Action directe : semi-liberté accordée à Cipriani

le 01 avril 2010 à 17h28 , mis à jour le 01 avril 2010 à 17h50

La cour d'appel de Paris a accordé jeudi un régime de semi-liberté à compter du 14 avril à Georges Cipriani, ex-membre d'Action directe, en prison depuis plus de 23 ans.

[Expiré] [Expiré] Georges Cipriani, ex-membre d'Action directe © AFP (archive)

A l'issue d'une semaine de délibéré, la cour d'appel de Paris a accordé jeudi un régime de semi-liberté à Georges Cipriani, a annoncé son avocat, Me Jean-Louis Chalanset. L'ex-membre d'Action directe est détenu depuis plus de 23 ans. Agé de 59 ans, il  a été condamné deux fois à la perpétuité, notamment pour les assassinats en 1987 du PDG de Renault Georges Besse et en 1985 de l'ingénieur général René Audran du ministère de la Défense. Le tribunal d'application des peines (Tap) antiterroriste avait donné son feu vert le 24 février à l'octroi de cette mesure de semi-liberté. Le parquet de Paris avait immédiatement fait appel de cette décision, mais la cour d'appel de Paris a décidé de suivre le Tap.

Plus d'infos

L'avocat a précisé que ce régime de semi-liberté entrerait en vigueur le 14 avril. Il prévoit que Georges Cipriani, détenu à Ensisheim (Haut-Rhin), puisse travailler à la Banque alimentaire de Strasbourg et apporte une aide bénévole au Secours populaire. L'ancien membre d'Action directe a en retour pour interdiction d'entrer en relation avec d'autres détenus et d'aborder publiquement les faits pour lesquels il a été condamné. Ce régime de semi-liberté à Cipriani est censé ouvrir la voie au bout d'un an à sa libération conditionnelle.

Seul Jean-Marc Rouillan reste en prison

Par la passé, Georges Cipriani s'était vu refuser par deux fois ce régime de semi-liberté. Victimes de troubles psychiatriques, il avait effectué un séjour en hôpital psychiatrique pénitentiaire pendant l'été 1993. Il avait par la suite obtenu un CAP de pâtissier et poursuivi des études supérieures.

Joëlle Aubron avait été libérée pour raisons de santé avant son décès en  2006. Les autres anciens membres d'Action directe - Nathalie Ménigon, Jean-Marc Rouillan, Max Frérot et Régis Schleicher - ont tous bénéficié de ce régime de semi-liberté. Néanmoins, Jean-Marc Rouillan est retourné en prison à Fresnes en octobre 2008 pour avoir violé les conditions de son régime de semi-liberté en évoquant dans une interview les faits pour lesquels il a été condamné.

le 01 avril 2010 à 17:28
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9 Commentaires

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  • veriteur, le 08/04/2010 à 04h03

    Intolérable, un jury populaire a décidé perpet, ça doit vouloir dire quelque chose.

  • hopsuis, le 07/04/2010 à 11h57

    Le dictionnaire devrait trouver un autre nom que justice car cela ne rime a plus rien

  • roubene, le 01/04/2010 à 20h56

    Plus rien depuis que Papon est passé à travers les mailles de la prison pour "raison de santé".

  • gg74000, le 01/04/2010 à 19h44

    Deux fois " prison à perpétuité " pour 2 assassinats. Et maintenant la liberté après 23 ans. Que veut dire " perpétuité " à l'heure actuelle ??

  • francis33, le 01/04/2010 à 19h35

    ^cette personne aurai dû finir ses jour en prison , comme tous les autres action direct. il y a des choses que l'on n'oublies jamais

  • gillou955, le 01/04/2010 à 19h14

    Je dirai pauvre justice !!!

  • lorgnete, le 01/04/2010 à 18h47

    Pas de rémission pour les tués .

  • armen59, le 01/04/2010 à 18h25

    Honte à la FRANCE pour cette remise en liberté.

  • pumaeleven, le 01/04/2010 à 18h00

    Et oui, c'est vrai que la perpétuité ne veut plus rien dire de nos jours. Sauf par contre, pour les familles des victimes pour qui la douleur sera perpétuelle. Pauvre France

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