises.
Publié le 27/03/2010
Jacques Viguier définitivement acquitté
Acquitté pour la deuxième fois du meurtre de sa femme, au fil d'un procès sans cadavre, sans preuve et sans aveu, Jacques Viguier compte maintenant demander réparation. Le parquet a annoncé qu'il ne se pourvoirait pas en cassation.
Publié le 21/03/2010
Jacques Viguier acquitté du meurtre de sa femme
Le professeur de droit toulousain a été à nouveau acquitté, samedi, du meurtre de sa femme Suzanne, disparue mystérieusement le 27 février 2000, par la cour d'assises du Tarn.
Publié le 20/03/2010
Affaire Viguier : "je ne l'ai pas tuée"
A la veille du réquisitoire à l'encontre de Jacques Viguier, poursuivi pour le meurtre de sa femme en 2000, les membres de sa famille ont livré jeudi leurs convictions devant la cour d'assises du Tarn. "je ne l'ai pas tuée", a déclaré le professeur de droit.
Publié le 18/03/2010
Pour les experts, Jacques Viguier "contrôle ses émotions"
Les spécialistes étaient appelés à se prononcer mercredi sur le professeur d'université, actuellement poursuivi en appel devant les assises du Tarn pour le meurtre de son épouse. L'avocat de la défense s'est insurgé des "interprétations" qui pourraient être faites de cette analyse.
Publié le 17/03/2010
Procès Viguier : le jour de l'amant
Olivier Durandet, l'amant de Suzi Viguier, disparue sans laisser de traces en 2000, va être entendu ce lundi comme témoin par la cour d'assises du Tarn, se retrouvant pour un nouveau face-à-face avec Jacques Viguier.
Publié le 15/03/2010
Jacques Viguier en difficulté
Les incohérences et les imprécisions dans ses réponses sur la disparition de sa femme, en février 2000, ont déstabilisé la défense vendredi en appel devant les assises du Tarn où le professeur de droit toulousain est jugé pour meurtre.
Publié le 12/03/2010
Viguier, coupable "évident" ? Pas pour tout le monde
Les avocats des soeurs de Suzanne Viguier ont estimé vendredi que son mari l'avait tuée dans un moment de folie avant de cacher le corps. Avis que les avocats des enfants ne partagent pas. Réquisitoire attendu dans l'après-midi.
Publié le 19/03/2010
Du côté de la défense, c'est surtout l'absence de preuves qui a été pointée du doigt. "Ce procès, en raison de l'aveuglement et des carences de l'enquête, est devenu un concours Lépine de l'hypothèse", a déclaré Me Eric Dupond-Moretti en demandant que son client soit à nouveau acquitté comme en avril 2009 à Toulouse. "Personne ne vous demande d'envisager des hypothèses, ça c'est un travail qui devait se faire manches retroussées par les policiers. Ce procès est en décalage complet sur le plan méthodologique (...) L'intime conviction n'est pas un sentiment mais elle est fondée sur des preuves", a-t-il encore dit à l'intention des jurés.
"Si vous condamnez, vous n'aurez pas rendu justice"
Me Dupond-Moretti s'est présenté comme "la dernière voix d'un homme qui a perdu la sienne, je dois me battre contre l'imagination" des enquêteurs et de l'accusation. L'avocat s'est aussi battu contre les interprétations du comportement de Jacques Viguier, notamment quand, selon un policier, il a perdu ses moyens face aux enquêteurs qui découvraient l'absence du matelas où dormait la disparue : "Le trouble devant le matelas ou son absence, ce trouble (a été) érigé en preuve", "il n'a pas été assez vite voir les services de police, c'est donc qu'il est coupable". Pour la défense, le dimanche 27 février 2000, "il est possible que (Suzanne) ait mis ses lentilles, pris son téléphone, son chéquier, soit sortie et fait quelques mètres, après, je ne sais pas. Ça suffit largement pour acquitter un homme", a souligné l'avocat.
Et l'avocat lillois de conclure sur un cri : "Si vous condamnez (dans un tel dossier), vous n'aurez pas rendu justice. Cet homme paie depuis dix ans pour un crime dont il a été acquitté", avant de livrer ce qu'il qualifie de coïncidence : "demain, le 21 mars, c'est la saint-Clémence"... le prénom de la fille aînée de Jacques Viguier.
Les trois magistrats et les douze jurés - 3 femmes et 9 hommes - ont quitté la salle vers 10h45 pour délibérer. Il faudra 10 voix sur 15 en faveur de la condamnation de Jacques Viguier pour qu'une peine soit prononcée. En revanche, l'acquittement l'emportera si six jurés en décident ainsi.
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