Jacques Viguier lors de son procès en appel à Albi (mars 2010) © TF1/LCI
Acquitté du meurtre de sa femme, Jacques Viguier veut écrire un livre
Récemment acquitté en appel, le professeur de Droit a annoncé samedi dans une interview au quotidien La Dépêche du Midi qu'il pensait "écrire un livre" sur son expérience, son arrestation, l'enquête et les deux procès en assises.
Publié le 27/03/2010
Affaire Viguier : "je ne l'ai pas tuée"
A la veille du réquisitoire à l'encontre de Jacques Viguier, poursuivi pour le meurtre de sa femme en 2000, les membres de sa famille ont livré jeudi leurs convictions devant la cour d'assises du Tarn. "je ne l'ai pas tuée", a déclaré le professeur de droit.
Publié le 18/03/2010
Pour les experts, Jacques Viguier "contrôle ses émotions"
Les spécialistes étaient appelés à se prononcer mercredi sur le professeur d'université, actuellement poursuivi en appel devant les assises du Tarn pour le meurtre de son épouse. L'avocat de la défense s'est insurgé des "interprétations" qui pourraient être faites de cette analyse.
Publié le 17/03/2010
Procès Viguier : le jour de l'amant
Olivier Durandet, l'amant de Suzi Viguier, disparue sans laisser de traces en 2000, va être entendu ce lundi comme témoin par la cour d'assises du Tarn, se retrouvant pour un nouveau face-à-face avec Jacques Viguier.
Publié le 15/03/2010
Jacques Viguier en difficulté
Les incohérences et les imprécisions dans ses réponses sur la disparition de sa femme, en février 2000, ont déstabilisé la défense vendredi en appel devant les assises du Tarn où le professeur de droit toulousain est jugé pour meurtre.
Publié le 12/03/2010
Viguier, coupable "évident" ? Pas pour tout le monde
Les avocats des soeurs de Suzanne Viguier ont estimé vendredi que son mari l'avait tuée dans un moment de folie avant de cacher le corps. Avis que les avocats des enfants ne partagent pas. Réquisitoire attendu dans l'après-midi.
Publié le 19/03/2010
Jacques Viguier aux jurés : "rendez-moi ma dignité"
Les jurés se sont retirés samedi matin pour délibérer au procès du professeur de droit toulousain, accusé de meurtre dans un dossier sans aveu, sans preuve ni cadavre.
Publié le 20/03/2010
Jacques Viguier acquitté du meurtre de sa femme
Le professeur de droit toulousain a été à nouveau acquitté, samedi, du meurtre de sa femme Suzanne, disparue mystérieusement le 27 février 2000, par la cour d'assises du Tarn.
Publié le 20/03/2010
"J'ai retrouvé ma liberté, ma dignité. Cette liberté est fondamentale pour moi". Acquitté ce week-end en appel à Albi du meurtre de sa femme, Susi, mystérieusement disparue il y a dix ans et dont on est sans nouvelle depuis, Jacques Viguier s'est réjoui dimanche sur RTL de ce qui marque très probablement la fin de son odyssée judiciaire. Concernant la possibilité encore ouverte d'un recours en cassation pour vice de forme, il a reconnu : "On redoute toujours qu'un recours soit fait". Au final, a-t-il avoué, "je ne serai libéré dans ma tête que dans quelques mois".
Premier pas vers ce retour à une vie "normale", le parquet général ne formera pas de pourvoi en cassation après l'acquittement de Jacques Viguier par la cour d'assises du Tarn, a indiqué dimanche le procureur général auprès de la Cour d'appel de Toulouse, Patrice Davost.
Il n'y a ni cadavre, ni aveux, ni témoin dans ce dossier où l'existence d'un crime n'est pas démontrée. L'accusation n'a jamais été en mesure de proposer un scénario des faits. Les charges sur Jacques Viguier étaient notamment basées sur le fait qu'il s'est débarrassé d'un matelas après la disparition de sa femme et a négligé de dire à la police qu'il avait retrouvé le sac à main de la disparue avec ses clefs. Sa femme, qui entretenait une liaison, avait décidé de divorcer de son mari, qui l'avait souvent trompée et elle a disparu après avoir été ramenée chez elle, une nuit, par son amant.
"Un dossier vide"
Déjà acquitté une première fois en avril 2009 par la cour d'assises de la Haute-Garonne, Jacques Viguier est revenu sur son deuxième procès dimanche : "Je pense que j'ai été acquitté parce qu'il y avait un dossier vide". Il a aussi souligné sur RTL qu'il avait été placé en mai 2000 en détention provisoire pendant neuf mois. Aussi juge-t-il "évident" de demander une compensation : "Une petite réparation matérielle me paraît normale".
Comment a-t-il vécu cette épreuve judiciaire ? Il reconnaît avoir commencé ce second procès en assises "en forme. Puis la fatigue est venue et j'ai fini le procès entre les deux", a-t-il admis. Et le professeur de droit toulousain, qui n'a jamais cessé d'enseigner, de souligner : "C'est l'amour qui a existé avec mes trois enfants qui m'a permis de vivre, de survivre, pendant ces dix ans". Pendant le procès, Jacques Viguier a été en effet soutenu par les trois enfants qu'il a eus de Suzanne, qui ont dit à la cour qu'ils jugeaient impossible que leur père ait tué leur mère. La mère de Suzanne Viguier soutenait aussi l'accusé, mais la soeur et la demi-soeur de la disparue ont au contraire dit à la cour qu'elles étaient certaines de sa culpabilité, tout comme l'ex-amant de Suzanne Viguier, Olivier Durandet.
Aujourd'hui, le professeur de droit toulousain estime qu'il ne sera totalement libéré que "quand on saura ce qu'est devenue Susi". Car c'est toujours le grand mystère de l'affaire Viguier : rien ne permet de dire ce qu'elle est devenue, ni même si elle est morte, et encore moins comment. Pour Jacques Viguier, "c'est une souffrance de vivre dans l'incertitude sur ce point". Et pour se reconstruire, il demande de la tranquillité. Il s'en est expliqué, non lors de son intervention sur RTL, mais un peu plus tard dans la journée, lors d'un point-presse éclair dans le cabinet de son avocat Jacques Levy à Toulouse : "Nous avons vécu 10 années d'horreur, je suis très heureux de ce résultat. Nous avons besoin de nous reconstruire. Nous vous demandons, mes enfants et moi, de nous laisser en paix", a-t-il réclamé dans une déclaration qui a duré environ 30 secondes.
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